30 mai 2011

[Review] "Brink", le test PS3

« Brink » est un FPS multi-joueurs qui vous plonge dans un monde post apocalyptique (post dévastation climatique devrais je dire). Vous êtes sur l'Ark, un archipel artificiel accueillant des milliers de réfugiés climatiques qui ont fui la montée des eaux ayant submergé les zones habitables. Deux choix s’offrent à vous, soit vous incarnerez un représentant des autorités, soit un révolutionnaire bien décidé à renverser le pouvoir en place. Quatre classes (seulement…) de personnage sont disponibles pour vous permettre de réaliser les différents objectifs proposés.

Voilà en substance ce que « Brink » vous réserve. Pour le reste, si sur le papier les choses paraissaient plutôt alléchantes, une fois dans le jeu il y a de quoi être quelque peu déçu, il faut bien l’avouer. Tout d’abord graphiquement le titre de Bethesda montre rapidement ses limites, avec des décors sobres et d’une banalité affligeante, un aliasing omniprésent ainsi que des animations minimalistes. Au registre des points positifs par contre, le jeu offre un véritable univers, aves des personnages stylés et charismatiques, loin d’être stéréotypés comme dans la plupart des FPS traditionnels.



Dans un contexte plutôt tendu donc, seule la loi du plus fort (et du mieux armé…) sera ici de mise, vous tenterez de remplir les différents objectifs qui vous seront assignés. Une fois au cœur de l’action, vous serez fréquemment – pour ne pas dire quasi toujours – confronté à des affrontements de proximité en milieu confiné, rendant le tout assez chaotique et franchement bourrin. Cela plaira à certains mais à coup sur en agacera d’autres, qui espéraient peut-être pouvoir prendre un peu de recul et gérer les tentions avec finesse et diplomatie. Oubliez, ce sera bel et bien tout le contraire. Par contre, autre point positif, le jeu offre une vraie dynamique lors des affrontements, et de ce point de vue là, on est assez conquis, reconnaissons-le. Un petit conseil tout de même, n’activez pas le « friendly fire », vous risqueriez de ne plus avoir beaucoup d’amis sur le PSN après ça… C’est juste un conseil (d’ami… lol).

Au chapitre des déceptions, on peut également signaler le manque de diversité dont le jeu fait preuve, car avec seulement 8 maps (et autant d’environnements), pas des plus vastes qui plus est, la diversité n’est pas vraiment la première richesse de « Brink ». Pour ce qui est de la durée de vie, on compte quelques défis annexes pour prolonger l’expérience, mais encore une fois, pas de quoi casser 2 pattes à un canard (cette expression est vraiment étrange… bref). Bonne nouvelle cela dit, l’éditeur nous annonce de prochains DLC qui viendront, espérons-le, étoffer tout ça. Coté scénario, « Brink » ne remportera certainement pas l’Oscar de l’année, mais tient malgré tout la route. Les cinématiques de liaisons sont plutôt immersives, et on soulignera la présence d’un doublage FR (discutables cela dit par moments). Enfin, l’ambiance sonore nous immerge assez efficacement dans l’action. N’hésitez bien sur pas à activer votre Home Cinéma, vous ne le regretterez pas (le 5.1, y a que ça de vrai !).

Sans parler de grande déception, il faut malgré tout bien reconnaître que « Brink » ne se montre pas tout à fait à la hauteur des attentes que l’on avait mis en lui. Proposant néanmoins un univers singulier et des personnages plutôt charismatiques, on se prendra facilement au jeu de l’insurrection (ou du respect de l’ordre). Mais son manque de véritable originalité, ainsi que son aspect graphique plutôt pauvre, sans parler de son contenu étriqué, n’en feront assurément pas un incontournable du FPS multi-joueurs.

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