[Review] "Resistance: Burning Skies", le test PS Vita

Vous incarner un pompier envoyé sur un incendie apparemment banal, et qui va devenir malgré lui le sauveur d'une ville infestée par les Chimères...

[Review] "Dirt Showdown", le test PS3

C'est vers le "destruction derby" que la série Dirt de Codemasters s'égare, en proposant aux joueurs de se défouler dans des arènes semis fermées, dans lesquelles tout les coups sont permis.

[Review] "Mario Tennis Open", le test 3DS

Retrouvez Mario et tous ses amis dans un nouvel épisode de la saga Mario Tennis, pour la première fois en 3D grâce aux fonctionnalités de la console portable 3DS de Nintendo.

[Review] "Sherlock Holmes 2 - Jeux d'ombres", le test Blu-ray

Personne ne voit le lien entre plusieurs terribles événements se déroulant aux quatre coins du globe, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la patte maléfique du sinistre Moriarty...

[Review] "Millénium: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (The Girl with the Dragon Tatoo)", le test Blu-ray

Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède pour enquêter sur la disparition de sa nièce survenue des années auparavant...

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31 mai 2012

[Review] "Resistance: Burning Skies", le test PS VITA

RESISTANCE: BURNING SKIES | SCEE
Sortie le 1er juin 2012 sur PS VITA -- Test effectué à partir d'une version review (dématérialisée).

Faisant partie des licences phares appartenant au catalogue exclusif à la marque Playstation, il était évident que l'éditeur n'allait pas manquer de nous livrer tôt ou tard un opus estampillé "Resistance" sur sa nouvelle portable tactile. L'attente n'aura pas été bien longue... Très attendu par les fans de la saga mais aussi par tous les joueurs PS VITA en manque de sensations et de titres dignes de ce nom sur leur console portable récemment acquise, "Resistance: Burning Skies" est également le premier FPS à voir le jour sur VITA. Alors que vaut ce premier vrai First Person Shooter sur Playstation Vita? Simple opus commercial ou épisode à part entière? Sony nous a fait parvenir un review code la semaine dernière (avec embargo press jusqu'au 29/05) pour justement vous livrer notre avis à ce sujet.

Classique dans son contenu, vous aurez ici le choix entre un "Solo" et un "Multijoueurs", pour lequel un "online pass" sera bien évidement requis (inclus directement avec la version dématérialisée du jeu). Il est encore pour l'instant assez difficile d'évaluer les parties en ligne, puisque seuls la presse peut actuellement se connecter aux serveurs dédiés chez Sony. Cela semble néanmoins prometteur, avec la possibilité de participer à des parties à 4, ou de 6 à 8 joueurs, par équipe ou chacun pour soi, suivant un système manifestement aléatoire basé ensuite sur les votes des joueurs présents dans le salon. Trois profils de joueurs sont disponibles, avec bien sur un armement distinct, mais la possibilité de customiser son équipement par la suite. Un principe de level est évidement de mise, évoluant suivant vos résultats. Enfin, les temps d'attentes seront certainement très raisonnables lors du lancement de la version commerciale, mais en ce qui me concerne j'ai du attendre de très longues minutes pour pouvoir accéder à une partie en ligne, faute de public présent lors de mes séances de test.

Un premier opus PS VITA sans grande prise de risque, se contentant du minimum en termes de contenu et de design.

Le mode solo se veut quant à lui résolument classique, avec assez peu de nouveauté à signaler. On retrouve ici tous les éléments faisant de Resistance une bonne licence et ayant su séduire son public au fil des épisodes. Un armement conséquent, des ennemis familiers (et pas très futés...), des boss gigantesques, une difficulté parfaitement calibrée (avec quelques passages bien corsés), et une durée de vie somme toute honorable, avec peu de niveaux mais tous suffisamment longs et relativement variés, que vous pourrez choisir de refaire par la suite indépendamment (3 niveaux de difficulté). Chaque arme est upgradable mais comme à chaque fois, ne gaspillez pas vos munitions car ces dernières se feront souvent rares (pour les meilleures armes surtout...).


Coté réalisation, on se trouve ici face à un jeu qui n'exploite clairement pas 100% des capacités de la PS VITA (Uncharted, WipEout et même Virtua Tennis m'avaient davantage impressionné) mais qui propose néanmoins un rendu visuel soigné et globalement séduisant, bien que les textures soient relativement simples et les décors plutôt vides, il faut bien l'avouer. Les séquences animés servant à lier les chapitres les uns aux autres sont par contre assez moches, avec de gros amas de pixels vraiment disgracieux. Une compression visible sur ces séquences, pour une économie de place probablement, mais qui au final enlaidit l'ensemble malheureusement. L'ambiance sonore est par contre exemplaire, de ce coté là il n'y a rien à dire. Pour ce qui est de la prise en main, chaque nouvelle arme ou fonctionnalité vous est présenté via une courte séquence vidéo, et les fonctions tactiles de la console simplifient l'utilisation des armes secondaires, comme le bouclier ou les grenades par exemple, pour lesquelles il suffit de toucher l'écran et de diriger votre doigt vers l'endroit où vous voulez envoyer votre projectile. Le pavé tactile arrière sert quant à lui à courir, mais la touche "bas" de la croix directionnelle se révèle au final plus aisée pour réaliser cette action.

Un dernier mot enfin sur le scénario, qui vous plonge dans la peau d'un pompier envoyé sur un incendie apparemment banal, et qui va devenir malgré lui -- motivé par l'idée de retrouver ses proches -- le sauveur d'une ville infestée par les Chimères... Rien de bien original donc, tout étant, vous l'aurez compris, avant tout prétexte à dégommer des aliens. Sachez enfin que la liste des trophées semble ne rien comporter d'impossible au premier regard. Les trophy addicts devraient donc y trouver leur compte.

On retiendra un épisode singulier mais néanmoins fidèle à ses prédécesseurs, faisant peu de concessions, et exploitant judicieusement les fonctionnalités tactiles de la PS VITA. Le multijoueur assure quant à lui une prolongation significative de la durée de vie, avec un module online simple mais parfaitement adapté (sur console portable).

On regrettera par contre une durée de vie en solo un peu légère, des innovations (mise à part le coté tactile) quasiment absentes, des cinématiques de liaisons entre les chapitres peu esthétiques (fortement pixelisées), un scénario sans saveur, et des graphismes trop basiques pour flatter notre rétine.

Verdict: 7/10

30 mai 2012

[Review] "Dirt Showdown", le test PS3

DIRT SHOWDOWN | Codemasters
Sortie le 25 mai 2012 sur PS3, 360 et PC -- Test effectué à partir d'une version review.

La série "Dirt" semble manifestement vouloir se différencier et sortir, le temps d'un titre tout du moins, hors des sentiers poussiéreux (ou enneigés) de ses habituelles courses de rallie (mettant également - et heureusement - le drift découvert en bonus dans Dirt3 de coté). C'est vers le "destruction derby" que la série s'égare donc, en proposant aux joueurs de se défouler sur des "8", des ovales, ou des arènes semis fermées, dans lesquels tout les coups sont permis. Une seule règle: faire le plus de dégâts à vos adversaires et mettre leurs véhicules en pièces avant qu'ils ne réduisent le votre en épave. Différentes catégories sont évidement proposées et la diversité des courses permets d'éviter, au départ tout du moins, un sentiment de lassitude en enchainant les épreuves.

Le principe d'évolution est strictement identique ici à celui que l'on a rencontré dans les épisodes Dirt dits "classiques", précédemment croisés sur consoles et PC, avec des courses et des défis que vous devez enchainer jusqu'à comptabiliser suffisamment de victoires pour accéder à la course suivante, avec en point de mire l’événement ultime, la finale. Ici les classements en course ne sont pas forcément tributaires d'un drapeau à damier ou d'une ligne d'arrivée à franchir, mais davantage d'un nombre de points à totaliser. Il suffit en effet d'en avoir plus que vos adversaires pour remporter la course.

Un excellent défouloir, mais qui sonne davantage comme un "add-on" à Dirt3 plutôt qu'un jeu à part entière.

Vous avez à votre disposition de nombreux véhicules, que vous pouvez tous améliorer en dépensant vos crédits attribués suivant votre place sur le podium. Vous gagnerez également des véhicules en remportant certaines courses. Voitures blindées, légères, camions etc... tous les styles sont présents.


Enfin, et non des moindre, techniquement le jeu tient parfaitement la route (sans vouloir faire de mauvais jeux de mots). Une chose est sure, Codemasters n'a pas bâclé sa copie, même si on a tout de même (je parle en mon nom ici) un peu le sentiment d'être plutôt face à un add-on de Dirt3 que face à un nouveau jeu à part entière. C'est beau, certes, mais on a aussi très rapidement le sentiment de tourner un peu en rond (là aussi, sans mauvais jeu de mots...). Coté ambiance le jeu assure comme d'habitude, même si tout cela sonne un peu trop convenu à mon goût, avec des commentaires formatés, et des arènes finalement fort vides.

On retiendra tout d'abord un jeu extrêmement défoulant, simple d'accès et sans prise de tête, qui nous permet d'être directement dans l'ambiance. On peut également souligner un style visuel soigné et agréable, ainsi que pas mal de modes de jeu à disposition, en solo comme un multijoueurs (online pass requis).

On regrettera par contre un concept décliné à toutes les sauces et qui, au final, donne un énorme sentiment de répétition et donc de manque d'originalité sur la durée. On aurait aussi apprécié plus de punch dans les commentaires durant les parties, trop convenus à mon sens.

Verdict: 7/10

25 mai 2012

[Review] "Mario Tennis Open", le test 3DS

Mario Tennis Open | Nintendo
Sortie le 25 mai 2012 sur 3DS -- Test effectué à partir d'une version commerciale.

Ayant fait l'impasse sur la DS (la dernière version portable était sortie sur GameBoy Advance), c'est finalement sur 3DS que nous reviennent Mario et ses amis pour de nouveaux affrontements raquette à la main. Les retrouvailles auront donc lieu sur les courts de Mario Tennis Open, qui laisse derrière lui la plupart des "innovations" entraperçues sur Wii, pour revenir davantage à la source d'un gameplay se voulant avant tout accessible et fun.

Si d'apparence on pourrait se dire que Mario Tennis Open est un "simple" jeu de tennis arcade, ceux qui pensent ça n'ont certainement jamais essayé un titre de la franchise auparavant. Même s'il est vrai que de précédents opus offraient un challenge plus long et et une vraie mise en scène du mode solo, Mario Tennis Open ne fait néanmoins aucune concession sur sa prise en main, qui se veut résolument réaliste, malgré la présence de coups très fantaisistes, je vous l'accorde. Vous devrez donc ici, comme dans n'importe quel jeu de tennis digne de ce nom, construire vos points, opter pour des coups frappés à plat, liftés, slicés, lob ou amortie, tout en gérant vos déplacements bien sur. A cela s'ajoute les effets que vous pouvez mettre dans la balle, effets que vos adversaires CPU maitrisent, à mon sens, un peu trop bien... Une "aide" est cela dit présente, vous indiquant par un cercle de couleur apparaissant au sol quel coup est -- d'après la console -- le plus approprié. Libre à vous de suivre ce conseil ou non. L'écran tactile de la console (voir image plus bas) vous propose divers raccourcis afin de réaliser certains coups plus facilement, mais dans les faits il est assez difficile d'en profiter, la position des mains n'étant pas toujours idéal. Enfin, des coups spéciaux son possible, envoyant alors de vrais boulets de canon, mettant directement votre adversaire en difficulté. Pour ce faire, le timing et la préparation doivent être parfaits.

En solo ou à plusieurs (local ou en ligne), le plaisir de jeu est bien réel, et on en redemande.

Coté modes de jeu, Mario Tennis Open se montre relativement traditionnel, avec tout d'abord un chapitre "apprentissage", par lequel vous devrez obligatoirement passer avant d'entrer dans le vif du sujet. Élémentaire, ce dernier vous apprend juste les bases. Le reste se fera sur le terrain (au sens propre...). Vous pouvez ensuite choisir entre "Solo", "Local" ou "En ligne". Je reviendrai sur ces deux derniers dans le paragraphe suivant. En solo, vous accédez aux tournois (en simple ou en double). Quatre premiers challenges à la difficulté progressive vous attendent, suivis de 4 autres -- en 'Coupe Étoile' -- accessibles une fois les 4 premiers bouclés avec un personnage. Seul ce personnage pourra alors accéder aux 4 tournois "étoile". Il vous faudra donc terminer tous les matchs en solo avec tous les personnages pour les avoir tous au niveau "étoile" (ou comment gonfler artificiellement la durée de vie d'un jeu...). A chacune de vos victoires vous débloquerez divers accessoires que vous pourrez ensuite acheter dans la boutique puis équiper sur votre Mii. Vous pourrez alors fanfaronner auprès de vos amis en ligne en affichant votre plus belle tenue (chaque élément -- raquette, poignées, chaussures, vêtements -- est modifiable). Pour gagner des pièces, qui vous permettent d'acheter des objets dans la boutique, vous devrez passer par les mini jeux. Seulement 4 sont ici proposés malheureusement. Chacun vous offre un challenge évolutif, avec des conditions à remplir pour avoir accès au niveau suivant. Une fois la médaille d'or décrochée, vous débloquerez un personnage caché. Celui avec les anneaux est assez simple, pour les 3 autres il faudra s'accrocher un peu plus... Mention spéciale au mini jeu "Super Mario Bros.", qui comme vous pouvez le voir sur l'image juste en dessous, vous fait parcourir les niveaux du jeu Mario Bros. original en vous servant de votre balle pour progresser et engranger un maximum de points. Un mode "Match Exhibition" est également présent, dans lequel vous choisissez votre personnage, votre adversaire et le terrain.



Mais Mario Tennis Open ce n'est pas qu'un jeu solo, heureusement. Vous pourrez, et ce avec une seule cartouche grâce à la fonction de partage, partager le court avec un ami et vous affronter en match exhibition (2 Nintendo 3DS sont bien sur nécessaires, une pour chaque joueur), et grâce à la fonction Nintendo Network vous pourrez aussi affronter des joueurs du monde entier via votre connexion internet wi-fi.

Enfin, sachez que Mario Tennis Open vous permet soit de jouer de façon traditionnelle (en appuyant sur les touches comme dans n'importe quel autre jeu de tennis et en utilisant le circle pad pour se déplacer) ou bien via la fonction gyroscopique de la console + l'écran tactile. Mais ne vous attendez pas à gameplay révolutionné, les choses étant franchement là peu évidentes à maitriser, je trouve, préférant nettement les commandes traditionnelles. Reste pour terminer à vous parler de la 3D, qui n'est pas vraiment impressionnante et qui se révèle de plus assez souvent gênante car il est presque impossible de rester toujours immobile en face de écran, et donc ce dernier devient régulièrement flou (un souci récurant sur 3DS). Vous aurez donc vite fait de désactiver cette option à mon avis.

Je ne peux vous quitter sans vous rappeler que Mario Tennis Open n'a pas encore révélé tous ses secrets, comme des Yoshi de toutes les couleurs (pour savoir comment débloquer le blanc, suivez ce lien [Des Yoshi des toutes les couleurs dans Mario Tennis Open]), et des costumes inédits, tout cela via des QR codes exclusifs que Nintendo divulguera dans les prochaines semaines. Restez donc à l'affut!

On retiendra une durée de vie très honnête, grâce entre autres à des options multi joueurs addictives et des mini jeux amusants, de vraies sensations, un panel de personnages jouables complet, la possibilité d'incarner son Mii et de le customiser, un rendu visuel agréable.

On regrettera par contre le manque de diversité avec seulement 4+4 tournois et 4 mini jeux, une difficulté parfois mal dosée (une demi finale en 3 sets peut-être bien plus accrochée qu'une finale en 5), une 3D inutile et même souvent gênante, les fonctions "tactile" et "gyroscopique" sans intérêt.

Verdict: 8/10

11 mai 2012

[Review] "Mortal Kombat", le test PS VITA

Mortal Kombat | Warner Bros. Games
Sortie le 4 mai 2012 sur PS VITA (déjà disponible sur PS3 et 360) -- Test effectué à partir d'une version commerciale.

Après une copie Playstation 3 (et Xbox 360) d'excellente facture sortie en 2011, la licence légendaire -- synonyme de gore et de violence extrême sur console depuis deux décennies déjà -- fait aujourd'hui son atterrissage sur la nouvelle portable tactile de Sony, la Playstation VITA. Au programme bien sur tous les éléments ayant su marquer au fer rouge le retour de la célèbre franchise, accompagnés pour l'occasion de quelques extras, dont la présence ici de tous les DLC additionnels (payant sur les consoles de salon) directement inclus. On note également, et c'est une très bonne chose, que le personnage exclusif à la PS3, Kratos de "God of War", est lui aussi inclus. Que des bonnes nouvelles donc, me direz-vous? Et bien, oui et non... car si la quantité est bien en rendez-vous, c'est indéniable, du coté de la qualité il y a là par contre certaines choses à redire...

En manque crucial de sorties et surtout de titres capables d'attirer à elle de nouveaux joueurs, la PS VITA ne peut que se réjouir de l'arrivée dans sa ludothèque de cette adaptation de l'un des meilleurs jeu de baston paru l'an dernier sur les consoles de salon HD. Mais après avoir joué des heures sur PS3, cette version VITA fait véritablement pâle figure esthétiquement parlant... En effet, les graphismes semblent avoir été simplifiés au maximum, les animations (déjà pas véritablement brillantes sur PS3 et 360...) hachées à la tronçonneuse, et que dire des effets, ou encore des finish moves (fatality), vraiment très laids. Heureusement, le jeu livre d'autres atouts, qui font au final pencher la balance du bon coté.

Une adaptation PS VITA généreuse, mais faiblarde coté technique.

La richesse du contenu ne s'arrête pas uniquement à l'impressionnante palette de personnages présents. On peut également se réjouir d'un contenu particulièrement riche, avec tout d'abord l'ensemble des modes de jeu que l'on retrouve sur les consoles HD de salon, à quoi viennent s'ajouter de nouvelles options et de nombreux défis inédits. Ces derniers exploitent d'ailleurs généreusement les fonctions tactiles et "détection de mouvement" de la console. Le mode Histoire est lui aussi présent, identique, ainsi que toutes les cinématiques bien kitches illustrant le scénario du jeu (la transition entre cinématique et phase "in game" est d'ailleurs particulièrement notable..., visuellement bien sur mais aussi coté bande son, avec des dialogues passant du français à l'anglais en début de combat). Un scénario digne d'une série Z, personne ne viendra me contredire à ce sujet j'en suis sur. Et tout comme sur PS3, une liste de trophées viendra bien sur agrémenter votre chalenge, avec pour l'occasion quelques nouveautés, liées entre autres aux fonctions spécifiques de la PS VITA.


Coté prise en main, les choses sont globalement semblables à ce que l'on avait pu apprivoiser sur Playstation 3, à une différence prêt, et non négligeable, l'écran se trouve maintenant au centre de la manette, et cela complique quelque peu les choses. Le stick directionnel "L" ne pose aucun problème (même si personnellement j'opte d'avantage pour les touches directionnelles, plus précises lors des enchainements), mais le "R", servant au "tag" et donc à appeler votre deuxième personnage, est lui particulièrement mal placé et même très gênant pour effectuer certaines actions spéciales ou combinaisons de touches. Plusieurs d'entre elles réclament par exemple d'appuyer en même temps (durant un combo bien sur...) sur "croix" ou carré" + le stick directionnel "R". Comment y arriver à une seule main? Comment même y parvenir sans devoir lâcher la console? Rien que boucler le mode "Entrainement" fut un cauchemar (et je ne vous raconte pas quand l'adversaire en plus vous attaque...). Les touches sont heureusement configurables, mais malgré ça j'avoue ne pas encore avoir trouvé la bonne combinaison, et donc faire l'impasse sur certains enchainements liés au "tag".

On retiendra une durée de vie énorme, des modes de jeu nombreux (dont certains inédits mettant en avant les fonctions propres de la console), tous les personnages de la version PS3 (Kratos et DLC y compris), sans oublier un multi-joueurs bien conçu et addictif. On regrettera par contre des graphismes particulièrement laids et indignes de la VITA (il suffit d'aller refaire un tour dans Uncharted Golden Abyss ou WipEout pour s'en persuader), ainsi qu'une prise en main parfois délicate sur certains enchainements, due surtout à quelques combinaisons de touches mal pensées.

Verdict: 7.5/10

3 mai 2012

[Review] "Prototype 2", le test PS3

Prototype 2 | Activision
Sortie le 24 avril 2012 sur PS3, X-box 360, et PC -- Test effectué à partir d'une version review.

Dans "Prototype 2" vous incarnez James Heller, un soldat bien décidé de se venger de la mort de sa femme et de sa fille, contaminées par le terrible virus Mercer, du nom de celui étant à l'origine de la propagation virale. New-york est aujourd'hui à nouveau sous la menace d'une épidémie dévastatrice, ne laissant pas la moindre chance à celui ou celle qui serait contaminé. James Heller, lui-même infecté, semble pourtant immunisé contre cette menace, et grâce à l'intervention d'Alex Mercer, qui lui révèle la vérité sur les origines du virus, il dispose à présent de pouvoirs dévastateurs, qui vont lui permettre de se frayer un chemin dans les rues infestées de Manhattan, devenues un vaste champs de batail.

Voici en substance ce qui vous attend dans cette suite du premier "Prototype". Ne vous inquiétez pas si vous n'avez pas joué au premier, une vidéo (en français) vous résumera les événements que vous avez manqué. Vous ne serez donc plus au contrôle d'Alex Mercer cette fois, mais bien d'un nouveau venu: James Heller. Si le principe reste globalement le même (pouvoir ultra dévastateurs, sauts de malade, escalader les immeubles etc...), on a tout de même l'impression que les développeurs ont quelque peu affiner le scénario, même si d'inévitables répétitions et autres longueurs restent présentes. Je ne vous en dirai d'ailleurs pas d'avantage sur le déroulement de l'histoire, afin de ne pas gâcher le plaisir de la découverte (même si rien de bien fracassant n'est à signaler, l'ensemble étant plutôt convenu).

Un plaisir de jeu réel et des pouvoirs jouissifs.

Ce qui fait avant toute chose la force de "Prototype 2", c'est le redoutable panel de pouvoir dont dispose James Heller. Outre le fait de pouvoir prendre l'apparence de n'importe quelle personne croisée sur sa route (l'assimilation de personnes étant aussi votre moyen de regagner de la vie), vous pourrez à coté de ça activer diverses mutations, afin de faire face à tous les obstacles qui se dresseront sur votre route. La très grande majorité des éléments de décors présents dans Prototype 2 sont ici destructibles, ce qui confère au joueur un réel sentiment de puissance, jouissif. En les améliorant, votre niveau de "destructibilité" en fera de même. Sachez aussi que plusieurs niveau de difficulté sont ici proposés, afin de garantir à tous un défoulement total.


Graphiquement, on a là par contre le sentiment que les choses n'ont pas vraiment évolué depuis "Prototype" premier du nom. Sans véritablement être laid (on ne peut pas dire ça), "Prototype 2" propose cela dit un niveau graphique assez rudimentaire, loin derrière les ténors visuels que l'on connait sur PS3. Pour ceux ayant joué à "inFamous 2" par exemple, "Prototype 2" est clairement en dessous à mon sens. Un des points positifs par contre, c'est que Manhattan est globalement bien rendu, et on retrouve certains bâtiment emblématiques de la grosse pomme, comme l'Empire State Building, entre autres (un trophée vous attend si vous parvenez à atteindre son sommet), mais la distance d'affiche est par contre quant à elle assez limitée malheureusement.

Pour ce qui est de l'ambiance sonore, les chose sont ici au poil, avec un doublage FR soigné et des dialogues sensés (même si les choses se répètent un peu trop à mon goût...). La bande son est quant à elle appropriée, bien qu'assez discrète finalement. Les effets sonores et bruitages ajoutent de leur coté un joli relief à l'ensemble. Une immersion convaincante donc.

On retiendra un vrai plaisir de jeu, jubilatoire grâce à des pouvoirs avant tout défoulant et à la variété d'action possible, ainsi qu'une ambiance générale soignée. On regrettera par contre le manque de nouveauté par rapport à l'opus précédent, une durée de vie relativement courte (comptez 15 heures maxi pour en faire le tour), une évolution graphique minime, et une répétition lassante sur la durée.

Verdict: 7/10

13 avr. 2012

[Review] "Rhythm Thief et les mystères de Paris", le test 3DS

Rhythm Thief et les mystères de Paris | Sega
Sortie le 6 avril 2012 sur 3DS -- Test effectué à partir d'une version commerciale.

Dans un paysage vidéo-ludique en manque évident d'originalité depuis un certain temps, Sega nous propose de découvrir l'histoire d'un petit voleur parisien au travers d'un concept assez novateur.

Pour résumer au plus juste ce qu'est "Rhythm Thief et les mystères de Paris", imaginez vous un Professeur Layton dans lequel les énigmes auraient été remplacées par des séquences où le rythme et votre dextérité deviennent la clef de votre succès. Le gameplay de "Rhythm Thief et les mystères de Paris" est assez élémentaire. Il faut toucher l'écran au bon moment pour permettre à votre personnage de faire les bons mouvements. Par exemple, notre héros se retrouve sur scènes et se met à danser (Paris foisonne de dancefloor semble-t-il...). C'est alors que vous allez devoir, avec le stylet, reproduire les mouvements du personnage. Tracer un trait vers le haut, le bas, la gauche, la droite, ou un cercle sur l'écran tactile, en suivant les instructions qui s'affichent à l'écran. A d'autres moments il vous faudra reproduire une séquence musicale, par exemple, pour ouvrir une porte, ou encore donner la bonne pose à votre personnage au bon moment, pour échapper à la surveillance des gardes au Louvre, etc... Cela change des énigmes tirées par les cheveux de notre ami Layton.

Un Professeur Layton où des séquences rythmiques remplacent les énigmes.

La comparaison avec notre professeur britannique ne s'arrête pas là, puisque vous pouvez ici aussi collecter des pièces (cachées) en tapotant votre écran ou bien encore décrocher divers secrets ou mélodies/sons à collectionner, le tout dans une ambiance visuelle très cartoon et intégralement doublé en français (certains passages sont uniquement du texte). Mention également toute particulière pour la 3D (Nintendo 3DS oblige...), très agréable ici même si elle n'apporte rien de plus au jeu en lui même. N’empêche que visuellement, c'est plus beau en 3D qu'en 2D, sachez-le.

Cliquez sur les images pour les afficher en grand format.

L'histoire débute par le vol du tombeau de Napoléon, puis nous montre le retour à la vie du célébré empereur Bonaparte... Pour ne pas gâcher votre plaisir de la découverte -- surtout que le scénario est ici relativement accrocheur et bien construit --, je ne vous en dirai pas davantage. Sachez juste que notre petit voleur ayant le rythme dans la peau, devra évidement jouer un rôle essentiel dans ce mystère...

Des missions annexes, comme collecter des sons pour un vendeur d'instruments par exemple, sont également incluses, et vous pourrez à tous moments rejouer les séquences déjà terminées afin d'y décrocher un meilleur score. Ce qui est loin d'être évident parfois, vu la prise en main assez imprécise. Il est en effet fréquent de faire le bon mouvement avec le stylet et de ne pourtant pas voir votre "touché" validé. Ce qui est plus qu’agaçant à très court terme. Les sauvegardes n'étant pas ici automatiques, pensez donc à passer régulièrement par le menu pour sauvegarder.

On retiendra un concept accrocheur et innovant, un aspect visuel impeccable, un doublage soigné, et des mélodies sympas (loin d'être niaises et ridicules). On regrettera par contre la trop forte ressemblance avec un certain Professeur Layton, une prise en main imprécise parfois, une trop grande répétitivité, et une durée de vie, au final, assez courte.

Verdict: 7/10

11 avr. 2012

[Review] "Devil May Cry HD Collection", le test PS3

Devil May Cry HD Collection | Capcom
Sortie le 3 avril 2012 sur PS3 et 360 -- Test effectué à partir d'une version review.

En attendant un hypothétique renouveau de la saga Devil May Cry fin 2012 (les fans trépignent d'impatience face aux annonces et trailers de DMC -- C'est clair qu'on a hâte d'y être!), Capcom nous livre une jolie compilation rassemblant les 3 épisodes parus sur Playstation 2: Devil May Cry, Devil May Cry 2 et Devil May Cry 3. Ces trois aventures mettant en lumière Dante, chasseur d'âme, ont pour l'occasion subis un petit lifting HD, pour arriver jusqu'à nous dans leur plus belle robe. Oubliez les formats 4/3 obsolètes, les ralentissements dus à un 50Hz honteux, ou encore un ensemble pixelisé et moche, "Devil May Cry HD Collection" redonne toute sa splendeur à cette saga culte et nous livre ces 3 épisodes -- deux d’entre eux tout du moins -- comme nous n'aurions jamais osé les imaginer renaitre de leurs cendres.

Pour ceux qui ignoreraient encore ce qu'est "Devil May Cry", il s'agit d'un beat'em all dans lequel vous devez dégommer un maximum de démons afin d'obtenir les meilleur score possible en fin de niveau. Combos, enchainements, coups puissants et spéciaux sont évidement de la partie, pour vous aider à remplir votre tâche. DMC est donc avant tout un jeu taillé pour les gamers amateur de scoring, mais pas seulement. On peut également parcourir chacun des 3 épisodes pour le plaisir du scénario, certes pas très évolué, mais néanmoins accrocheur, avec des séquences tantôt d'anthologie (face à certains boss par exemple), tantôt drôles. On ne devient pas une légende du jeu vidéo sans raison...

Une HD Collection qui impressionne, surtout pour DMC et DMC3.

Si les compilations de titres légendaires sur Playstation2 se multiplient ces derniers temps sur PS3 et 360, certaines réussissent mieux que d'autres leur atterrissage en HD, il faut bien l'avouer. N'ayez aucune crainte fans de Dante, la "Devil May Cry HD Collection" fait partie de celle ayant atterri sans problème. On est d'ailleurs impressionné par le rendu de DMC et DMC3, bluffant par moments. Les cinématique d'époque font par contre un peu pitié, ces dernières n'ayant de toute évidence subi aucun lifting et font donc un peu mal aux yeux, n'ayons pas peur de le dire. Pour DMC2 on ne peut s’empêcher par contre d'être un peu déçu... le résultat se montrant moins probant (mais cet épisode étant le moins intéressant des 3, ce n'est pas tant que ça une mauvaise nouvelle donc).


Comme je vous le disais un peu plus haut, c'est clairement le premier et le troisième opus qui s'imposent comme des aventures de légende, le second étant nettement à part et moins intéressant que les deux autres. Pour ceux n'ayant encore jamais parcouru ces 3 titres, ne bouder pas votre plaisir et laisser vous tenter par cette compilation, vous ne le regretterez pas.

Coté technique, "Devil May Cry HD Collection" propose donc un visuel HD séduisant et probant, et l’ambiance sonore gothique-rock est quant à elle toujours au top (certains thèmes résonnent encore comme si on les avait entendu hier... inoubliables). La maniabilité reste d'actualité, même si elle évolue d'un épisode à l'autre. Comptez entre 30 et 40 heures, pas moins, pour boucler ces trois aventures. Vous pouvez au moins rajouter une dizaine d'heures supplémentaire si vous choisissez de partir en chasse de tous les trésors et orbes cachés, sans parler des 3 trophées platine bien évidement.

On retiendra la renaissance de 3 grands jeux en HD et en 16/9, une réalisation impeccable, une durée de vie parfaite, une prise en main toujours aussi efficace et jouissive, et la présence de quelques extras. On regrettera par contre des cinématiques vraiment moches, le manque d'égalité entre les 3 jeux (DMC2 étant moins probant en HD que les 2 autres), et l'absence de véritables nouveautés.

Verdict: 8/10

10 avr. 2012

[Review] "Ridge Racer Unbounded", le test PS3

Ridge Racer Unbounded | Namco Bandai
Sortie le 30 mars 2012 sur PS3, 360 et PC -- Test effectué à partir d'une version review.

Après des années de courses délirantes et de dérapages insensés sur rails -- dont franchement nous avions fait le tour depuis longtemps --, la série Ridge Racer semble avoir pris une nouvelle direction avec cette opus baptisé "Unbounded", qui pourrait bien signer le renouveau d'une des légendes du jeu de course arcade sur console. Ridge Racer Unbounded ce n'est d'ailleurs plus tout à fait Ridge Racer... On se situe ici en effet davantage dans un mixe (plutôt intéressant d'ailleurs) de ce qui se fait de plus arcade actuellement : "Need For Speed The Run", "Split Second" ou encore "BurnOut", voilà trois références qui me semblent correspondre assez bien à ce que "Ridge Racer Unbounded" propose coté gameplay.

Le principe ici est assez simple, vous devez tout faire pour terminer parmi les trois premiers d'une course où tout est permis. Pour y parvenir, vous aurez bien sur de nombreux bolides à votre disposition, qui se débloqueront au fur et à mesure de votre progression, ou via des DLC présents et futurs (l'Edition Limitée propose entre autres 3 véhicules inédits). Ridge Racer Unbounded c'est également un système de boost qui se remplit en faisant des dérapages, en profitant de l'aspiration derrière vos adversaires, ou en réalisant certaines figures/sauts spécifiques, et qui vous permettra de distancer vos adversaires ou, mieux encore, de les éliminer en les envoyant dans le décor. Cette "energy boost" servira aussi à emprunter certains raccourcis (après en avoir libérer le passage) et à détruire de nombreux éléments jalonnant votre parcours. Un atout qu'il vous faudra maitriser impérativement si vous souhaitez accomplir des miracles dans ce jeu.

A vous le pouvoir de la création!

Une des nombreuses facettes de "Ridge Racer Unbounded" c'est la présence d'un copieux éditeur de circuits intégré. Choisissez votre style, votre décors, vos éléments destructibles et leurs emplacements, la longueur et la forme du tracé, l'emplacement de la ligne d'arrivée (et de départ), bref, tout est ici possible, ou presque. Vous pouvez ensuite bien entendu tester votre œuvre, avant de la partager sur le net et d'y affronter vos rivaux (en ligne uniquement, car pas de multi-joueurs en local malheureusement). Vous pourrez ainsi construire et composer votre propre City, la façonner comme bon vous semble, et lui offrir vos plus belles réalisations. Un élément non négligeable, surtout du point de vue communautaire.


La ville de base dans laquelle vous évoluerez s'appelle Shatter Bay. Cette cité américaine fictive est divisée en plusieurs zones, proposant chacune un environnement distinct (downtown, industriel, highway etc...). Vous enchainerez les courses les unes après les autres, débloquant ainsi les différents tracés au fur et à mesure, jusqu'aux courses les plus extrêmes, où vous rencontrerez vos plus redoutables adversaires. On retrouve d'ailleurs ici quelques vieilles connaissances, que les amateurs de longues dates reconnaitront aisément, grâce à un logo en forme d'ange arboré sur le capot, par exemple. Comptez entre 15 et 20 heures pour boucler le mode solo. Une durée de vie plus que raisonnable, à quoi vous devez ensuite ajouter les nombreuses heures que vous passerez en ligne.

Coté technique, Ridge Racer Unbounded affiche un rendu graphique plaisant, sans subjuguer notre rétine néanmoins, mais réussissant à offrir un ensemble fluide (présence de ralentis artistiques volontaires), un défilement rapide, et en conservant une lisibilité correcte la plupart du temps. La bande son est quant à elle parfaitement adaptée et s'inscrit totalement dans la lignée de ce que l'on peut attendre d'une Ridge Racer nouvelle génération, à la fois fidèle et innovante. Vous devriez apprécier. La prise en main ne devrait poser aucun problème, une fois les dérapages (pour remplir votre jauge de boost, maitrisés. C'est pas forcément gagné d'avance, croyez-moi.

On retiendra une durée de vie conséquente, une réalisation soignée, une difficulté progressive mais néanmoins relevée, un éditeur de circuits très complet, et un mode en ligne bien pensé. On regrettera par contre le manque de réelles innovations (Ridge Racer Unbounded étant finalement juste un mixe de divers concepts déjà connus), un jeu trop axé "scoring", l'absence d'un multi local.

Verdict: 7/10

4 avr. 2012

[Review] "Silent Hill Downpour", le test PS3

Silent Hill Downpour | Konami
Sortie le 30 mars 2012 sur PS3 et 360 -- Test effectué à partir d'une version review.

Je tiens tout d'abord à préciser que j'ai tout mis en œuvre afin de rédiger ce test en évitant tous spoiler. Ceci dans le but de ne rien gâcher de votre plaisir de jeu ou de votre immersion dans l'horreur que nous promettait Silent Hill Downpour. Mais faut-il toujours croire ce que nous annoncent et promettent les éditeurs en faisant la promotion de leurs jeux encore en développement? Pas si sur... Et une fois encore, je crains fort que le syndrome "Silent Hill" ai frappé. Cela dit, si toutes nos attentes n'ont pas été comblées (est-ce là un spoil?), je positive malgré tout en me disant que ce nouveau chapitre est loin d'être le pire de la saga, que du contraire même, puisque j'ai au final passé un agréable moment (façon de parler bien sur) en compagnie du héros de cette aventure: Murphy Pendleton.

Plus scénarisé -- dans son introduction et sa mise en place -- que certains de ses prédécesseurs, Silent Hill Downpour prend le temps d'installer son décor et son ambiance. Tout débute dans un institut pénitencier lors d'un transfert de prisonniers. Vous imaginez certainement la suite... Lors du transfert notre personnage principale (Murphy Pendleton) s'évade et se "réfugie" à Silent Hill. C'est alors que ce dernier fait petit à petit connaissance avec ce lieu, et nous aussi par la même occasion.

Are you ready to go back to Silent Hill?

Silent Hill Downpour c'est avant tout un retour aux sources. Une redécouverte des lieux et une vision neuve, pour autant que cela soit possible bien sur, sur cette endroit cauchemardesque. C'est en tous cas ce que les développeurs ont tenté de faire, avec plus ou moins de réussite suivant les séquences. S’efforçant à multiplier les effets, jouant sur la lumière (ou plutôt l'absence de lumière), les décors glauques, les mécanismes familiers issus directement des précédents chapitres, on a malgré ça bien du mal à ressentir la peur, élément pourtant clef et essentiel dans le concept même du "survival horror", genre auquel Silent Hill appartient.


Il nous faut attendre le second tier (voire même la seconde moitié) du jeu pour enfin commencer à donner un sens à ce voyage et découvrir les secrets de notre personnage principal. Un passé qui le ramènera bien entendu lui aussi face à ses démons. Coté démons et créatures justement, ce nouvel opus déçoit là aussi quelque peu. On espérait un renouveau du bestiaire, en fin de compte il n'en est rien. Certes il y a de la nouveauté, mais ces nouvelles créatures se révèlent indubitablement peu charismatiques, j'en ai bien peur (ou pas, dans le cas présent). Quelques éléments sauvent malgré tout la moyenne, et les différents paramètres de difficulté permettront quant à eux de donner plus de corps à l'aventure qui vous attend, et éventuellement aussi, artificiellement, d'accélérer votre rythme cardiaque à l'occasion.

Boucler le jeu en difficulté intermédiaire vous demandera une dizaine d'heures environs, ce qui est relativement honnête et cohérent pour un jeu appartenant à ce genre. Énigmes et puzzles répondent bien évidement présents, et sont même dans l'ensemble bien pensés, ne se contentant pas la plupart du temps de réclamer un blason dans un réceptacle. Un peu de creuse-méninges n'a jamais fait de mal à personne.

Coté technique, graphiquement le jeu n'impressionne pas mais ne déçoit pas vraiment non plus. On se laissera donc porter par l'atmosphère visuelle, fidèle à la série. D'en point de vue sonore, le jeu est en VO (anglaise) sous titrée FR et il n'y a rien à reprocher aux dialogues. La bande son se montre plus discrète et moins légendaire que lors de précédents chapitres de la série, mais on ne pourra objectivement rien lui reprocher là non plus cela dit. Coté gameplay, le jeu traine bien quelques lacunes (comme la lenteur du personnage par exemple...), mais offre néanmoins une prise en main adaptée (sans la moindre originalité cependant). On s’agacera également de la présence d'armes cassables ainsi que d'une gestion d'inventaire discutable. Enfin, on retrouve ici les "choix moraux" qui avaient fait leur apparition dans Silent Hill Homecoming. Dispensables eux-aussi à mon sens.

On retiendra une aventure (et surtout une mise en condition) plus scénarisée et immersive que dans les derniers épisodes, un personnage attachant, une ambiance soignée. On regrettera par contre le manque de véritable changement et d'évolution, certaines faiblesses techniques, une prise en main aucunement innovante et la lenteur du personnage, ainsi qu'un bestiaire décevant et surtout: l'absence de peur.

Verdict: 7/10

3 avr. 2012

[Review] "Naruto Shippuden: Ultimate Ninja Storm Generations", le test PS3

Naruto Shippuden: Ultimate Ninja Storm Generations | Namco Bandai
Sortie le 30 mars 2012 sur PS3 et 360 -- Test effectué à partir d'une version review.

Je n'irai pas par quatre chemins, "Naruto Shippuden: Ultimate Ninja Storm Generations" s'adresse avant tout (et même uniquement à mon avis) aux fans du manga et de l'animé -- assurément nombreux si l'on en croit l'attente autour de cette sortie PS3 et 360. N'étant pas moi même très familier avec ce manga (j'en suis resté à Dragon Ball Z et Saint Seiya), je dois bien vous avouer que je fus un peu perdu, pour ne pas dire hagard, face à ce jeu et à ses 72 -- si je n'ai oublié personne -- personnages jouables. Des affrontements musclés, rapides, seul ou en équipe (appel de votre soutient avec L1), des combinaisons précises, des coups spéciaux efficaces et visuellement réussis, bref, un univers jap-animation très bien rendu, et manifestement fort fidèle à son modèle télévisuel.

Au programme diverses histoires à parcourir -- une dizaine, retraçant la majorité des scenarii du manga --, un mode "combats libres" dans lequel vous attendent divers chalenges (tournois, mode entrainement, etc...), un mode de jeu on-line, sans oublier une section dédiée aux collectionneurs.

Pas si simple à prendre en main pour un novice...

Ayant voulu me lancer direct dans le mode Histoire, je me suis rapidement rendu à l'évidence: une session d'entrainement s'impose. En l'absence de plusieurs niveaux de difficulté, je me suis fait exploser la tronche dès mon deuxième combat (et le premier fut gagner sur le fil du rasoir...). Je suis donc passer par le menu "combats libres" avant de me rendre dans le module d'entrainement s'y trouvant, plus que nécessaire dans le cas présent. Vous y apprendrez étape par étape à appréhender un gameplay bien plus technique qu'il n'y parait de prime abord. Les bourrins peuvent faire demi-tour, "Naruto Shippuden: Ultimate Ninja Storm Generations" n'est assurément pas le titre qui leur convient.


Visuellement on se trouve face à un jeu plutôt agréable, affichant des graphismes soignés, des animations élégantes et une scénarisation à l'évidence très fidèle. On regrettera néanmoins que les différentes séquences du mode Histoire soient liées les unes aux autres par des images fixes nous étant simplement narrées. On aurait apprécié plus de séquences issues de l'animé, comme celles de l'introduction par exemple, en HD. Un autre reproche qui me parait évident, c'est le manque de variété dans les animations, qui reviennent et reviennent indéfiniment, jusqu'à l'overdose.

Les puristes seront enchantés d'apprendre que vous aurez ici le choix entre des voix anglaises ou japonaises (identiques à celles du dessin animé semble-t-il). Le doublage en en anglais par défaut, il vous suffit de faire un détour par les options pour modifier cela. Je souligne également la très belle bande originale du jeu, juste sublime (comme le thème nous accompagnant lors de l’installation -- obligatoire -- sur le disque dur de la Playstation3 par exemple).

On retiendra une grande fidélité à l’œuvre originale, une esthétique soignée, un panel de combattants (72!) très complet et varié, une ambiance sonore immersive (dont un doublage japonais avec les voix originales), et des modes jeux nombreux et addictifs. On regrettera par contre une prise en main peu intuitive, une répétitivité des animations et des enchainements, un mode Histoire trop peu scénarisé, et une (longue) installation obligatoire.

Verdict: 7.5/10

2 avr. 2012

[Review] "Silent Hill HD Collection", le test PS3/360

Silent Hill HD Collection | Konami
Sortie le 30 mars 2012 sur PS3 et 360 -- Test effectué à partir d'une version review.

Deux légendes du survival/horror reprennent vie sur PS3 et 360 afin d'être découvertes par la jeune génération et/ou rejouées par les joueurs nostalgiques de l'époque Playstation2. Au programme de cette "Silent Hill HD Collection": Silent Hill 2 et Silent Hill 3. La première question que l'on se pose c'est pourquoi seulement ces deux épisodes là (me direz-vous, et me suis-je posé)? Pourquoi ne pas inclure également Silent Hill 1 ou encore Silent Hill 4, ces deux épisodes étant en plus directement liés, respectivement, au troisième et second opus, présents eux sur cette compilation HD. Et bien malheureusement je n'ai pas la réponse à cette question. Faut-il s'attendre à une éventuelle Silent Hill HD Collection II? Cela n'est aucunement à l'ordre du jour pour l'instant en tous cas. Il va donc falloir se contenter de ce qui nous est ici livré, et sans spoiler le moins du monde (je vais essayer tout du moins), je vais donc vous livrer mes impressions sur ces deux légendes après leur lifting Next Gen.

Le concept même de "Silent Hill" est de susciter la peur auprès du joueur qui ose s'y aventurer. Et à ce jeu là, les deux chapitres qui composent cette Silent Hill HD Collection accomplissent remarquablement bien leur mission. Proposant une ambiance cauchemardesque, des lieux lugubres et glauques à souhait, une bande son immersive et transcendante... le joueur qui a parcouru ces deux titres sur PS2 ne s'en est probablement pas encore remis.

Préparez vous à revivre votre pire cauchemar...

Ces versions non pas "remake" (car rien n'a ici été refait, comme dans MGS Snake Eater 3D sur Nintendo 3DS par exemple) mais bien "liftées" ou "remasterisées", sont la copie conforme des versions PS2 originales, en nous offrant des graphismes aujourd'hui en HD 720p (je vous invite à lire le paragraphe plus bas consacré à la technique pour plus de détails). Pour le coup, personne ne s'en plaindra car ces deux titres étaient objectivement parfaits -- dans leur genre -- lors de leur sortie sur PS2, à cette époque donc. Par contre en 2012, on a évidement évolué, et je ne parle pas là des graphismes du jeu seulement, mais dans bien d'autres domaines, comme la prise en main, les déplacements, la gestion des données etc... Et de ce point de vue là, Silent Hill 2 et 3 n'ont pas profité de la décennie qui les sépare de leur époque d'origine. Les déplacements manquent de souplesse et de fluidité, la précision n'est pas non plus toujours de mise, et le pire du pire, on note la présence de quelques saccades et ralentissements dans Silent Hill 3 qui n'existaient pas sur PS2! Difficile donc de pardonner à Konami cela, sans penser qu'on se trouve alors face à une conversion facile et rapide de deux œuvres vidéo-ludiques majeures du survival/horror.


Un petit mot sur le contenu tout de même (pour ceux n'y ayant jamais gouté), en vous disant que Silent Hill c'est bien sur -- et avant tout -- une ambiance, mais aussi des énigmes (et quelles énigmes parfois!), ainsi que des monstres et des rencontres inoubliables. Qui, y ayant déjà joué, ne se souvient pas de la tête de pyramide dans SH2? Ne vous fiez pas à sa lenteur, cette créatures est belle et bien redoutable.

Coté technique, la différence entre le second Silent Hill et le troisième est ici plus marquante que ce qu'on imaginait, avec un SH2 certes lissé mais qui ressort néanmoins plus "PS2" et faisant davantage son âge que SH3, qui semble mieux supporter le ravalement de façade opéré pour cette HD Collection. L'ambiance sonore reste quant à elle bien sur une référence (B.O. d'anthologie), et de ce coté là il n'y a évidement rien à redire. A noter enfin que le doublage de SH2 a changé (?) et sincèrement on se demande bien pourquoi.

On retiendra deux aventures toujours aussi mémorables et cauchemardesques, du 16/9 et un affichage HD 720p. On regrettera l'apparition de ralentissements et/ou saccades sur SH3 (inexistants sur la version PS2 d'origine), l'absence de Silent Hill 1 et 4, un lifting plus disgracieux pour SH2 que pour SH3, on nouveau doublage pour SH2, et qu'aucun bonus ou mode de jeu inédit n'accompagne cette HD Collection.

Verdict: 6/10