[Review] Kingdom Hearts 3, le test Xbox One X

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[Review] Le Roi Lion (1994) en 4K Ultra HD

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[Review] Super Mario Party, le test Switch

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[Divers] Dans quel ordre regarder les films Avengers...

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18 févr. 2019

[Review] First Man, le test Blu-ray 4K

Pilote jugé "un peu distrait" par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune. Durant huit ans, il subit un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d'un voyage vers l'inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles qui laissent des traces indélébiles, Armstrong tente d'être un mari aimant auprès d'une femme qui l'avait épousé en espérant une vie normale...

Si on connait tous l'histoire des premiers pas de l'homme sur la lune et les années de conquête spatiale qui l'ont précédé, je connaissais pour ma part fort peu, je dois l'avouer, les détails de la vie de celui qui laissa son nom dans l'histoire pour avoir fait ce "petit pas pour l'homme, mais un grand pas pour l'humanité". First Man nous raconte en effet, en détails donc, le parcours de cet homme qui mis fin à la rivalité spatiale entre les États-Unis et l'Union Soviétique.

Raconté de manière à la fois intime et pourtant très spectaculaire (certaines séquences criantes de vérité vous glaceront le sang!), la vie de Neil Armstrong n'a jamais été "ordinaire", et First Man nous le fait parfaitement comprendre. Entre le drame de sa vie qui frappa sa famille, et son désir de réussir l'impossible, Neil est un homme complexe au parcours fascinant. Je ne m'attendais pas à pareil gifle en débutant la vision de First Man, et pourtant je fus scotché, et ce dès la première scène. Par l'histoire, passionnante, mais aussi par la mise en scène, qui nous fait vivre certains moments clefs avec une telle intensité, qu'on en ressort marqué comme si on avait été nous aussi dans le cockpit aux cotés des pilotes et astronautes. Quelques longueurs parfois, mais vite oubliées tant d'autres moments resteront encrés dans nos mémoires à jamais. Un énorme coup de coeur donc pour First Man, que je ne peux que vous conseiller vivement de découvrir sans tarder (si possible en 4K et VO Dolby Atmos poiur en profiter au maximum).

Un master upscallé 4K élégant.

First Man ne sera pas le porte étendard du support UltraHD, certes, mais livre néanmoins un résultat élégant. Filmé originellement en 2K pour sa sortie en salle, cette édition Blu-ray UHD est donc passée par la case "upscalling" pour arriver jusqu'à nous en 4K. Un rendu sans véritable faille il faut le reconnaitre, mais qui manque du coup un peu d'éclat, de détails et de profondeur sur certains plans. Rien de vraiment dramatique, mais du coup la transition entre le disque 1080p et son homologue 2160p n'est pas aussi tranchante qu'escomptée. Sur cette dernière, le travail Dolby Vision et HDR bénéficie cela dit à l'image pour lui offrir le boost suffisant lors de nombreuses scènes clefs du film. Le petit plus de la galette 4K. Cette transition accentue cependant le grain présent sur certaines séquences.

Du coté des pistes audio (identiques sur les disques Blu-ray et Blu-ray 4K), c'est clairement vers la VO Dolby Atmos que devra se diriger votre préférence (si votre installation le permet). Dès la séquence d'ouverture le ton est donné et le film en comporte plus d'une du même niveau. Un festival d'ambiance où les surround (7.1) seront aux anges, à l'image de vos sens d'ailleurs. Du grand spectacle sonore. La VF quant à elle doit ici se contenter d'un encodage Dolby Digital Plus 7.1, certes détaillé et dynamique mais moins envoutant que la piste anglaise Atmos. Doublage FR un peu terne à mon gout, VO plus accrocheuse.

FIRST MAN, disponible dès le 20.02.2019 en Blu-ray, UHD 4K et DVD chez Universal.

VERDICT : Du très grand spectacle! Une gifle monumentale donnée par une mise en scène remarquable et des séquences d'une immersion absolument fascinante. Un gros coup de coeur pour ce film, que je vous conseille vivement de ne pas manquer. Coté technique, la 4K proposée n'entrera sans doute pas dans l'histoire mais le rendu Dolby Vision et HDR offert assurent quant à eux le job (voir plus haut pour détails). La VO Dolby Atmos est quant à elle irréprochable d'immersion et d'intensité. Un modèle du genre. Du coté des extras (en 4K SDR), on retrouve ici divers modules revenant sur les coulisses de la production (entrainement des acteurs, filmer à la NASA etc...), mais aussi des documents d'époque. Un lot de scènes coupées et un commentaire audio sont également présents.
NOTE GLOBALE (Blu-ray/film)


15 févr. 2019

[Review] Far Cry New Dawn, le test PS4 Pro

Dix-sept ans après une catastrophe nucléaire mondiale, la civilisation humaine émerge à peine du chaos et se retrouve aux prises avec un tout nouveau monde. Les Ravageurs, un vicieux groupe d’individus dirigé par les terribles sœurs jumelles Mickey et Lou, saccagent tout sur leur passage et tuent pour piller les quelques ressources disponibles. Alors que les Survivants tentent de lutter pour protéger leurs terres des virulentes attaques des Ravageurs, ce sera à vous de décider si vous souhaitez leur venir en aide et mener à bien ce combat...

Une chose est sûr, Ubisoft ne compte pas abandonner de si tôt sa licence FPS vedette... Quelques mois à peine après la sortie de l'excellent Far Cry 5 (voir notre test sur PS4 Pro et Xbox One X) la série signe déjà son retour avec un épisode spin-off nommé pour l'occasion: New Dawn.

Coté scénario, les événements se déroulent toujours dans la région de Hope County, mais 17 ans après ceux de Far Cry 5. Les survivants d'une catastrophe nucléaire mondiale doivent alors tout reconstruire et réapprendre à vivre en petites communautés. Vous incarnez pour votre part le dernier espoir de la résistance et devrez aider ces survivants à se défendre face à la menace des Ravageurs et des terribles sœurs jumelles qui les commande. Dans un esprit plus RPG que d'habitude, il vous faudra plus que jamais fouiller et dénicher des ressources afin de pouvoir fabriquer, améliorer ou consolider votre équipement dans le seul but de pouvoir mener à bien les Guerres de Territoire et les Expéditions à travers le pays pour former des alliances improbables. Seul espoir de survie dans ce nouvel ordre naturel, plus hostile que jamais.

Globalement, les habitués de la série seront ici en territoire connu. Après une introduction nous permettant de définir clairement les bases du contexte socio-économique qui sera le notre durant l'aventure, et après avoir opté pour le sexe de votre avatar, vous serez dès lors plongé au cœur de l'action. Votre objectif sera de vous débarrasser des Ravageurs foisonnant dans la région, mais aussi de développer Prosperity, votre refuge.


Pour remplir vos divers objectifs, New Dawn opte pour une approche davantage axée sur le loot que par le passé. Un peu comme la nouvelle direction prise par les deux opus les plus récents de la franchise Assassin’s Creed (voir nos tests de Assassin's Creed Origins et Assassin's Creed Odyssey sur PS4 Pro), chaque point d’intérêt signale ainsi les éléments de fabrication qui doivent y être récupérés pour que le point soit intégralement achevé. Vous pouvez ainsi progresser de lieu en lieu sur la vaste carte du monde à votre disposition. De quoi agrémenter vos divers périples entre deux missions.

Les principes de base répondent évidement eux aussi présents, n'ayez crainte, mais avec tout de même quelques variantes. Désormais, vous pourrez choisir de piller entièrement la base ou de l’occuper. Dans le premier cas, vous récupérerez bien plus de ressources, mais l’ennemi viendra reprendre le camp et augmenter le niveau de difficulté de celui-ci dans la foulée. À l’inverse, occuper une base vous permet de prendre moins de ressources, mais évite le retour d’ennemis dans celle-ci. Le choix vous appartient donc. Les tours relai répondent elles-aussi à l'appel bien sûr, afin de dévoiler les points d’intérêt sur la map.


Le coté RPG dont je vous parlait plus haut est un plus qui vient offrir une nouvelle dimension à votre progression, grâce entre autres au système de craft et au niveau des ennemis. Pour le craft, tous les éléments récupérés vous aideront par exemple à améliorer les différentes zones de Prosperity et accéder à des cartes de trésors, de meilleures armes, de nouveaux véhicules ou des expéditions vous emmenant aux 4 coins des États-Unis. Au préalable, il faudra toutefois débloquer ces divisions en ralliant à votre cause certains spécialistes via des quêtes annexes du monde ouvert. Le niveau de rareté des armes et des ennemis définit leur puissance. L’idéal est donc de s’équiper avec des armes au moins du même niveau que celui de votre cible afin de maximiser vos chances. Il reste également possible de changer le niveau de difficulté si vous le trouvez trop élevé.

Malgré cette approche revisitée, Far Cry New Dawn reste quoiqu'il en soit un titre orienté action/infiltration. On sent que les influences des autres studios Ubi sont bien présentes, s'inspirant ci et là des Assassin's Creed ou encore The Division. Proposant davantage de petites activités contribuant à la progression du joueur, la quantité de quêtes (principales et secondaires) est juste énorme. Libérer de futurs compagnons d’armes, exploration de caches (avec bien souvent des énigmes à résoudre afin de pouvoir accéder au butin), loot en tous genre, véhicules à débloquer, amélioration de votre camp de base, ou encore la découverte d’éléments secrets liés à Far Cry 5...  les heures défilent et le jeu nous pousse constamment à enchaîner les missions et à explorer toujours plus la carte. C'est incontestablement de ce point de vue là une réussite. Par contre, l'ensemble manque un peu de narration à mon gout. Les missions s'enchainant à un rythme effréné certes mais faisant parfois perdre le fil de l'objectif principal. Sans parler du charisme plutôt moyen des deux sœurs, qui n'égale en rien celui des iconiques Joseph (FC5) ou Vaas (FC3), pour ne citer qu'eux à titre d'exemple.


Un mot sur la technique pour conclure. La version PS4 que nous avons testé est globalement sublime sur PS4 Pro. Le couple 4K/HDR fait indéniablement sensation et nous propose un voyage haut en couleurs. Textures soignées, modélisations réalistes et immersion convaincante. Rien n'est à déplorer. L'ambiance sonore est elle aussi peaufinée, tout comme le doublage FR, qui se montre quant à lui excellent (comme bien souvent sur les productions signées Ubisoft d'ailleurs).

Pour rappel, Far Cry New Dawn est dès à présent disponible sur Playstation 4, Xbox One et PC, en éditions Standard et Deluxe (visitez Ubi Store pour plus de détails).

Notre verdict:
Ne proposant pas une refonte intégrale de son concept mais y ajoutant suffisamment de petites nouveautés, Far Cry New Dawn est indéniablement un excellent épisode de la saga. Se situant chronologiquement 17 ans après Far Cry 5, les joueurs ne seront pas vraiment dépaysés par les lieus. Coté gameplay, on appréciera l'orientation davantage RPG proposée, ainsi que la progression sur la map, agrémenté par bien plus de variétés que précédemment. La dimension gestion est elle aussi attrayante, et offre une cartouche supplémentaire encore à ce spin-off aux saveurs bucoliques mais indéniablement délicieuses. Un peu plus de scénarisation nous aurait sans doute conquis encore davantage.
8.5/10

14 févr. 2019

[Review] Metro Exodus, le test Xbox One X

Nous sommes en 2036 Un quart de siècle après qu'une guerre nucléaire a dévasté la Terre, quelques milliers de survivants se sont retranchés sous les ruines de Moscou, dans les tunnels du Métro. Ils ont bravé la pollution, combattu des bêtes mutantes et autres abominations et subi les affres de la guerre civile. Dans la peau d'Artyom, vous devez désormais fuir le Métro pour mener un groupe de Rangers Spartiates en quête d'une nouvelle vie à l'Est. Cette mission à l'échelle d'un continent vous entraînera dans un périple inoubliable à travers une Russie post-apocalyptique...

Certains l'attendaient avec impatience, Metro Exodus est enfin là, sur Playstation 4, Xbox One et PC. Metro Exodus vous place aux commandes de Artyom qui, accompagné d'une poignée de combattants, tente de trouver un endroit ou vivre à l'Est de la Russie, toujours dévastée après une apocalypse nucléaire. À bord d'une locomotive, l'Aurora, les survivants traverseront différentes zones, rythmées par les changements de saisons. C'est avec l'hiver que débute notre aventure, où les couloirs du métro moscovite seront votre premier terrain de jeu.

Une chose est en tous les cas certaines, les promesses "esthétiques" faites au sujet de Metro Exodus ont été tenues. Nous avons eu l'occasion de tester le jeu sur Xbox One X (je ne pourrais donc pas vous dire si le rendu est le même sur PS4 Pro), et il est indéniable que le jeu est absolument splendide en 4K/HDR. Du point de vue des environnements du moins. Pour ce qui est des visages c'est par contre une autre histoire... Concernant la fluidité, le jeu affiche un 30fps quasi constant. Une bonne nouvelle donc. Les temps de chargement sont quant à eux raisonnables (certains échos sur des versions preview nous avaient un peu fait peur de ce coté là).

Le jeu alterne ici séquences intérieures et extérieures. C'est sans doute l'une des plus importantes nouveautés pour la saga Metro, puisque de coup le level design est totalement différent de celui auquel nous avaient habitué les précédents opus. Davantage de verticalité, et puis surtout des environnements plus ouverts, offrant des terrains de bataille bien différents. Certains apprécieront, d'autres peut-être un peu moins, mais cela change quoiqu'il en soit l'ambiance également, puisque tout ne se passe plus cette fois dans des couloirs sombres et lugubre. Place aussi à des séquences lumineuses.



Les décors n'ont eux non plus plus grand chose à voir avec ceux des égouts et autres lignes de métro souterraines (que l'on retrouvent cela dit encore aussi), puisque gratte-ciels en ruine, épaves de navires rouillés et carcasses de véhicules en tous genres viennent à présent s'afficher à l’horizon.

Les objectifs de mission restent pour leur part dans les balises connues de la série, avec la collecte d'objets, la gestion de ses ressources, ou encore la bonne tenue de son inventaire et de son arsenal. Différentes approches restent possibles la plupart du temps, comme dans 2033 et Last Light. L'affrontement direct bien sûr (à éviter autant que possible) mais aussi l'infiltration. Cette dernière étant à privilégier vu la rareté des munitions...



L'intelligence artificielle de Metro Exodus ne nous a pas toujours convainque. En combat par exemple, les adversaires ont tendance à s'entasser dans votre ligne de mire, tandis qu'en infiltration, ils semblent un peu trop aveugles, même si vous n'avez pas pris la peine d'éteindre toutes les lumières environnantes. Le jeu disposant d'un cycle jour / nuit dynamique, ce manque de "précision" dans les réglages gâche parfois un peu le plaisir de jeu.

Jouer à Metro Exodus c'est avant tout profiter d'une ambiance soignée. Indéniable l'un des éléments clefs de la série, l’atmosphère anxiogène de Metro Exodus est une réussite, en nous plaçant dans une position de danger constant, le tout avec un minimum de ressource à disposition bien souvent. Metro Exodus sait aussi rappeler aux claustrophobes qu'il manie à merveille l'angoisse, l'asphyxie, la pénombre et les lieux étriqués. Le jeu, en matière d'atmosphère, d'approche et aussi d'inspiration artistique, fait ainsi honneur à son héritage et n'a pas sacrifié ce qui faisait son essence au profit d'un open world sans âme.



Le jeu reste cependant fragile sur son scénario, qui ne nous a pas vraiment emballé il faut l'avouer. Le recherche d'un éden où il serait possible de survivre à l'extérieur sans porter de masque... n'est au final qu'un prétexte à nous faire voyager et affronter de multiples dangers.

La difficulté du jeu reste cela dit un souci avec quelques passages vraiment prise de tête et qui pourraient en décourager certains. Malgré la présence de plusieurs niveaux de difficulté, terminer le jeu reste un vrai challenge sachez-le.

Notre verdict:
Metro Exodus devrait facilement convaincre les fans de la franchise, qui y retrouveront l'ADN de la saga, avec avant tout une ambiance "survival" maitrisée, et son atmosphère anxiogène. Le rendu est également une excellente surprise puisque le jeu est vraiment superbe en 4K/HDR sur Xbox One X. On attestera aussi que le gameplay (bien que ponctué de nouvelles idées) est lui aussi fidèle aux précédents épisodes, et tout aussi exigeant. Le défi à relever est une fois encore de taille. Malgré un scénario franchement bateau et une IA pas toujours optimisée, on prend un plaisir angoissant à progresser, même si certains passages à la difficulté mal calibrée viennent quelque peu entacher l'expérience.
8/10

12 févr. 2019

[Review] Venom, le test Blu-ray 4K

Possédé par un symbiote qui agit de manière autonome, le journaliste Eddie Brock devient le protecteur létal Venom...

Parmi les films sortis en salles l'année dernière, Venom est sans le moindre doute l'un de mes plus gros coups de coeur. J'avais donc hâte de le redécouvrir en version Blu-ray 4K/HDR, et de ce coté là je n'ai pas été déçu, je vais y revenir dans un instant.

Concernant le film en lui même tout d'abord, le concept du "bad guy" devenant justicier n'est pas inédit, mais il reste cependant rare car difficile à mettre en place dans un scénario cohérent. Pour le coup, Venom s'en sort plutot bien, en nous proposant le mixe idéal entre les deux personnalités cohabitant dans le corps d'Eddie Brock, même si pour ce faire il aura fallu se détacher quelque peu du modèle issu des Marvel Comics. La personnalité d'Eddie, très second degré, permettant de contenir et "d'éduquer" celle de son "parasite" (terme que ce dernier n'apprécie guère d'ailleurs), puis celle de Venom bien sûr, plus animale et agressive, qui offre à ce duo toute son originalité. Il faut aussi reconnaitre que Tom Hardy y est pour beaucoup dans l'efficacité du personnage, puisque l'acteur est assurément un choix judicieux pour incarner ce super héros d'un genre un peu particulier. Le ton est tantot sérieux tantot plus second degré, et cela fonctionne à merveille, à condition de ne pas être un puriste de l'oeuvre comics, sans quoi ce Venom vous donnera sans doute quelque maux de tête. Pour ma part je l'ai pris avec un certain recule et j'ai totalement kiffé. Le scénario en lui même est certes plutot convenu, mais le divertissement répond indiscutablement présent, et dans ce genre de film "pop-corn" c'est bien là l'essentiel après tout.

Un master 4K UltraHD efficace, tant sur le plan visuel que sonore.

Indéniablement, Venom est un titre taillé pour plaire à votre installation UHD. Même si le film n'a pas été capté originellement en 4K (2.8K), le résultat final est en tous points irréprochable. Les effets visuels bénéficient d'une redoutable mise en valeur, et le HDR apporte un réel boost à l'ensemble. Difficile de ne pas valider cette édition 2160p, qui nous en met plein les mirettes.

Sur le plan sonore, là aussi c'est un quasi sans faute pour cette édition Blu-ray 4K de Venom. Que vous optiez pour la VO Dolby Atmos ou la VF DTS-HD Master Audio, le spectacle est ici garanti. Précision, ampleur et dynamisme se sont tous donné rendez-vous pour assurer un spectacle sonore de très haute voltige. Il n'y a rien à redire.

Enfin, pour ce qui est des extras, le disque 4K n'en propose aucun, à l'exception d'une bande annonce du récent Spider-man into the Spider-verse (film d'animation), ici en 4K et Dolby Atmos. Il fauydra vous diriger vers le disque Blu-ray (également inclus dans l'édition UltraHD 4K) pour visionner les autres extras. On y retrouve les classiques scènes coupées au montage et modules making of sur la production (adaptation, personnages etc...), mais aussi un mode Venom donnant accès à diverses info sous la forme de messages pop-up durant la vision du film, sans oublier le clip vidéo d'Eminem et diverses bandes annonces promotionnelles.

VENOM, disponible dès le 20.02.2019 en Blu-ray, 4K UHD et DVD chez SPHE.

VERDICT : A condition de réussir à s'affranchir du comics dont il s'inspire, Venom est un divertissement de haute voltige, mené par un Tom Hardy incarnant à la perfection le rôle. On imagine qu'une suite verra tout ou tard le jour, et on s'en réjouit déjà. Coté technique (voir plus haut pour détails) il n'y a là non plus pas grand chose à dire, si ce n'est que le spectacle est en tous points irréprochable. On regrettera par contre qu'aucun extra ne soit présent sur la galette 4K.
NOTE GLOBALE (Blu-ray/film)


7 févr. 2019

[Review] Resident Evil 2, le test PS4 Pro

Un virus mortel touche les habitants de Raccoon City en septembre 1998, plongeant la ville dans le chaos tandis que des zombies mangeurs de chair sillonnent les rues à la recherche de survivants...

Je ne vais pas tourner autour du pot, Resident Evil 2 (remake) était l'un des jeux que j'attendais le plus depuis des mois - et sans aucun doute celui au sommet de ma liste pour 2019, juste après The Last of Us 2 (même si on ignore toujours si ce dernier sortira cette année...) - et je ne me suis évidement pas fait prier pour le tester dès que j'en ai eu l'occasion. Une attente qui fut de toute manière bien trop longue à mon gout...

Je vais donc aller droit au but (avant de développer mon argumentaire bien sûr): ce jeu est ni plus ni moins qu'une incroyable tuerie ! Certes il y aura toujours de bonnes raisons de lui reprocher ceci ou cela, tant il est difficile de proposer le jeu parfait, mais pour le coup Capcom a assurément réussi le difficile et délicat mixage de l'ancien et de neuf, pour nous proposer à la fois un récit respectueux de l’œuvre sortie il y a 20 ans sur la première Playstation, et une relecture actualisée du cheminement resté gravé dans la mémoire de tous les joueurs. De quoi nous donner réellement le sentiment de prendre part à une "nouvelle aventure", même si les repères restent bien entendu - dans les grandes lignes - les mêmes.

Comparatif Xbox One X/PS4 Pro:
Nous avons testé le jeu via une version physique sur une console Xbox One X ainsi que sur PS4 Pro, sur un écran 4K/HDR. Honnêtement il fut bien difficile de les départager, tant le rendu de l'une et de l'autre sont proches. On peut donc ici conclure qu'il s'agit d'un match nul entre les deux versions, parfaitement optimisée pour vos écrans 4K/HDR. Ajoutons enfin que l'une et l'autre proposent également du 60fps constant.

Ce test est garanti sans spoiler.

Débutons tout d'abord ce test par les similitudes entre ce Remake et le jeu original de 1998. La trame narrative bien sûr reste ici globalement la même. Vous incarné dans un premier temps, au choix, Leon S. Kennedy ou Claire Redfiled pour un premier scénario, que nous appellerons scénario A (pour découvrir la "vraie fin" du jeu, il vous faudra impérativement achever les scenarii A et B). Nous avons pour notre part opté pour Leon comme premier choix. Vous découvrez donc ce dernier alors qu'il intègre la police de Raccoon City. Un premier jour qui directement le plonge au coeur de l'action, la ville étant contaminée par un virus transformant la population en zombies. Votre premier objectif sera de rejoindre le commissariat de Raccoon City afin de vous y réfugier (grave erreur cela dit en passant...) et le cas échéant y trouver des renforts (douce illusion...).


La structure du bâtiment étant globalement similaire, vous aurez donc ici le sentiment de vous trouver dans un lieu familier. Dans un premier temps du moins. Puis vous découvrirez de nouveaux chemins, des pièces dans lesquelles vous ne pouviez entrer précédemment, ou encore des étages qui n'étaient jusqu'alors pas accessibles. Et c'est justement là qu'on se rend compte de l'incroyable ingéniosité du level design de ce Resident Evil 2 Remake.

En fait tout est ici inspiré du jeu de 1998 et à la fois très différent. Les fondamentaux répondent quant à eux bien présents, n'ayez crainte, avec les coffres d'objets, l'inventaire (limité), les armes (qu'il est possible d'améliorer), les munitions (à économiser absolument!!), les plantes (combinables), les clefs, etc... mais ne voulant pas tout vous dévoiler, je vous en laisserai dans une plus large mesure le plaisir de la découverte.

Bien entendu, ce Resident Evil 2 Remake propose également quantité de nouveaux éléments à découvrir. J'ai choisi de ne rien vous spoiler dans ce test donc je vais éviter de vous détailler ce point, mais sachez que même si vous connaissiez la version de 1998 par coeur, cela ne vous servira ici à rien... et cela est également valable pour les énigmes, qui ont elles aussi été modifiées (et sont également différentes de celles proposées dans le 1-Shot Demo).

Vous ne pourrez donc pas rusher lors de votre premier run. Vous allez devoir le ré-apprivoiser totalement. C'est aussi ça qui rend cette redécouverte aussi immersive et fascinante. Comptez pour ce faire une dizaine d'heures environs pour le scénario A (en prenant le temps de bien fouiller les lieus) et un peu moins pour le B, qui comporte logiquement des passages communs.


La très grande force de Resident Evil 2 Remake, c'est sans le moindre doute sa faculté à placer le joueur dans un sentiment d'angoisse permanent. Une peur viscérale et animale, qui ne vous quittera que rarement durant toute l'aventure. Même là où vous pensiez être en sécurité, restez constamment sur vos gardes... surtout après avoir fait la rencontre de Mr X... Mais chuuute, je ne vous en dirai pas plus. Le danger peut ici venir de n'importe où et à tous moment. L'obscurité quasi constante, où votre seule lampe torche vous permettra d'y voir quelque chose, renforce encore davantage le ressenti oppressant de cette aventure. Le terme "Survival" prenant pour le coup tout son sens. Et de ce point de vue là, RE2 est sans aucun doute l'opus le plus abouti de la saga à ce jour.

Le bestiaire n'a quant à lui pas fondamentalement changé. Vous croiserez des zombies par centaines (souvent increvables!!), des chiens zombies aussi, des lickers évidement (toujours aussi dangereux bien sûr), etc... puis un "nouveau venu" absent du Resident Evil 2 d'origine, qui deviendra rapidement votre pire cauchemar puisqu'il est tout simplement invincible. Inutile donc de gaspiller bêtement vos munitions en lui tirant dessus, au mieux vous ne pourrez que le stopper un court instant. Mais la dépense de munitions n'en veut clairement pas le chandelle. Mieux vaut fuir les lieus et s'en éloigner autant que possible. Une traque qui, régulièrement, accélérera considérablement votre rythme cardiaque croyez-moi, car rien, ou presque, ne pourra arrêter votre poursuivant, qui défoncera les portes, les murs et sautera même par dessus les rebords pour vous rejoindre. Fuyez mes amis, FUYEZ!


Si je devais ne vous donner qu'un seul conseil, ce serait d'économiser au maximum vos munitions. Ces dernières seront, avec les items de soin, vos biens les plus précieux durant toute l'aventure. Tenter donc, dès que cela est possible, d'éviter les affrontements et stocker vos ressources dans les coffres pour plus tard. Croyez-moi, vous en aurez besoin tot ou tard... Il existe d'ailleurs un trophée imposant au joueur de terminer l'aventure sans jamais utiliser un seul objet de soin... cela me parait juste impossible! Il y en a aussi un autre réclament de ne jamais utiliser les coffres de stockage... Mais où vont ils chercher pareilles idées?!

Coté munitions, vous trouverez régulièrement quelques boites de munitions ci et là, et pourrez même en fabriquer (à condition bien sur de disposer des éléments requis), mais vous ne pourrez pas en transporter en trop grand nombre avec vous car votre espace de stockage est bien entendu limité. Vous trouverez cela dit de petites sacoches vous permettant de l'agrandir un peu (+ 2 cases), mais ce ne sera bien souvent pas suffisent. Entre les clefs, les cartes d'accès, les pièces d'énigmes, les armes, les plantes, les planches pour barricader les fenêtres, les leviers et encore tant d'autres choses, la place restante pour transporter vos munitions ne sera pas bien grande. La gestion de votre inventaire sera pourtant capital, car c'est bien grâce à lui que vous resterez (ou non) en vie.


Le système de sauvegarde à quant à lui évolué depuis la version d'origine, du moins si vous optez pour les modes Facile ou Normal. Le mode Hardcore conserve lui l'obligation de disposer d'un ruban machine pour effectuer un point de sauvegarde, et donc en quantité limitée. Les autres modes de jeu vous offriront plus de confort, et même des points de sauvegarde annexes, juste avant les boss par exemple. Mais ne vous y trompez pas, le mode Normal est ici déjà très exigeant et la résistance de certains zombies parfois hallucinante, voire totalement abusée! Les head shots sont par exemple quasiment impossibles à réaliser au pistolet de base, et les zombies se relèveront constamment, même après avoir encaissé deux douzaines de balles dans le buffet. Il vaudra alors mieux tirer dans les bras ou les jambes de vos ennemis pour tenter de les immobiliser, uniquement si l’affrontement est inévitable bien sur. Sinon évitez-les et fuyez! Une fois agrippé par l'un d'eux, vous pourrez vous libérer en utilisant votre couteaux, mais attention car ce dernier aura une durée de vie limitée. Vous pourrez aussi le récupérer sur le corps de votre assaillant après usage, mais là aussi pensez à l'économiser.

Sans trop entrer dans le détail, comme c'était déjà le cas il y a 20 ans (dans une moindre mesure à l'époque cela dit), vous pourrez ici incarner plusieurs personnages au cour de l'aventure (et après). Leon et Claire bien entendu, mais aussi d'autres protagonistes, attendus pour certains, un peu moins sans doute pour d'autres. Je ne vous en dirai pas plus car je préfère vous les laisser découvrir par vous même. Sachez juste qu'il y a des modes de jeux qui ne se débloqueront que si vous terminez le jeu sous certaines conditions.

Une des autres (bonnes) surprise de ce Resident Evil 2 remake, c'est la présence d'un doublage Fr cette fois, absent du jeu original sur Playstation. On bénéficie d'ailleurs pour l'occasion d'un travail de qualité, qui vaut largement le détour. Pour les puristes parmi vous, sachez qu'il est tout à fait possible de jouer le jeu en VO anglaise (avec un tout nouveau doublage évidement), et d'activer ou non des sous titres français, par exemple. Tous les choix sont dès lors possibles (même des voix japonaises).


Enfin, impossible de ne pas aborder le rendu visuel de ce Resident Evil 2 Remake. Nous avons eu l'occasion de le tester à la fois sur PS4 Pro et Xbox One X, en 4K/HDR, et chacune des deux versions nous a totalement conquis. Les effets de lumière apportent davantage de profondeur et de naturel (le mariage 4K/HDR fait indéniablement des merveilles), tout comme les textures, en 4K native, sans oublier le rendu des sols et des murs lors de certaines séquences. Tout simplement bluffantes. Une piste Dolby Atmos est également à disposition, si votre installation vous le permet.

Je terminerai avec quelques conseils à suivre autant que possible...

  • Économisez au maximum vos ressources (munitions et soins) et stockez-en un maximum dans les coffres en prévision de plus tard. 
  • Ne tirez que si vous y êtes absolument contraint (les zombies sont un gouffre à munitions...). Evitez les enemis est la meilleure des solutions. 
  • Ne perdez pas votre temps (et vos munitions) face à Tyrant (Mr X), fuyez! 
  • Fouillez chaque pièce de font en comble afin de TOUT récupérer. Chaque document peut avoir son importance. Il renferme peut-être la solution à une énigme... 
  • Les lickers sont aveugles, tentez donc d'en tirer profit. Mais ne sous estimez pas leur ouïe par contre... 
  • Sur la carte, si une pièce apparait en rouge c'est que vous n'y avez pas tout récupéré... De nombreuses informations y apparaissent également, pensez donc à la consulter.

Pour rappel, Resident Evil 2 Remake est dès à présent disponible sur Playstation 4, Xbox One et PC, en éditions standard et collector. Retrouvez d'ailleurs notre Unboxing de l'édition Collector de Resident Evil 2 sur PS4 en suivant ce lien.

Notre verdict:
Balayant toutes nos craintes et offrant à la légende du survival horror son plus bel écrin, Resident Evil 2 Remake est incontestablement à la hauteur de nos attentes. Tout d'abord splendide en 4K (sur PS4 Pro et Xbox One X), mais surtout proposant une aventure sans temps mort ni concession en redonnant tout son sens au terme "Survival", notre redécouverte du commissariat de Raccoon City est un pur moment de grâce, d'un bout à l'autre de l'aventure. Proposant de vraies nouveautés tout en sachant respectueusement rendre hommage à son illustre modèle, cette version 2019 est un titre à coté duquel aucun joueur ne devrait passer. L'année commence donc très fort, avec déjà un potentiel GOTY sur notre liste.
9.5/10

6 févr. 2019

[Concours] Des goodies Kingdom Hearts III à gagner!

Grâce à Square Enix et Deep-blu.com, pour célébrer la sortie du jeu "Kingdom Hearts III" disponible dès à présent sur Playstation 4 et Xbox One, vous allez pouvoir tenter de remporter un lot de goodies exclusifs (5 gagnants). Comment faire? C’est très simple, répondez par mail à la question posée plus bas sur cette même page, en n'oubliant pas bien sûr d'indiquer vos coordonnées. Bonne chance à tous!

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Voyagez à travers divers mondes Disney et Pixar avec Sora, un jeune garçon qui a hérité sans le savoir d'un pouvoir extraordinaire. Avec l'aide de Donald et Dingo, il doit empêcher les maléfiques Sans-Cœur d'envahir l'univers.

Sora, Donald et Dingo font équipe avec des personnages Disney-Pixar cultes pour surmonter toutes les épreuves et tenir tête aux ténèbres qui menacent leurs mondes...

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Pour participer c'est très simple, il vous suffit de répondre correctement à la question posée ci-dessous, en nous envoyant votre réponse à l'adresse email indiquée. Un tirage au sort parmi les bonnes réponses désignera le (ou les) heureux gagnant(s).

Quel monde Disney ne visitez vous pas dans Kingdom Hearts III?
A. La Reine de Neiges
B. Le Roi Lion
C. Toy Story

Envoyez votre réponse par mail à cette adresse: concours@deep-blu.com, en n'oubliant pas bien sur d'indiquer vos coordonnées, et en renseignant en objet [respectez à la lettre ce libellé SVP] Concours KH3. Fin de cette action le 20.02.2019 à minuit.



 © Square Enix - Disney 2019. All Rights Reserved.

Précision importante (pour une question de coût d'envoi): seuls les participants résidant au Benelux et en France métropolitaine seront inclus dans le tirage au sort. Merci de votre compréhension.

5 févr. 2019

[Divers] Kingdom Hearts III, quelle est la meilleure version?

Depuis que j'ai testé le jeu (voir notre test Xbox One X de Kingdom Hearts III), un peu partout on me pose la même question: quelle est la meilleure version? Sur PS4 ou Xbox One? Si vous avez lu notre test, vous avez la réponse à cette question. Mais afin d'être parfaitement clair, voici un classement reprenant très exactement les stats du jeu sur chacune des consoles Xbox et Playstation.

Pour rappel, une résolution Full HD est de 1920x1080p et Ultra HD (4K) de 3840x2160p.

1. Xbox One X : résolution maximale 2560x1440p
2. Playstation 4 Pro : résolution maximale 2304x1296p
3. Playstation 4 (standard) : résolution maximale 1920x900p
4. Xbox One S : résolution maximale 1280x720p

Sans grande surprise, c'est donc la version Xbox One X qui s'en sort le mieux sur le plan de la résolution, avec une PS4 Pro tout de même pas si loin derrière. Mais on retiendra surtout de ce comparatif que ni l'une ni l'autre ne propose de résolution UltraHD 4K ou de HDR. La preuve que Square Enix n'est pas parvenu à tenir sa promesse à ce sujet. Peut-être que de futures mises à jour viendront booster ces performances, mais pour le moment il faudra s'en contenter.

Sur le plan de la fluidité, les deux consoles "élite" (PS4 Pro et Xbox One X) font là par contre jeu égal, avec un 30fps constant (en optant pour le mode "fluidité"). C'est un peu plus compliqué pour les modèles d'entrée de gamme, avec une PS4 qui souffre un peu moins que la Xbox One S, mais l'une et l'autre ont malgré tout du mal avec le 30fps et donc affichent quelques douloureuses chutes de framerate régulièrement.

1 févr. 2019

[Review] Kingdom Hearts III, le test Xbox One X

Voyagez à travers divers mondes Disney et Pixar avec Sora, un jeune garçon qui a hérité sans le savoir d'un pouvoir extraordinaire. Avec l'aide de Donald et Dingo, il doit empêcher les maléfiques Sans-Cœur d'envahir l'univers. Sora, Donald et Dingo font équipe avec des personnages Disney-Pixar cultes pour surmonter toutes les épreuves et tenir tête aux ténèbres qui menacent leurs mondes...

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il se sera fait attendre ce Kingdom Hearts III... On finissait même par penser qu'il ne sortirait jamais. Car c'est sur Playstation 2, pour rappel, qu'étaient sortis les deux premiers épisodes. Depuis lors on a vu défiler quantité d'épisodes annexes (sur DS, PSP, PS3, PS4, ou encore mobiles), plus ou moins digestes d'ailleurs, mais jamais de véritable suite. Après plus de 15 ans d'attente, elle est donc enfin là cette suite (et fin) tant attendue. Alors après avoir à ce point mis notre patience à l'épreuve, la seule véritable question légitime est: cette attente en valait-elle la peine? C'est la question à laquelle je vais tenter de répondre avec ce test, effectué sur une console Xbox One X via une version dématérialisée du jeu (code reçu de la part de l'éditeur). Le jeu est bien sûr également disponible sur Playstation 4.

Avant de se lancer dans le vif du sujet, je voudrais vous donner mon avis sur une question que vous êtes nombreux à vous poser, à savoir: est-il nécessaire d'avoir jouer les autres Kingdom Hearts pour pouvoir profiter du troisième volet des aventures de Sora et de ses amis ? Clairement, avoir déjà jouer KH1 et KH2 vous sera d'une aide précieuse dans la compréhension du contexte général. KH3 propose néanmoins quelques bribes de rappels qui vous permettront d'en comprendre les grandes lignes, mais il y a tout de même de fortes chances pour que vous ayez le sentiment de naviguer au centre d'une vaste nébuleuse. Déjà qu'il ne sera pas simple pour le joueur "initié" de tout comprendre, le novice risque donc fort de se sentir quelque peu égaré j'en ai bien peur. Ce sont d'ailleurs ici les joueurs Xbox qui seront les moins bien lotis car il n'existe à ce jour aucune réédition Xbox des version Remastered. Vous devriez donc faire l'acquisition d'une PS4 pour combler votre retard car les deux compilations "Remastered" de la saga ne sont disponibles que sur la dernière console de Sony (voir nos tests de KINGDOM HEARTS HD 1.5 + 2.5 ReMIX et KINGDOM HEARTS 2.8 HD Final Chapter Prologue sur PS4).


Juste pour votre culture, voici néanmoins (ci-dessus) un graphique reprenant tous les épisodes (principaux et annexes) sortis à ce jour, replacés dans un ordre "chronologique". Si le cœur vous en dit vous pouvez donc tenter de les faire (ou refaire) avant de vous lancer dans Kingdom Hearts III. Ils sont d'ailleurs pour la plupart rassemblés sur les deux compilations Remastered pré-citées sortis sur Playstation 4. A vous de voir...

Kingdom Hearts, the journey so far...

Je vais cela dit tenter le difficile exercice de résumer plus de 15 années d'aventures Kingdom Hearts... Pour faire simple, disons que l'heure est venue pour Sora, Donald et Dingo de se confronter une bonne fois pour toutes aux membres de l'Organisation XIII, cette réunion de types à capuche manipulée par Maître Xehanort (et ses nombreuses autres incarnations). Mais avant l'avènement de la nouvelle Guerre des Keyblades (ndlr: épée en forme de clef qui est portée, entre autres, par le personnage principale), un conflit récurrent qui détermine le destin des multiples univers (dont font partie les films Disney), il faut au préalable réunir les sept gardiens de la Lumière croisés au fil des épisodes précédents. Or, après son échec à l'examen de maîtrise, qui a failli le faire basculer du côté obscur, Sora doit d'abord récupérer l'intégralité de ses facultés, tout en étant tenu à l'écart des investigations dans les ténèbres, confiées quant à elles au roi Mickey et à Riku. C'est en substance là que débute notre aventure, avec donc pas mal de pain sur la planche vous l'aurez compris.

Il est à présent grand temps de se lancer dans notre test et de vous livrer notre avis sur l'un des jeux les plus attendus de l’année.

Tout débute par divers choix que vous devrez faire afin de déterminer l'orientation que vous souhaitez donner à votre personnage. Plutôt axé sur la magie ou sur les combats, ou alors un mixe équilibré des deux. A vous d'en décider. Viendra ensuite de longs dialogues qui serviront à poser le décor et au passage tenter de situer un récit en allant le plus possible à l'essentiel. A condition de ne pas être totalement novice, ce "rappel" est d'ailleurs efficace. Puis débutera votre long voyage vers des mondes aussi divers et variés que ceux des films Hercule, La Reine des Neiges, Toy Story, Monstres & Co, Pirates des Caraïbes etc... Avec toujours comme fil conducteur la quête de vos pouvoirs perdus. En parallèle à cela, Mickey et Riku tenteront pour leur part d'explorer les ténèbres. Je ne vous en dirai pas davantage sur le scénario afin de ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, mais sachez que votre aventure sera particulièrement riche et variée.


L'un des premiers points forts de Kingdom Hearts III est indéniablement son irréprochable direction artistique. C'est ici quasiment à un film interactif auquel nous assistons. Un spectacle étourdissant et splendide, auquel nous sommes conviés et dont nous sommes les acteurs, et qui ne souffre d'aucun temps mort (à l'exception de trop longs dialogues - voir plus bas - et de certaines séquences qui cassent parfois le rythme).

KH3 n'est en aucun cas un jeu à monde ouvert. Tout est ici guidé, balisé, et c'est en évoluant dans des tracés en couloirs que vous progresserez tout au long de votre aventure. Ceci n'est en aucun cas gênant, même si pour le coup les phases de pure exploration se révèlent dès lors extrêmement rares, à l'exception de quelques plateformes à peine cachées auxquelles vous tenterez d'accéder afin de ne rien manquer comme objets, fruits, Xp et autres collectibles. Néanmoins, le jeu délivre un certain sentiment de liberté pour le joueur qui le parcourt, avec cette envie, qui ne nous quitte pas, de ne rien manquer. Les phases plus calmes succèdent aux plus rythmées, et les affrontements épiques ne sont jamais bien loins, sachez-le. Lors de ces phases plus "tendues", vous ne serz généralement pas seul. Le héros local (variant suivant le monde visité) viendra le plus souvent vous porter main forte lors des combats de boss. Cela donnera d'ailleurs lieu à de belles animations et à des pouvoirs spéciaux. De riches idées qui offrent une variété non négligeable lors des séquences d'action. Sinon les classiques feu, foudres etc... répondes eux aussi bel et bien présent, mais leur utilisation réclamera par contre de puiser dans votre barre de MP. Tout comme celle de vie, vous pourrez progressivement la restaurer en collectant les orbes correspondantes, lors des combats ou en dehors, mais aussi en usant des potions dans votre inventaire (même si ce dernier n'est pas toujours accessible malheureusement).


Les combats sont ici des moments clefs (sans mauvais jeu de mots...) et réclameront de votre part une parfaite concentration, sous peine de devoir recommencer. Les combats de boss sont une fois encore épiques et ne se bouclent généralement pas en quelques instants. Il vous faudra analyser les points faibles de votre (ou vos) adversaire(s) et établir la meilleure stratégie pour en venir à bout. Les barres de vie de ces ennemis (souvent gigantesques d'ailleurs) se videront alors progressivement, mais sans avoir préalablement opté pour la bonne stratégie, c'est la votre qui en fera les frais. Si vous trouvez cela dit la difficulté trop élevée, vous pourrez toujours opter pour le mode "Facile", qui vous offrira une plus grande marge de manœuvre et sera du coup moins punitif.

Un autre élément avec lequel on ne peut qu'être séduit, ce sont les graphismes. Kingdom Hearts III propose un rendu visuel souvent superbe, et tous les univers Disney-Pixar donnent véritablement l'impression au joueur de se trouver dans le film d'animation dont ils s'inspirent. Il n'y a rien à redire de ce niveau là, les équipes de développement ont réalisé un vrai travail d'artiste. Nous n'avons pas testé les autres versions, mais sur Xbox One X le résultat est en tous cas très convaincant. Le seul regret c'est que KH3 ne propose pas de compatibilité HDR (pour le moment?). Vous devrez par contre choisir entre Fluidité et Stabilité en début de partie. Le premier assurant un framerate optimal, le second favorisant plutôt le rendu visuel (mais limitant les fps). Il est tout de même dommage de devoir encore choisir entre les deux en 2019, même sur Xbox One X... Le jeu n'est pas non plus en UltraHD 4K Native comme on nous l'avait pourtant annoncé il y a quelques mois, mais en résolution maximale 2560x1440 sur Xbox One X et 2304x1296 sur PS4 Pro seulement. La pire note revenant dans ce domaine à la Xbox One S, qui affiche uniquement le jeu en 720p (!).

Quelques mots enfin concernant la bande originale, qui se montre tout simplement sublime, d'un bout à l'autre de l'aventure. Une partition qui accompagne magnifiquement notre odyssée et qui propose quelques jolies pépites au passage.


On est ici en présence, indéniablement, d'un excellent jeu, vous l'aurez compris. Néanmoins, il y a un certains nombre d'éléments qui m'ont déçu ou agacé durant l'aventure. D'abord des dialogues souvent interminables qui auraient pu être réduits considérablement, et qu'on ne peut pas passer!! (Arfff) Ensuite, contrairement à KH1 et KH2, il n'y a pas ici de doublage FR malheureusement. Square Enix nous avait pourtant surpris en proposant un excellent doublage pour la sortie de Final Fantasy XV. On pouvait donc logiquement espérer un traitement similaire pour KH3. Malheureusement ce ne sera pas le cas. La caméra agasse aussi bien souvent, ne parvenant jamais à se caler dans une position idéale quant nous sommes attaqué de toutes parts où lors des combats de boss, ou encore lors de l'usage de certains pouvoirs. Cet exercice est certes délicat, mais ce point aurait pu être davantage soigné je trouve. Le choix des mondes visités est aussi un point qui m'a personnellement déçu. L'univers Disney étant tellement vaste, se retrouver avec des films tels que Raiponce, ou Big Hero 6, sans parler du retour d'Hercule déjà croisé dans KH1, on peut légitimement se demander pourquoi. Et pour terminer je n'ai une fois encore pas été convaincu par les phases en vaisseaux servant de transition entre les différents univers visités. Un shoot'em up répétitif qui n'a définitivement pas sa place ici d'après moi. Alors oui, je chicane peut-être, j'en conviens, car dans sa globalité le jeu est grandiose, mais ces éléments participent aussi à la note finale que vous allez découvrir ci-dessous.

Notre verdict:
Nous l'avons tellement attendu, et il est enfin là! Et pour le coup Square Enix ne s'est pas moqué des joueurs en leur offrant une aventure à la fois riche, intense et maitrisée, signant un final parfaitement à la hauteur de la saga dont il marquera l'épilogue. Progressivement vous découvrirez dans Kingdom Hearts III les réponses que vous attendiez, et même parfois davantage encore... Une conclusion visuellement irréprochable qui plus est, même si les joueurs sur Xbox One X (et PS4 Pro) devront tout de même choisir entre fluidité et rendu visuel optimisé (mais sans 4K native et HDR). On regrettera aussi l'absence de doublage FR (pourtant présent sur KH1 et KH2), ou encore le choix de certains mondes Disney discutables (voir denier paragraphe ci-dessus). Mais au final ce n'est pas de ça que l'on se souviendra après avoir bouclé l'aventure, mais bien d'avoir été les témoins (et acteurs!) de la conclusion attendue depuis plus de 15 ans de la saga Kingdom Hearts, et quel final!
8.5/10

31 janv. 2019

[Astuce] Comment débloquer le lance roquettes (munitions infinies) dans Resident Evil 2 Remake (2019)?

Les fans de la saga Resident Evil le savent bien, c'est une tradition immuable, il est généralement possible de débloquer diverses armes bonus une fois l'aventure terminée, et avec en prime bien souvent les munitions illimitées. Resident Evil 2 Remake ne déroge donc pas à cette règle et propose, sous certaines conditions, de pouvoir recommencer un New Game + avec dans son inventaire tout un arsenal destructeur, parmi lequel on peut trouver le tant convoité Lance-Roquettes au munitions infinies.

Alors comment faire pour le débloquer?

Autant être franc, à moins que Capcom décide de le proposer un jour en DLC payant, il ne va pas être évident pour le commun des mortels de dégommer des zombies avec cette arme surpuissante. Pour l'obtenir il va vous falloir terminer l'aventure avec un rank S+ en mode de difficulté Hardcore, soit avec Leon ou Claire dans le scénario A (pour en profiter dans le scénario B), soit avec chacun d'eux (A+B), pour l’obtenir dans un New Game+.


Voici les conditions à remplir pour obtenir un rank S+ en mode Hardcore:

1 - Terminer le scénario A (ou A+B) avec un temps inférieur à celui mentionné ci-dessous: 
Leon A
(Hardcore)
< 02:30

Leon B
(Hardcore)
< 02:00

Claire A
(Hardcore)
< 02:30

Claire B
(Hardcore)
< 02:00


Autant être clair, cette performance est déjà loin d'être à la portée de tous. Mais ce n'est pas tout, car là vous obtenez "juste" un rank S. Pour décrocher le précieux S+, il vous faudra également:

2 - Utiliser le ruban à deux reprises maximum (et pour rappel en mode Hardcore il n'y pas de sauvegardes automatiques...)

3 - N'utiliser aucun spray de soin (ni d'armes à munitions illimitées!)

4 - Ne pas ouvrir les coffres de rangement (donc ne rien y stocker...)

5 - Et évidement ne pas mourir...

Une fois cette incroyable prouesse réalisée, vous pourrez alors avoir le privilège de posséder dans votre inventaire (dans les coffres de rangement) tout un arsenal de guerre, dont le fameux Lance-Roquettes aux munitions infinies. Qui fera évidement un carnage dans les rangs de l’infanterie zombie!