[Review] Project Cars, le test PS4

Créer votre pilote et chasser les records historiques à bord de votre bolide dans le but d'intégrer le prestigieux Hall of Fame...

[Review] Exodus: Gods and Kings, le test Blu-ray

1.300 av.J.C, le peuple hébreu est réduit en esclavage depuis des siècles par les pharaons d'Egypte et souffre de conditions de vie misérables...

[Review] Assassin's Creed Chronicles: China, le test PS4

Vous incarnez Shao Jun, disciple de Ezio Auditore et dernière Assassin de la Confrérie chinoise, qui revient dans son pays animée d’un désir de vengeance...

[Review] Mortal Kombat X, le test PS4

Le jeu adopte une direction artistique inédite et propose un tout nouveau gameplay pour offrir aux joueurs l'expérience Mortal Kombat ultime...

[Review] The Hobbit: La Bataille des 5 Armées, le test Blu-ray2D/3D

A présent, les Nains, les Elfes, les Humains mais aussi les Wrags et les Orques menés par le Nécromancien, convoitent les richesses de la Montagne Solitaire...

22 mai 2015

[Divers] Blogueur, bon plan ou malédiction?

Je reçois régulièrement des messages (par emails, twitter, facebook, instagram etc...) avec toujours la même question: Comment faire pour recevoir des jeux en test (ou des Blu-ray)? Et ma réponse est immuablement la même: Il faut avoir un site ou un blog suffisamment attractif pour que les éditeurs décident de vous faire confiance, et alors ils vous enverront des produits en test. Et cela est valable je pense quelque soit le domaine dans lequel vous souhaitez vous exprimer (technologie, lecture, musique, cuisine, jardinage...). Car la chose la plus importante est bien là, pour exister et durer en terme de notoriété sur internet, il ne suffit pas de se donner pour objectif de recevoir des "cadeaux" de la part des éditeurs (ce qui est très agréable, je ne vais pas faire l'hypocrite). Il faut surtout et avant tout vouloir communiquer et partager sa passion avec une communauté, et le faire bien tant qu'à faire. C'est là l'essence même d'un bon blogueur selon moi.

Alors je me pose la question de savoir si être un (bon) blogueur est un réel bon plan, ou plutôt une malédiction? Si je pose cette question c'est que vous, chers lecteurs, ne voyez que la partie visible de l'iceberg. Le produit fini, l'article rédigé, mis en page et conclu par un verdict la plupart du temps. Mais avant d'en arriver là, il y a derrière ça des heures de travail, uniquement motivées par notre passion commune, celle du jeux vidéo et des films/séries en Blu-ray. Car ce n'est pas si simple. Il ne suffit pas de recevoir un jeu, de prendre quelques photos, d'y jouer une heure et puis de dire "J'aime" ou "J'aime pas". Il faut nécessairement s'investir et prendre ce "travail" à cœur, qui est pour beaucoup (comme c'est mon cas) un second job qui débute une fois rentré à la maison après sa journée de travail classique.

S'investir veut également dire qu'il faut s'imposer une certaine rigueur, comme tenir compte de "délais raisonnables" afin de ne pas proposer des articles des semaines après la sortie de films ou de jeux (pour tout autant bien sûr que les éditeurs soient eux aussi dans des délais raisonnables quant à la fourniture d'exemplaires test, ce qui est généralement le cas heureusement). Cela est nécessaire pour tout d'abord être crédibles auprès des éditeurs, mais aussi et surtout vis à vis de ses lecteurs, qui seront forcément plus attirés par un article consacré à une sortie récente plutôt qu'à un produit déjà disponible depuis plusieurs semaines en magasins. Pour y parvenir il faut donc savoir parfois sacrifier du temps qu'on aurait pu passer en famille ou entre amis, voir aussi régulièrement réduire considérablement son temps de sommeil. Il ne faut cependant jamais perdre de vue qu'il s'agit là d'un hobby, et jamais (pour la plupart d'entre nous en tous cas) d'un job rémunéré. Vos talents d'écriture seront également très importants. Trop de blogueurs se permettent d'écrire sans même se relire, et osent donc publier des articles criblés de fautes d'orthographe. Le premier des respects que se doit d'avoir un auteur pour ses lecteurs, c'est d'écrire sans faute (ou du moins autant que possible, personne, moi le premier, n'étant à l'abri d'une faute oubliée malgré une relecture attentive).

Alors oui tout ceci a bien sûr des avantages (heureusement d'ailleurs!). Quand votre site, comme Deep-blu.com par exemple, affiche un joli score de plusieurs milliers de visiteurs uniques chaque jour, plus d'un million de pages visitées chaque année, et plus de 6.000 fans sur Facebook, vous pouvez en effet être fier du travail accompli et le faire valoir auprès de vos partenaires. Ceux-ci ne pourront qu'y être sensibles, et vous soutiendront logiquement d'autant plus en retour. Mais parvenir à rassembler autant de "sponsors" pour Deep-blu.com à pris du temps. L'aventure a pour moi commencé en 2003 (avec TheDVDPlanet.com). Cela fait donc 12 ans que j'entretiens des (bonnes) relations de travail avec certains éditeurs. Cela offre nécessairement certains privilèges parfois. Comme le dit l'expression adéquate, il ne faut pas vouloir mettre la charrue avant les bœufs. Néanmoins, certains "jeunes" sites/blogs sont parvenus à un résultat quasi similaire sans avoir derrière eux une décennie d'expérience en la matière. Mais je sais aussi de sources sures que certains n'hésitent pas à mentir ou tricher pour obtenir certains privilèges. N'oubliez pas que bien mal acquis ne profite jamais, et que donc tôt ou tard vous devrez payer le prix de votre roublardise.

Si j'ai décidé de rédiger cet article, c'était avant tout pour vous faire prendre conscience, pour autant que l'aventure "blogueur" vous tente, que les choses ne peuvent se faire du jour au lendemain. Que chaque site/blog ayant un temps soi peu d'expérience et de notoriété aujourd'hui a du se construire étape par étape, tisser des liens, chercher des contacts, ruser aussi parfois pour attirer l'attention de certains plus récalcitrants, avant d'enfin jouir d'un réseau solide et fiable. Il est en effet facile de demander une liste de contacts à quelqu'un ayant déjà fait le travail avant soi pour gagner du temps, comme certains n'avaient aucun scrupule à l'école de recopier les devoirs de leurs camarades, mais où est le coté gratifiant dans pareille démarche? Si après cet article vous êtes encore et plus que jamais motivés à vous lancer dans l'aventure, sachez que je ne me suis jamais fait fermer aucune porte sous le nez, mais que j'ai souvent du faire preuve de persévérance pour parvenir à mes fins. Recevoir un jeu ou un Blu-ray pour review se mérite, et pouvoir compter parmi ses soutiens tous les plus grands éditeurs et acquérir leur confiance est un marathon et surtout pas un sprint. Mais par dessus tout, c'est la qualité de votre travail, la richesse de vos articles, l'honnêteté de vos review, qui forgeront votre réputation et feront grandir votre média. Et plus encore que tous les éditeurs qui vous soutiennent (même si sans eux rien ne serait possible évidemment), ce sont vos lecteurs qui forgeront votre succès. Merci donc à tous les lecteurs de Deep-blu.com pour leur fidélité!

21 mai 2015

[Review] Wolfenstein: The Old Blood, le test PS4/Xbox One

WOLFENSTEIN: THE OLD BLOOD | Bethesda
Disponible dès le 19.05.2015 sur PS4, One et PC -- Test effectué à partir d'une version éditeur.

En 1946, les Nazis sont sur le point de remporter la Seconde Guerre mondiale. Afin de renverser la situation, B.J. Blazkowicz doit partir pour une mission épique en Bavière.
Dans la première partie - Rudi Jäger et la tanière des loups - B.J. Blazkowicz affronte un gardien de prison fou alors qu'il tente de pénétrer dans le château de Wolfenstein pour y dérober les coordonnées de la base du général Strasse.
Dans la deuxième partie - Les sombres secrets de Helga von Schabbs - notre héros explorera la ville de Wulfburg toujours à la recherche des coordonnées pour trouver Strasse. Il y découvrira un archéologue nazi obnubilé par ses recherches déterre d'anciens et mystérieux artéfacts aux pouvoirs maléfiques...

Proposé sous la forme d'un DLC "stand alone", comprenez du contenu additionnel ne nécessitant pas le jeu original pour pouvoir être joué, Wolfenstein: The Old Blood fait suite à Wolfenstein: The New Order, dont nous vous avions présenté notre test PS4 il y a quasiment un an jour pour jour de ça. Disponible sur Playstation 4, Xbox One et PC, en version dématérialisée ainsi qu'en version boite, et surtout vendu à moins de 20€, cet add-on a de quoi attirer l'attention, et en particulier celle des joueurs ayant tout spécialement apprécié l'aventure proposée par Wolfenstein: The New Order, dont je fais bien sûr partie. Ce test fut donc l'occasion pour moi de renouer avec l'agent B.J. Blazkowicz, et de casser du nazi à nouveau. Il est important de préciser qu'il n'est pas nécessaire d'avoir joué le jeu original sorti en 2014 pour se lancer dans The Old Blood, car les faits sont ici antérieurs à ceux racontés dans The New Order. Ça se déroule donc avant.

Tout comme son prédécesseur, Wolfenstein: The Old Blood est un FPS (jeu de tir à la première personne) d’action/aventure. Cette nouvelle aventure est divisée en 8 chapitres sur 2 histoires interconnectées. Comme je vous le disais plus haut, il s'agit ici de la pré-quelle à Wolfenstein: The New Order et ce chapitre additionnel en conserve tous les éléments qui ont fait le succès de l’œuvre du studio MachineGames. Attendez vous donc une fois encore à des scènes épiques, des affrontements costauds, le tout ficelé par un scénario tenant la route (bien que forcément un peu léger, pour ne pas dire secondaire, vous vous en doutez).

Au registre des nouveautés, on trouve ici de toutes nouvelles armes inspirées du matériel nazi comme le fusil à verrou, le fusil à pompe de 1946 ou encore le Kampfpistole lance-grenades. Tout un tas de nouveaux ennemis fait également son apparition, comme les légions de super-soldats, les troupes de choc d'élite, les drones, ainsi que les pires abominations nazies... zombies! (oui, ils ont osé...)



Techniquement, il est difficile de faire ici la fine bouche, le jeu étant strictement le même visuellement qu'il était lors de sa sortie initiale. C'est globalement soigné et joli, sans néanmoins aller jusqu'à s'extasier. Cela dit, malgré l'année écoulée, le rendu tient encore bien la route sur les consoles de nouvelle génération.

On retiendra au final une durée de vie correcte, un joli partage entre action et infiltration, pas mal de diversité dans les décors et les moyens d'aborder les différents objectifs, ainsi qu'un brin d'humour non négligeable. Il est par contre dommage que la conclusion ne fut pas, comme dans The New Order d'ailleurs, plus soignée. C'est malheureusement la chose que l'on retiendra une fois l'aventure bouclée.

VERDICT
Après l'excellent Wolfenstein: The New Order, cette "suite" (antérieure à l'épisode The New Order cependant) proposée en stand-alone et nommée Wolfenstein: The Old Blood, prolonge efficacement tout le bien que l'on avait pensé de son ainé il y a un an de ça (quasiment jour pour jour). Offrant une durée de vie honnête (comptez environs 6-8 heures pour le boucler une première fois suivant la difficulté choisie), apportant quelques nouveautés d’armement et de bestiaire, un ton humoristique délicieux, des quêtes à relevées et guidées par les trophées ajoutés, sans oublier un coté défouloir jouissif, il est dès lors incontestable que Wolfenstein: The Old Blood saura à son tour vous séduire si vous aviez apprécié l'aventure The New Order.

20 mai 2015

[Concours] Des jeux The Witcher 3 Wild Hunt à gagner!

Grâce à Bandai Namco et Deep-blu.com, pour célébrer la sortie du jeu événement The Witcher 3: Wild Hunt dès à présent disponible sur Playstation 4, Xbox One et PC, vous allez pouvoir tenter de remporter un des exemplaires mis en jeu (1x PS4, 1x XB1, 1x PC collector). Comment faire? C’est très simple, répondez par mail à la question posée plus bas sur cette même page (en n'oubliant pas bien sûr vos coordonnés!). Bonne chance à tous!

Un jeu de rôle à monde ouvert de nouvelle génération situé dans un univers fantastique aux graphismes époustouflants où le moindre choix peut avoir des répercussions profondes. Dans The Witcher 3, vous incarnez un chasseur de monstres, Geralt de Riv, chargé de retrouver une enfant prophétique dans un vaste monde ouvert, rempli de cités marchandes, d’îles peuplées de pirates vikings, de cols montagneux dangereux et de grottes oubliées à explorer...

Pour participer c'est très simple, il vous suffit de répondre correctement à la question posée ci-dessous, en nous envoyant votre réponse à l'adresse email indiquée. Un tirage au sort parmi les bonnes réponses désignera le (ou les) heureux gagnant(s).

Quel studio s'est occupé du développement de The Witcher 3 Wild Hunt?
A. CD Projekt Red
B. Black Projekt DVD
C. Blu-ray Projekt

Envoyez votre réponse par mail à cette adresse: concours@deep-blu.com, en n'oubliant pas bien sur d'indiquer vos coordonnées, et en renseignant en objet [respectez à la lettre ce libellé SVP] Concours Witcher3. Fin de cette action le 31.05 à minuit.




Doublez vos chances de gagner en cliquant sur le bouton Facebook "J'aime" Deep-blu.com (dans la colonne de droite sur cette page ou en vous rendant sur notre page Facebook) et en partageant le poste de ce concours sur votre mur Facebook. N'oubliez pas bien sur de laisser au passage un commentaire sur notre page Facebook, dans le poste dédié au concours.

Précision importante (pour une question de coût d'envoi): seuls les participants résidant au Benelux et en France métropolitaine seront inclus dans le tirage au sort. Merci de votre compréhension.

19 mai 2015

[Review] Invincible (Unbroken), le test Blu-ray

L'incroyable destin du coureur olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis "Louie" Zamperini dont l'avion s'est écrasé en mer en 1942, tuant huit membres de l'équipage et laissant les trois rescapés sur un canot de sauvetage où deux d'entre eux survécurent 47 jours durant, avant d'être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre...

Méconnu du grand public, l'histoire de Louis Zamperini méritait assurément de sortir de l'ombre. Telle une leçon de courage, de détermination, et de survie avant tout, le destin de cet homme est tout simplement bouleversant. Là où bon nombre d'entre nous auraient capitulé préférant sans doute la mort au traitement subi, lui a su trouver la force et le courage de se battre encore et encore. Le destin d'un champion olympique devenu prisonnier de guerre, pris comme souffre douleur par ses bourreaux. Malgré la torture, les souffrances, les humiliations, jamais Louis ne baissera les bras. Derrière la caméra, Angelina Jolie fait un travail de réalisation superbe pour capturer toute l'émotion et l'intensité de ces moments bien souvent insoutenables pour le spectateur, qui assiste, médusé, à tant d’acharnement, mais aussi à la construction de cet homme "invincible". Un film à voir assurément.

INVINCIBLE (UNBROKEN), disponible le 20.05 en BR et DVD chez Universal.

VERDICT : Remarquablement mis en scène, Unbroken (Invincible en français) nous raconte l'incroyable destin d'un homme que rien ne prédestinait à devenir un héros de guerre. Son mental d'acier lui permettra de résister aux pires tortures dans un camp de concentration nippon, où rien ne lui sera épargné. Une leçon de courage. Coté technique, ce Blu-ray nous livre un rendu soigné, avec une définition superbe et des contrastes affutés. On soulignera néanmoins un léger grain artistique venant texturer l'ensemble. Sans conséquence vis à vis du confort de vision je vous rassure. En ce qui concerne les pistes audio, seule la VO s'illustre en DTS-HD Master Audio 5.1, comme d'habitude chez Universal, livrant un ensemble ample et dynamique, et particulièrement immersif lors de certaines séquences, comme lors du crash d'avion par exemple. La VF DTS 5.1 s'en sort quant à elle avec les honneurs également, bien que moins affutées que son homologue anglaise HD. Doublage FR maitrisé. Pour ce qui est des extras, vous trouverez ici un focus sur les coulisses du tournage, un hommage au véritable Louis Zamperini, un lot de scènes coupées au montage, ainsi que divers modules additionnels revenant, entre autres, sur certaines séquences du film.
NOTE GLOBALE (Blu-ray/film)


18 mai 2015

[Review] Final Fantasy X/X-2 HD Remaster, le test PS4

FINAL FANTASY X/X-2 HD REMASTER | Square Enix
Disponible dès le 15.05.2015 sur PS4 (aussi sur PS3 et PS Vita) -- Test effectué à partir d'une version éditeur.

FINAL FANTASY X raconte les aventures de Tidus, une star du blitzball, et son voyage aux côtés d’une jeune et jolie Invokeur du nom de Yuna, déterminée à sauver le monde de Spira d’un cycle perpétuel de destruction engendré par la calamité connue sous le nom de Sin. FINAL FANTASY X-2 transporte à nouveau les joueurs dans le monde de Spira, où le Grand Invokeur Yuna, accompagnée de Rikku et Paine, se lance dans une aventure afin de faire la lumière sur les messages mystérieux dissimulés dans les sphères qu’elle chasse. Elle ignore encore que les réponses qu’elle recherche pourraient tout changer...

Je ne m'en suis jamais caché, je n'ai jamais été ce que l'on pourrait appeler un inconditionnel de la saga Final Fantasy, sauf peut-être de l'épisode culte Final Fantasy VII sorti il y a bien longtemps sur PS One, dont il devient de plus en plus difficile d'imaginer qu'un remake HD verra le jour. Trop de blabla, trop de combats inutiles, trop de bien de choses en fait, et aussi trop peu de certaines autres, bref, le J-RPG en général ce n'est pas mon truc. Alors après avoir testé Final Fantasy X/X-2 sur PS3 et PS Vita il y a quelques mois à peine (voir notre test de la version PS3/PS Vita), voir à présent débarquer ce "HD Remaster" aussi sur PS4 n'a pas été l'annonce de l'année en ce qui me concerne. Pourtant, et ce en toute objectivité, il faut bien reconnaitre que cette adaptation PS4 des versions PS3 et Vita de cette restauration HD du classique sorti en son temps sur PS2 (c'est bon, tout le monde suit?), montre néanmoins certains atouts qui pourraient bien réussir à convaincre les fans, ou ceux n'y ayant encore jamais gouté.

Replonger dans l'ambiance si particulière de Final Fantasy X/X-2 dix ans après l'avoir joué sur Playstation 2 est à la fois touchant et grisant, aucun fan n'osera dire le contraire j'imagine. Plus encore que dans sa version PS3 (dont le portage HD était déjà une incontestable réussite), ou encore la version sur PS Vita offrant également une réelle seconde vie à cette oeuvre, la conversion sur PS4 livre sans aucun doute elle aussi aux nostalgiques d'une époque à présent révolue ainsi qu'aux nouveaux arrivants, une vision optimale de ce diptyque vidéo-ludique culte pour bien des joueurs.

Certes les mécanismes font un peu "old school" parfois, mais cela reste encore en 2015 d'une efficacité incontestable (face à bien d'autres ayant essayé de faire mieux et s'y étant cassé les dents). Sachez que vous pouvez "switcher" comme bon vous semble entre les différentes versions du jeu (PS3, PS Vita et PS4), le jeu proposant en effet une option "cross-save" vous permettant de poursuivre votre aventure sur une autre machine. Il vous faudra par contre acheter chacune des versions car ceci n'inclus pas de "cross-buy" malheureusement.


Un des incontestables points forts de cet opus est son ambiance, maitrisée de bout en bout, et sublimée par une B.O. envoutante. Cette version PS4 vous propose d'ailleurs de choisir entre la BO originale ou une version spécialement réorchestrée. Le jeu est ici intégralement doublé en anglais sous titré français. Certains regretteront l'absence d'un doublage japonnais, bien que pour ma part cela soit très bien comme ça. Je ne suis pas un puriste absolu des VO dans un jeu vidéo, surtout quand il s'agit d'un titre japonais, ne comprenant pas la langue.

D'un point de vue purement esthétique à présent, il est clair que ce portage sur PS4 surclasse encore les deux versions "HD Remaster" proposées sur PS3 et PS Vita, même si le titre sur cette dernière offrait déjà un réel confort grâce, entre autres, à la taille de l'écran sur la portable de Sony, qui proposait également une résolution des cinématiques fort flatteuse (cela étant correct aussi sur PS4, malgré l'absence de Full HD lors de ces séquences). Sachez enfin que le jeu est proposé ici avec quelques extras qui raviront les fans des épisodes originaux.

En fin de compte, soyons francs, il y a clairement fort peu de chose à reprocher à ce remake HD de Final Fantasy X/X-2. L'absence de cross-buy (je vous en glissais un mot plus haut) en est une, et les fréquents petits chargements - bien que réduits par rapport aux versions antérieures - qui viennent ponctuer votre progression en sont un autre. Reste à présent à savoir si un tel portage (sur PS4) avait vraiment en sens. Le 1080p/60fps rend il est vrai un bel hommage à l’œuvre, et cette re-sortie permettra sans doute à certains joueurs de découvrir ce classique du J-RPG, mais faut-il pour autant cautionner tant de "HD Remaster" sur PS4? Je ne me prononcerai pas car si celle-ci ne me semble pas indispensable, d'autres par contre (déjà sorties ou annoncées) ont su faire vibrer mon cœur de fan. A vous donc de répondre à cette question en cédant (ou pas) à l'appel de ce Final Fantasy X/X-2 HD Remaster sur PS4.

Je conclurai en vous rappelant qu'une édition limitée du jeu est également disponible, incluant un boitier steelbook collector (aux illustrations plutôt préliminaires...), destiné à l'origine aux joueurs ayant pré-commandé le jeu en magasins. On trouve cela dit encore cette édition chez certains vendeurs. Avis donc aux amateurs (et/ou collectionneurs).

VERDICT
Bien que l’intérêt de ce portage sur PS4 reste discutable, il faut indéniablement reconnaitre que Final Fantasy X/X-2 HD Remaster ne manque pas de qualités, comme son modèle original sorti sur PS2 à l'époque d'ailleurs. Les fans n'ayant pas cédé à l'appel des versions sur PS3 ou PS Vita l'an dernier se laisseront peut-être séduire ici par cette édition offrant une remasterisation en 1080p/60fps, tout en incluant la fonction cross-saves pour ceux ayant peut-être déjà débuté l'aventure sur une autre plate-forme. Pour les novices, sachez que FFX/X-2 c'est aussi et avant tout une ambiance envoutante, qui vous embarquera totalement, à condition de ne pas être, comme moi, alergique aux J-RPG et à leurs interminables dialogues ainsi qu'à leurs combats à n'en plus finir. Cela reste du Final Fantasy bien sûr, mais appartenant à une autre époque tout de même. Un temps où le jeu vidéo était un art, celui d'une narration plus que d'une démonstration (un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre...). Mais pour faire court, FF X/X-2 HD Remaster est un modèle de restauration HD et offre sur PS4 le plus beau des écrins pour cette œuvre assurément culte de l'ère PS2, pour laquelle les puristes regretteront néanmoins l'absence ici d'un doublage original japonais.

13 mai 2015

[NEWS] Assassin's Creed Syndicate dévoile ses collectors

Quelques heures seulement après l'annonce officielle d'Assassin's Creed Syndicate (voir notre article de présentation et vidéo de gameplay), voici déjà que les éditions collector du jeu se dévoilent. Comme à chaque fois, ce ne seront pas moins de 3 éditions différentes entre lesquelles les fans devront faire un choix. Et comme d'habitude, la plus copieuse sera uniquement disponible via le site de vente en ligne d'Ubisoft. Cette dernière, vendue tout de même 149€, contiendra cela dit le Season Pass du jeu.

Pour rappel, Assassin's Creed Syndicate sortira le 23 octobre prochain sur Playstation 4 et Xbox One, et à l’automne 2015 sur PC (sans autre précision pour l'instant).

Entre les éditions Big Ben (149€, exclusive Uplay Shop), Charing Cross (99€ avec statuette, artbook, OST, map et DLC's) et Rooks (79€ avec artbook, OST, map et DLC's), laquelle choisirez-vous? Vous pouvez cliquer sur les images ci-dessous pour les afficher en grand format.


[NEWS] Assassin's Creed Syndicate confirmé par Ubisoft

Fin du mystère. Hier à 18h, heure française, Ubisoft a levé le voile sur le prochain volet de sa saga vedette, en annonçant la venue d'Assassin's Creed Syndicate (et non Assassin's Creed Victory comme initialement attendu) pour le 23 octobre prochain sur les consoles Playstation 4 et Xbox One, ainsi que sur PC.

Au programme une plongée dans le Londres victorieux fin 19ème, au beau milieu de la révolution industrielle. Coté nouveauté, le jeu proposera cette fois deux héros jouables (frère et sœur) entre lesquels le joueur pourra switcher à sa guise entre les missions principales, qui seront quant à elles majoritairement dédiés à Jacob, le héros masculin. Nous pourrons également emprunter des calèches comme moyen de transport, et devrons composer avec les gangs faisant la loi dans la capitale britannique à cette époque. Des gangs qui deviendront par la suite de précieux alliés, une fois que vous en aurez pris le contrôle. Enfin, et non des moindres, un nouvel accessoire fait ici son apparition, il s'agit d'un grappin nous permettant de gravir à toute vitesse les immeubles de la ville, mais aussi de l'utiliser comme tyrolienne entre les bâtiments. De quoi bouleverser quelque peu nos habitudes de gameplay. On constate également (dans le vidéo de gameplay entre autres) que les combats bénéficieront d'une toute nouvelle approche. Bref, que du bon semble-t-il, et inutile d'ajouter que l'attente va être bien trop longue jusqu'au 23 octobre...


Et comme une vidéo vaut mieux qu'un long discours, je vous laisse avec non pas une mais deux bandes annonces particulièrement alléchantes, dont une proposant même (déjà) 9 minutes de gameplay afin de mieux se rendre compte des petites nouveautés du prochain AAA d'Ubisoft. Le premier des deux trailers est quant à lui le premier trailer officiel, et en francais s'il vous plait. Enjoy Folks!

12 mai 2015

[Review] Horrible Bosses 2, le test Blu-ray

Ne souhaitant plus travailler sous la direction de qui que ce soit, Dale, Kurt et Nick décident de monter leur entreprise et ainsi être leurs propres patrons. Mais le trio, devancé par un investisseur véreux, se retrouve sans aucune possibilité de recours juridique. Les trois compères planifient donc un kidnapping, dans le but de reprendre les rênes de leur société...

Même si j'étais très enthousiaste à l'idée de découvrir cette suite de "Comment tuer mon boss?" (voir notre verdict du Blu-ray sorti en 2012), il me faut vous avouer que je n'ai ici que très rarement souri, ou alors bien souvent de honte face à l'absurdité des situations mises en scène. Bien moins inspiré que son prédécesseur, cette suite manque indéniablement d'originalité et se contente généralement de succéder des "gags" insipides les uns aux autres. Seule la bonne asiatique à su me décocher un vrai rire franc (presque un fou rire d'ailleurs), mais ce fut l'un des très rares moments où l'humour de Horrible Bosses 2 su faire mouche en ce qui me concerne. Chris Pine apporte néanmoins du sang neuf à l'ensemble en proposant un personnage à la fois charismatique et essentiel, et le jeu de l'acteur Kevin Spacey reste quant à lui un pur régal (bien que son apparition dans le film soit on ne peut plus brève malheureusement). Bref, une suite qui manque cruellement d’intérêt et que je ne vous conseillerait que si vraiment ce genre d'humour est votre came absolue. Dans le cas contraire, mieux vaut encore revoir le premier, bien plus abouti à mes yeux.

Sachez que deux montages du film sont inclus dans cette édition Blu-ray, avec une version cinéma et une version "extended" (+8 minutes). Attention que si vous optez pour la version longue, aucune piste audio française n'est proposée, uniquement une VO sous titrée FR.

HORRIBLE BOSSES 2 (COMMENT TUER SON BOSS 2), disponible en Blu-ray et DVD chez WHV.

VERDICT : Difficile de valider un scénario sans la moindre inspiration, aux retournements de situation prévisibles, et au casting forcé. Néanmoins on soulignera quelques idées appréciables, soutenues par les nouveaux venus essentiellement. Une chose est claire en tous les cas, cette suite n'arrive guère à la cheville du premier film, bien plus inspiré (m'avait-il semblé à l'époque en tous cas). Le coté technique de ce Blu-ray sauve donc la moyenne, avec un rendu HD agréable, mais pas exemplaire pour autant, avec un léger grain permanent qui, j'imagine, se veut artistique. Contrastes et définition se montrent quant à eux remarquables. En ce qui concerne les pistes audio, seule le VO s'illustre en DTS-HD Master Audio 5.1, confortable et immersive, comme on les aime. La VF se dévoile quant à elle en Dolby Digital 5.1, plus contenue que son homologue en langue anglaise. Doublage FR soigné, où l'on retrouve les voix françaises habituelles du casting. Du coté des extras, vous trouverez ici de nombreux courts modules sur les coulisses du tournages, bêtisier, séquences diverses, ou encore scènes inédites, sans oublier les bandes annonces promotionnelles en début de programme et un code Ultra Violet dans le boitier.
NOTE GLOBALE (Blu-ray/film)


9 mai 2015

[Review] Puzzle & Dragons Z + Puzzle & Dragons Super Mario Bros. Edition, le test 3DS

PUZZLE & DRAGONS Z + P&D SUPER MARIO EDITION | Nintendo
Disponible dès le 07.05.2015 sur Nintendo 3DS -- Test effectué à partir d'une version dématérialisée.

Basé sur le célèbre jeu Puzzle & Dragons, un jeu de réflexion mâtiné de RPG et de stratégie déjà disponible au Japon, Puzzle & Dragons Z et Puzzle & Dragons: Super Mario Bros. Edition seront disponibles dans une même édition sur Nintendo 3DS et 2DS en mai prochain. Puzzle & Dragons: Super Mario Bros. Edition met en scène des personnages et des mondes de la série Super Mario Bros.

Ne passons pas par quatre chemins, cette version de Puzzle & Dragons Super Mario Bros. Edition va hanter vos jours et vos nuits quand vous y aurez gouté! Directement addictif, le titre mélange en fait le coté "tactique" et structurel d'un Candy Crush, avec des items à aligner par trois, quatre ou cinq, horizontalement et/ou verticalement, incluant divers bonus, attaques spéciales etc..., tout en intégrant en parallèle un aspect RPG non négligeable, faisant évoluer vos personnages et leurs compétences grâce à vos victoires. Même si le joueurs n'a aucune incidences directes quant aux choix possibles sur l'évolution de ces dites compétences. Le joueur peut par contre utiliser divers items collectés (reçues en récompenses après les combats en général) pour faire évoluer (muter devrais-je dire) certains alliés et ainsi leur apporter de nouvelles capacités.

On retrouve ici tout l'univers des jeux Mario, avec les personnages principaux évidement (Mario, Luigi, Toad, etc...), des créatures (champignons, tortues etc...) habituellement ennemies qui ici deviendront vos alliés, et puis aussi bien sûr toute une kyrielle de méchants issus de la bande à Bowser, qui non contents d'avoir (comme d'habitude) kidnappé la princesse Peach, tenteront constamment de vous mettre des battons dans les roues.


Mais le lien avec l'univers des jeux Mario ne s'arrête pas uniquement aux personnages, puisque tout le design du titre original Puzzle & Dragons a intégralement été revu en empruntant les icônes et les décors/thèmes des différents mondes de la saga du plus célèbre des plombiers. Une autre façon de visiter les habituels châteaux, déserts ou monde aquatiques rencontrés dans le jeux Mario. Enfin, vos oreilles seront elles aussi à la fête puisque la B.O. du jeu s'inspire également des mélodies célèbres des nombreux épisodes de la saga Mario Bros..

Pour jouer c'est très simple, vous prenez votre stylet et vous devez déplacer à chaque tour une item (feuille, étoile, fleurs, vie, etc...) sur l'écran tactile et la positionner à un autre endroit pour composer une ligne de 3, 4 ou 5 items identiques. Les items correspondantes disparaitront alors, entrainant peut-être avec elles d'autres items liées à votre modification. C'est ce que l'on appel un combot. Plus vous ferez de combots, plus vous infligerez de dégâts à votre adversaire. Le but étant bien sûr de tous les éliminer. Des super attaques peuvent aussi être déclenchées. Rassurez-vous, le jeu vous explique cela très clairement, pas à pas, en début de partie. Attention que, comme dans les jeux Pokémon par exemple, il faut ici tenir compte des forces et faiblesses de vos adversaires. Certains étant plus sensibles au feu, d'autres à la foudre, etc... Et pareil pour vous en retour. Il faut donc bien gérer son équipe avant de se lancer dans un nouveau niveau.



Bonne nouvelle pour tous les boulimiques de jeux du même genre, le titre Puzzle & Dragons Super Mario Bros. Edition est livré en bundle avec le jeu Puzzle & Dragons Z, en quelque sorte la version originale ayant inspiré cette "Super Mario Edition". Vous pourrez ainsi comparer les deux, et changer de décors/ambiance quand vous le souhaitez. Globalement le principe est identique dans les deux versions, seuls les thèmes (personnages, décors, items, etc...) varient.

VERDICT
Après y avoir gouté, difficile de s'en détacher... Voici comment je pourrais résumer mon expérience avec Puzzle & Dragons Super Mario Bros. Edition, qui m'a cruellement fait manquer de sommeil durant ma phase de test. Accessible dans un premier temps, le jeu devient petit à petit plus exigeant, et réclamera à terme de bonnes compétence d'observation, un sens tactique aiguisé, et puis aussi parfois un petit brin de chance, ne le nions pas. On pourra il est vrai lui reprocher une certaines répétitivité dans ses mécanismes, bien que le jeu tente constamment de se diversifier en terme de contenu. Quoiqu'il en soit, l'essayer c'est l'adopter, je vous le garanti. Si vous êtes des accros de la saga Candy Crush sur votre smartphone, préparez vous à ne pas décrocher de Puzzle & Dragons de si tôt sur votre console portable Nintendo 3DS.

8 mai 2015

[Review] Project Cars, le test PS4

PROJECT CARS | Bandai Namco
Disponible dès le 07.05.2015 sur PS4, XONE et PC -- Test effectué à partir d'une version éditeur.

Créer votre pilote et chasser les records historiques à bord de votre bolide dans le but d'intégrer le prestigieux Hall of Fame. Vous pourrez également tester vos aptitudes en ligne grâce à des évènements ponctuels : Courses aux meilleurs temps, compétitions communautaires régulièrement mises à jour ou encore des Race Week-ends. En proposant le plus large choix de voitures de tous les jeux de courses récents, une gestion dynamique de la météo et du cycle jour/nuit en temps réel, des graphismes majestueux et un pilotage réaliste, Project Cars est prêt à faire face à la compétition...

Project Cars fait sans aucun doute partie de ces jeux que l'on attendait de pieds fermes, mais que l'on ne pouvait s’empêcher de craindre également... Car si des studio tels que Polyphony Digital (Gran Turismo) ou Turn 10 Studios (Forza) ont largement fait leurs preuves en ce qui concerne les courses automobiles sur consoles depuis plus d'une décennie maintenant, il faut bien avouer que Bandai Namco a encore tout à démontrer en la matière. Quoiqu'il en soit, sur la papier, Project Cars avait de quoi tenir tête à ses rivaux légendaires, nous promettant un panel de véhicules impressionnant, un mode carrière copieux, des modes de jeu originaux, en solo comme en multi, et un niveau technique particulièrement alléchant. Bref, le jeu de course ultime pour bien des joueurs, en proposant à la fois courses de karts, tourisme, F1, ancêtres etc.., le tout en un seul et même titre. Mais Project Cars remplit-il au final toutes ses alléchantes promesses? Réponse.

Sur bien des aspects, Project Cars se rapproche davantage, pour moi, d'un Gran Turismo plutôt que d'un Forza MotorSport (et c'est tant mieux aurais-je envie de dire). Dans sa construction en mode Carrière tout d'abord, avec une évolution progressive, même si le jeu se révèle très nettement plus facile à aborder que son illustre prédécesseur attaché à la marque Playstation, grâce entre autres à de nombreux réglages influant directement sur l'agressivité des adversaires en qualification ou en course, mais aussi par son coté "simulation" plutôt prononcé, qui ravira la majorité des amateurs je pense. Mais on peut aussi le comparer à GT au travers de sa richesse de contenu (nombreuses catégories, types de véhicules, configurations et réglages, etc...), avec marques et licences officielles (sans être aussi complet cependant), ainsi que plusieurs circuits réels impeccablement modélisés. Le joueur y trouvera donc sans problème de quoi assouvir sa gourmandise de pilotage virtuel.



Je vous parlais plus haut de la richesse de contenu de Project Cars, ceci étant assurément l'un des atouts majeurs du jeu. Variété des épreuves, types de véhicules, changement climatique somptueux, configuration gargantuesque dans tous les domaines, etc..., Project Cars tente réellement de s'imposer comme une référence et ainsi établir une nouvelle norme en la matière pour la nouvelle génération (en l'absence de véritables concurrents de taille actuellement). Chaque véhicule peut aussi être relooké (couleurs essentiellement), et vous pouvez aisément l'ajouter ensuite à votre garage personnel. Une facilité qui ne fera pas l'unanimité mais qui a au moins le mérite de proposer un copieux contenu, directement accessible, sans en passer par des heures et des heures de courses avant de pouvoir (enfin) piloter la voiture de vos rêves. Les dégâts sont également ici paramétrables, allant de la simple dégradation esthétique, à la réelle influence de pilotage (voir image ci-dessous).

Comme je vous le disais précédemment, le concept ne fera pas l'unanimité auprès de tous les joueurs, sur la durée du moins, même si Project Cars propose néanmoins un bel équilibre en terme de choix et d'options, capable je pense de contenter bon nombre de joueurs. Ceci est également vrai en ce qui concerne les modes de jeu proposés, peu nombreux finalement (contrairement aux épreuves incluses) et relativement classiques (courses rapides, défis de temps, courses et épreuves en ligne, mode carrière...). Vous pouvez également créer vos propres épreuves et en suite les proposer à la communauté en ligne. Les plus téméraires pourront aussi s'attaquer à divers records historiques et ainsi tenter de laisser leur emprunte dans l'histoire.


Impossible bien sûr de ne pas aborder le coté technique proposé par Project Cars. Nous ne reviendrons pas ici sur la polémique visant actuellement les différentes versions du jeu, avec semble-t-il une version Xbox One en-deçà des versions PS4 et PC (rien de neuf sous le soleil dirais-je...), pour nous concentrer sur la version Playstation 4 qui nous a été fournie par Bandai Namco. Et là, difficile en effet de ne pas avouer que tout ceci est globalement splendide. La modélisation des bolides est remarquable, les effets de carrosserie très réalistes, tout comme l'immersion intérieure. Il n'y franchement là que très peu de chose à redire. On ne pourra pas vraiment se plaindre non plus de l’emballage extérieur, avec des environnements très réussis et immersifs également, ainsi que des effets météo au poil et des variations de lumière (jour/nuit) impeccables. Difficile là aussi de prendre Project Cars à défaut. Et pour ce qui est de la fluidité, le couple 1080p/60fps fait incontestablement sensation. Sachez que, comme sur PC, vous pourrez sur PS4 modifier certains paramètres d'affichages si vous le souhaitez.

Mais qu'en est-il de la prise en main me demanderez-vous? Et bien globalement on peut situer Project Cars davantage vers la simulation (sur la durée en tous cas), et donc admettre que l'accessibilité dépendra considérablement du véhicule, du circuit, mais aussi et surtout des conditions météorologiques. Le jeu proposant de très nombreuses options d'aides au pilotage, ces dernières peuvent dès lors aider les joueurs recherchant des sensations plus "arcade", en facilitant grandement la tenue de piste mais aussi et surtout la gestion des concurents en course. Tout cela une fois encore à cause (ou grâce, c'est selon) aux nombreuses aides à la conduite que le jeu propose. De ce point de vue là, le titre de Bandai Namco rejoint donc une fois encore Gran Turismo que je prenait plus haut comme référence spirituelle à Project Cars. Les diverses assistances au pilotage proposées rendent clairement les choses ici parfois très (trop) assistées, mais je rappelle que vous pourrez les activer ou les désactiver comme bon vous semble. D'un autre coté, de très nombreux joueurs, cherchant avant tout à s'éclater en course et n'étant pas des férus de réglages mécaniques, seront enchantés des différents profils de pilotage et autres réglages de difficultés inclus. Bien sûr vous pourrez opter pour un profil pro et ainsi tenter l'expérience sans aucune aide, mais ceci n'est assurément pas à la portée de tous.




A coté des modes de jeux de pilotage qui vous ont été détaillés plus haut, Project Cars propose également de vous éclater avec ses modes photo et vidéo, qui vous permettront alors de prendre autant de clichés/vidéos que vous le désirez et ensuite de les partager avec vos amis et/ou la communauté. De quoi immortaliser vos plus beaux moments sans avoir recours à la fonction "share" de la PS4, plus limitée en la matière, et de sauvegarder vos plus beaux replay, tout cela dans votre galerie.

Je terminerai en revenant brièvement sur le mode de jeu solo principale, le Mode Carrière. Dans ce dernier vous allez tout d'abord créer votre profil et serez ensuite amené à choisir un sponsor. Tout comme un véritable jeune pilote, vous devrez ensuite faire vos preuves en évoluant de courses en courses (sur un calendrier), débutant par la base, le karting. Chaque victoire vous rapportera des points, pour vous et votre écurie, mais également des fans, qui ne manqueront pas de vous envoyer des messages. Cette notoriété vous amènera alors de nouveaux sponsors et de nouvelles opportunités de contrats. Plus vous en signerez, plus vous deviendrez alors célèbre. Enfin, nous n'avons pas eu l'occasion de tester grandement les modes de jeu multijoueurs en ligne, les serveurs étant particulièrement vides lors de notre phase de test (seul la presse y avait accès avant la sortie officielle). Cependant, ces derniers se sont montrés réactifs et rien ne nous laisse penser que la communauté souffrira de problème majeurs à ce niveau là. Espérons-le en tous cas.

VERDICT
En proposant un jeu à la fois copieux, réaliste, varié et immersif, Project Cars remplit son contrat et devrait sans trop de difficulté combler les attentes des joueurs qui voyaient en lui le messie tant attendu. Avec sa large palette de véhicules, son mode Carrière passionnant, ses activités en ligne prometteuses et ses nombreux réglages pour ainsi plaire à tous types de joueurs (débutants ou confirmés), Project Cars offre une vraie expérience autant crédible qu'immersive. De plus, le jeu est particulièrement aguichant visuellement sur PS4, ce qui ne gâche rien, que du contraire. On regrettera il est vrai quelques menu détails, comme l'absence d'un doublage FR pour les annonces des stands ou de la voix off (en provenance directe de la manette!), davantage de mise en scène avant et après les courses, une configuration de profil minimaliste, ou encore des modes de jeu sans grande originalité, mais l'essentiel est quant à lui bien présent, on s'amuse et la durée de vie s'annonce énorme. Pari réussi donc pour cette nouvelle licence, à qui on souhaite déjà longue vie et dont on attend de voir avec impatience comment elle évoluera. Pas de doute à avoir en tous cas, Project Cars s'impose comme LA simulation automobile sur consoles (et PC) à ne pas manquer!