[Review] The Evil Within, le test PS4

Lors de leur enquête sur la scène d'un horrible carnage, le détective Sebastian Castellanos et ses partenaires sont confrontés à une mystérieuse force...

[Review] F1 2014, le test PS3

Vibrez au rythme du championnat de Formule 1 2014. Grâce à la licence officielle FIA, F1 2014 vous propose toutes les voitures, pilotes et circuits de la saison 2014...

[Review] Edge of Tomorrow, le test Blu-ray 2D/3D

Le commandant William Cage, qui n'a jamais combattu de sa vie, est envoyé, sans la moindre explication, dans ce qui ressemble à une mission-suicide...

[Review] Maléfique, le test Blu-ray 2D/3D

Maléfique est une fée au coeur pur vivant dans un royaume où règnent le bonheur et l'harmonie. Mais un jour, une armée d'envahisseurs menace les frontières de ce beau pays...

[Review] DriveClub, le test PS4

Avec DriveClub il ne s'agit pas juste de gagner ou de perdre, c’est l’esprit d’équipe qui est en jeu. Adhérez à un club et partagez l’excitation de la course, les uns pour les autres...

22 oct. 2014

[Concours] Des jeux Alien Isolation sur PS4 et One à gagner!

Grâce à SEGA et Deep-blu.com, pour célébrer la sortie du jeu Alien: Isolation, disponible dès maintenant sur PS4, PS3, XB1, 360 et PC, vous allez pouvoir tenter de remporter un des exemplaires Playstation 4 et Xbox One offerts par notre partenaire. Comment faire? C’est très simple, répondez par mail à la question posée ci-dessous, en n'oubliant pas bien sûr d'indiquer vos coordonnées. Bonne chance à tous!

Découvrez le véritable sens de la peur dans Alien: Isolation, un FPS survival-horror vous plongeant dans une atmosphère d'effroi palpable, emplie de dangers mortels. Quinze ans ont passé depuis les événements du premier film Alien. La fille d'Ellen Ripley, Amanda, mène un combat désespéré pour la survie, au cours d'une mission visant à découvrir les véritables raisons de la disparition de sa mère. Guidez Amanda et naviguez dans un monde toujours plus explosif, dans lequel elle est livrée à elle-même, encerclée de toutes parts par une population paniquée et un Alien impitoyable et imprévisible. Mal préparée et mal équipée, Amanda devra trouver des ressources et se montrer plus rusée que son ennemi pour survivre, perdue dans l'espace où personne ne l'entendra crier...

Pour participer c'est très simple, il vous suffit de répondre correctement à la question posée ci-dessous, en nous envoyant votre réponse à l'adresse email indiquée plus bas. Un tirage au sort parmi les bonnes réponses désignera le (ou les) heureux gagnant(s).

Comment se nomme la vaisseau où se déroule le premier film Alien?
A. Enterprise
B. Nostromo
C. Odysseus

Envoyez votre réponse par mail à cette adresse: concours@deep-blu.com, en n'oubliant pas bien sûr d'indiquer vos coordonnées, et en renseignant en objet [respectez à la lettre ce libellé SVP] Concours AlienPS4. Fin de cette action le 31.10 à minuit.



Doublez vos chances de gagner en cliquant sur le bouton Facebook "J'aime" Deep-blu.com (dans la colonne de droite sur cette page ou en vous rendant sur notre page Facebook) et en partageant le poste de ce concours sur votre mur Facebook. N'oubliez pas bien sûr de laisser au passage un commentaire sur notre page Facebook, dans le poste dédié à ce concours.

Précision importante (pour une question de coût d'envoi): seuls les participants résidant au Benelux et en France métropolitaine seront inclus dans le tirage au sort. Merci de votre compréhension.

[Concours] Des Blu-ray "22 Jump Street" à gagner!

Grâce à SPHE et Deep-blu.com, pour célébrer la sortie du film "22 Jump Street" le 22 octobre 2014 en Blu-ray et DVD, vous allez pouvoir tenter de remporter un des 2 exemplaires Blu-ray mis en jeu. Comment faire? C’est très simple, répondez par mail à la question posée ci-dessous, en n'oubliant pas bien sur d'indiquer vos coordonnés. Bonne chance à tous!

Après avoir (re)doublé d'efforts à la fac, les policiers Schmidt (Jonah Hill) et Jenko (Channing Tatum) s'attendent à tout lorsqu'ils effectuent une opération d'infiltration parmi les étudiants. Leur association est remise en question lorsque Jenko rencontre l'âme sœur dans l'équipe de foot et que Schmidt fréquente les branchés de l'art bohème. Leur défi consiste alors non plus seulement à résoudre un cas, mais aussi à se demander s'ils peuvent assumer une relation entre adultes...

Pour participer c'est très simple, il vous suffit de répondre correctement à la question posée ci-dessous, en nous envoyant votre réponse à l'adresse email indiquée. Un tirage au sort parmi les bonnes réponses désignera le (ou les) heureux gagnant(s).

De quelle série télé est inspiré ce film?
A. Police Academy
B. 21 Jump Street
C. CSI (Les Experts)

Envoyez votre réponse par mail à cette adresse: concours@deep-blu.com, en n'oubliant pas bien sur d'indiquer vos coordonnées, et en renseignant en objet [respectez à la lettre ce libellé SVP] Concours 22JS. Fin de cette action le 31.10 à minuit.

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Doublez vos chances de gagner en cliquant sur le bouton Facebook "J'aime" Deep-blu.com (dans la colonne de droite sur cette page ou en vous rendant sur notre page Facebook) et en partageant le poste de ce concours sur votre mur Facebook. N'oubliez pas bien sur de laisser au passage un commentaire sur notre page Facebook, dans le poste dédié à ce concours.

Précision importante (pour une question de coût d'envoi): seuls les participants résidant au Benelux et en France métropolitaine seront inclus dans le tirage au sort. Merci de votre compréhension.

21 oct. 2014

[NEWS] Six nouveaux Classiques Disney disponibles en Blu-ray

Je sais que vous êtes nombreux à les collectionner, alors sachez que 6 nouveaux classiques Disney sont dès à présent disponibles en Blu-ray en Belgique: Oliver & Compagnie, Lilo & Stitch, Atlantide: l’Empire Perdu, La Planète au Trésor, La ferme se rebelle, et Kuzco l’Empereur Mégalo.

Nous en avons reçu deux parmi cette liste afin d'évaluer la qualité technique (audio et vidéo) proposée par ces nouvelles sorties. Nous prendrons donc ces deux titres (Kuzco, l’Empereur Mégalo et Lilo & Stitch) comme références, mais nous ne pouvons néanmoins garantir que les 6 titres affichent tous les mêmes caractéristiques techniques.

[Review] Kuzco: l'Empereur Mégalo, le test Blu-ray

Assumant son originalité en proposant une approche plus caustique et s'adressant peut-être du coup davantage à un public plus adulte que les habituels contes de Princesses... Kuzco n'a pas pris une ride, tant du point de vue de son efficacité - Boom Baby! - que visuellement. Cette version Blu-ray affiche une image exemplaire, loin de nous rappeler que le film date de 2000, à une époque où la Haute Définition n'existait pas et où le standard télé était encore le 4/3. Le master 1080p Full HD (16/9) est ici splendide, totalement remis à neuf, pour un confort visuel parfait. Coté audio, c'est DTS-HD 5.1 que VO et VF s'illustrent, avec une version originale plus incisive que son homologue FR, mais une version française néanmoins délicieuse, grâce à son doublage excellent. Coté extras, issus de l'édition DVD et donc en SD malheureusement, vous trouverez divers modules sur les coulisses du film, le clip de Sting, et les habituelles bandes annonces promos bien sûr, en HD pour ces dernières.

[Review] Lilo & Stitch, le test Blu-ray

Tout aussi décalé que Kuzco par rapport aux habituels codes que nous propose Disney, Lilo & Stitch offre à la fois une approche graphique singulière mais également une musicalité inédite, en s'inspirant d'un coté des chants traditionnels hawaïens et en empruntant de l'autre certains classiques d'Elvis. C'est d'ailleurs la seule et unique fois - à ma connaissance - que Disney s'est permis d'inclure dans un de ces classiques un titre issu du répertoire pop/rock collectif. Proposant un humour tout autant adressé aux enfants qu'à leurs parents, Lilo & Stitch est indiscutablement un délicieux moment à savourer en famille. Coté technique, il n'y a ici rien à dire, c'est splendide. Le master Full HD 1080p est en tous points exemplaire et ne montre aucune faiblesse. Constat similaire en ce qui concerne les pistes audio d'ailleurs, avec une VO DTS-HD Master Audio 5.1 (et non 7.1 comme indiqué sur la jaquette!) magistrale, tout comme la VF DTS-HD HR 5.1, elle aussi d'une redoutable efficacité. Pour ce qui est des extras, vous trouverez, comme sur l'édition DVD originale, divers modules sur la musique et les inspirations du film, sans oublier les habituelles bandes annonces bien sûr.

Dès à présent disponible chez Walt Disney Home Entertainment en Disney Blu-ray.





[Concours] Des codes démo Pokémon "Rubis Omega" et "Saphir Alpha" ainsi que des Pokémons exclusifs pour X & Y à gagner!

Pour vous permettre de découvrir en avant première les deux nouveaux jeux Pokémon "Rubis Omega" et "Saphir Alpha" qui seront disponibles en magasins dès le 28 novembre 2014 exclusivement sur consoles Nintendo 3DS et 2DS, nous avons 5 codes à vous offrir pour télécharger la démo sur le Nintendo eShop. De quoi vous faire votre propre idée sur ce futur hit avant tout le monde!

Chaque gagnant remportera également un second code, débloquant un Pokémon exclusif (Ectoplasme Chromatique) dans Pokémon X & Y.


Comment participer?
Pour participer c'est très simple, laissez nous ici, ou sur notre page Facebook (vous pouvez cumuler les deux pour augmenter vos chances bien sûr), un commentaire en nous disant pourquoi vous aimez jouer aux jeux Pokémon sur votre console Nintendo 3DS? Pour que votre participation sur le site soit validée, vous ne pouvez pas participer en anonyme (les messages anonymes ne seront d'ailleurs pas publiés) et vous devez disposer d'un compte Google/Gmail valide.

Les 5 gagnants seront tirés au sort le lundi 27 octobre et seront avertis en messages privés le jour même. Vous avez donc jusque dimanche minuit pour participer. Ce concours est ouvert à tous les lecteurs de Deep-blu.com, sans restriction.

Pour plus d'infos sur Pokémon Rubis Omega et Pokémon Saphir Alpha, vous pouvez visiter le site officiel du jeu en suivant ce lien.

20 oct. 2014

[Review] The Evil Within, le test PS4

THE EVIL WITHIN | Bethesda
Disponible dès le 14.10.2014 sur PS4, PS3, XB1, 360 et PC -- Test effectué à partir d'une version éditeur.

Développé par Shinji Mikami, créateur de la saga Resident Evil, The Evil Within renoue avec les origines du Survival Horror. Lors de leur enquête sur la scène d'un horrible carnage, le détective Sebastian Castellanos et ses partenaires sont confrontés à une mystérieuse force. Après avoir été témoin du massacre des autres officiers, Sebastian perd connaissance. À son réveil, il se retrouve dans un monde malsain dans lequel d'hideuses créatures rôdent entre des cadavres. En proie à une terreur inimaginable, Sebastian va devoir lutter pour sa survie et se lancer dans un terrifiant voyage afin de percer à jour l'origine du mal...

Grand fan de la saga (en version jeux vidéo, pas en film, je précise) Resident Evil depuis ses tout débuts, j'attendais logiquement avec une certaine impatience de découvrir The Evil Within, mis en scène par l'illustre Shinji Mikami. Annoncé comme la suite spirituelle de Resident Evil 4, la série ayant changé de cap après cette épisode charnière, et ayant adoré cette épisode, je me réjouissais d'autant plus d'y gouter. Je dois bien avouer que je fus quelque peu décontenancé lors des premières minutes, durant lesquelles je suis mort (déjà) un certain nombre de fois... Après avoir visualiser quoi faire pour progresser (j'avais totalement zappé les clefs sur le crochet, étant focalisé sur la "bête" et ses aller-retour), je pus alors me rendre compte que la tâche allait être exigeante, et que The Evil Within ne nous donnerait aucun répit ni ne nous éviterait aucun cliché du Survival-Horror pour assumer son rang de successeur au titre de nouvelle référence du genre.

Dès le départ le jeu impose ses règles (furtivité constante de rigueur, pièges vicieux, niveau de vie limitée, stock de munitions rachitique, ennemis résistants et dangereux, sauvegardes rares et précieuses...), bref, une insécurité constante pour de la survie à l'état pur, dans un environnement ultra hostile. Mais sans être sadomasochiste, c'est ça aussi et avant tout qui fait l’intérêt de The Evil Within. Trouver le moyen de s'en sortir, même si on meurt encore et encore à certains endroits. La solution existe, à nous de la trouver. Un coté exigeant qui impose au joueur de toujours être sur ses gardes, de surveiller constamment son niveau de vie, son stock de munition, et d'anticiper sa prochaine sauvegarde. Fouiller chaque recoin pour espérer y dénicher l'arme, les munitions, les allumettes, la seringue, la statuette (brisez-les, ces dernières renferment de petites clefs à utiliser dans la salle des casiers de l'asile où on peut sauvegarder) ou encore le pot de gel vert qui lui rendra l'espoir (ou l'illusion) d'une progression plus "confortable".


Aucun doute, vous l'aurez compris, The Evil Within maitrise son ambiance. Coté bestiaire, les choses sont là aussi plutot variées avec des créatures tout d'abord assez "zombies", évoluant progressivement vers des formes plus cauchemardesques. Certains ennemis seront même invisibles, le summum de l'insécurité pour le joueur! On y retrouve également des versions déjà-vu de personnages issus de l'univers de Resident Evil, comme le gars à la tronçonneuse, bien flippant, et super résistant qui plus est. Pour vous défendre vous aurez tout de même quelques armes en votre possession (pistolet, fusils, arbalète, objets explosifs...). Artificiellement rassurantes cela dit. Quoiqu'il en soit, vous pourrez les améliorer, ainsi que votre stock et vos compétences (vie, vitesse de course ou temps de récupération, etc...), grâce au gel vert que vous trouverez ci et là dans le jeu. Pensez également à ramasser le gel que certains ennemis laisseront au sol une fois vaincus. Ne laissez rien derrière vous. Tout est bon à prendre. Pensez également, même s'ils peuvent être utiles dans certaines situations, à démanteler les pièges que vous croiserez pour en récupérer les pièces. Ces dernières serviront ensuite à fabriquer des flèches de différentes sortes pour votre arbalète. Briser les caisses pourra également se réveler utile (des objets s'y cachent parfois), mais pas toujours judicieux cependant, certaines étant piégées, tout comme les coffres d'ailleurs (ces derniers pouvant par contre être désamorcés).

Reste enfin à aborder la réalisation. Et sur ce point, même si le jeu n'est pas à proprement parler un échec, il faut néanmoins reconnaitre que dans sa globalité The Evil Within se montre assez quelconque visuellement (sur consoles Next Gen tout du moins). Les effets de lumière sont plutôt réussis, certes, mais les textures sont quant à elles souvent pauvres, surtout en arrière plan. De plus ce grain parasite n'apporte au final rien de plus (artistique vous dites?), et les deux bandes noires en haut et en bas de l'image, sensées renforcer le coté confiné et donc oppressant pour le joueur, ne servent finalement qu'à restreindre notre champ de vision et se montrent donc on ne peut plus gênant dans certaines situations. On nous annonce cela dit prochainement un patch nous permettant de les désactiver. J'avoue ne pas être contre cette idée... Pour ce qui est de l'ambiance sonore, la VF se montre agréable et les effets réalistes. Par contre, et ce malgré une installation 5.1, difficile (voire même impossible) de localiser les ennemis avec précision dans l'espace. Dommage. Sachez que pour mettre le jeu en version anglaise, vous devrez aussi mettre votre PS4 dans cette langue. Enfin, concernant la durée de vie, The Evil Within se montre assez généreux on peut le dire. Comptez une vingtaine d'heure pour votre premier run. Un second (en mode game +) peut quant à lui être bouclé en moins de 5 heures (un trophée l'indique), à condition de se focaliser sur ce qui est essentiel uniquement. Deux niveaux de difficulté sont proposés en début de partie, d'autres plus exigeants encore peuvent être débloqués par la suite. Bon courage aux "trophy addicts" sur ce coup!!

VERDICT
Entre peur, dégout et addiction, The Evil Within offre aux joueurs une expérience de Survival-Horror intense et exigeante, un brin old-school tout de même, n’omettant au passage aucun des clichés nécessaires pour placer le joueur dans une insécurité totale et permanente. Très "Resident Evil 4" dans sa conception et dans son gameplay, The Evil Within offrira du coup aux nostalgiques de la saga de Capcom l'épisode qu'ils attendaient désespérément depuis lors. Graphiquement correct, sans être bluffant, The Evil Within mise avant tout sur son ambiance pesante et son gameplay rigoureux, sans délaisser pour autant son scénario, intriguant. Sachez enfin que terminer The Evil Within, même en difficulté de base, reste une épreuve de taille, qui mettra votre rythme cardiaque et vos nerfs à rude épreuve. Cela dit, la satisfaction de la tache accomplie est plus que jamais gratifiante, et reste, sur consoles Next Gen en tous cas, sans égale à ce jour.
15/20
 

[Review] Alien: Isolation, le test PS4

ALIEN: ISOLATION | SEGA
Disponible dès le 08.10.2014 sur PS4, PS3, XB1, 360 et PC -- Test effectué à partir d'une version éditeur.

Découvrez le véritable sens de la peur dans Alien: Isolation. Quinze ans ont passé depuis les événements du film Alien. La fille d'Ellen Ripley, Amanda, mène un combat désespéré pour la survie, au cours d'une mission visant à découvrir les véritables raisons de la disparition de sa mère. Guidez Amanda dans un environnement hostile, dans lequel elle est livrée à elle-même, encerclée de toutes parts par une population paniquée et un Alien impitoyable et imprévisible. Mal préparée et mal équipée, Amanda devra trouver des ressources, improviser des solutions et se montrer plus rusée que son ennemi pour réussir à survivre...

Le moins que l'on puisse dire c'est que la saga Alien ne s'est pas taillée une réputation identique dans le monde du jeu vidéo que dans celui du septième art. Après plusieurs tentatives franchement manquées (Aliens Vs Predator et Aliens Colonial Marine en tête), Sega sort une dernière carte pour tenter de nous convaincre et peut-être redorer le blason de la franchise sur consoles et PC. Pour l'occasion, le FPS est toujours de mise, mais la direction artistique effectue quant à elle un demi tour à 180°, pour abandonner l'action pure et dure, et lui préférer une approche plus "survival horror". Un choix judicieux et alléchant, mais qui impose une maitrise de l'ambiance et du scénario sur le long terme. Alors Sega a-t-il réussi son pari?

Coté ambiance et mise en condition (en jouant à fond la carte du "fan service" dès la séquence d'intro), Alien: Isolation ne manque pas d'atouts, avec une longue phase d'introduction scénaristique, avant de plonger dans le vif du sujet et de rencontrer enfin le xenomorphe tant attendu. Une première rencontre qui va très vite se multiplier, rassurez vous. Des rencontres qui seront dès lors bien moins souhaitées vous pouvez me croire, sous peine d'un "Game Over" imminent. Alien: Isolation c'est avant tout de l'infiltration et de la discrétion, afin d'éviter la créature bien sûr, mais également les autres occupants de la station dans laquelle vous vous retrouvez pris au piège. Car votre seul ennemi ne sera pas l'Alien, vous devrez également faire face à un groupe de mercenaires, ainsi qu'à des résidents hostiles. Fuir est une méthode efficace et conseillée, à condition de pouvoir le faire bien entendu, mais se cacher reste bien souvent la meilleure des solutions. Conduits d'aération, placards, etc... seront votre meilleure stratégie de replis. L'IA n'est pas infaillible et vous pourrez donc, occasionnellement échapper à la créature en vous cachant grossièrement derrière certains éléments de décors. Mais cette technique reste fort risquées car aléatoire. Mieux vaut donc être précautionneux et ne pas attirer l'attention sur vous, et toujours prévoir une solution de replis, au cas où.



L'action n'étant franchement pas ici précautionnée (à l'exception de certaines phases bien spécifiques), il va donc falloir vous équiper en conséquence si vous souhaitez survivre dans ce lieu plutôt inconfortable. Mais n'espérez pas trouver un arsenal militaire pour vous en sortir. C'est avec des fusées éclairantes, un outil de maintenance, une lampe torche sur baterie, un détecteur de mouvement, etc... que vous allez devoir vous débrouiller pour vous faufiler le plus discrètement possible au cœur de la station spatiale. Vous aurez cela dit dans les mains, ponctuellement, la possibilité de vous équiper d'une arme, faussement rassurante, ou d'un lance flamme, plus efficace. Mais ces ressource sont bien sûr limitées et n'espérez pas tuer la bête pour avoir le champ libre ensuite. Vous ne pourrez que la faire fuire, avant de mieux la voir revenir bien entendu.

Le jeu tente d'exploiter nos peurs pour créer une ambiance. L'obscurité, les bruits environnants, la peur de mourir, la traque de la bête (nous retrouvant dans la position de la proie et non du chasseur), le manque d'armement et d'équipement, etc... Autant de moyens employés ici pour créer une atmosphère. Alors si cela fonctionne par moments, la partition musicale participant remarquablement à l'enjeu d'ailleurs, à d'autres moments cela devient par contre répétitif et même ennuyeux. Le jeu peut être découpé en 3 segments distincts, avec un premier tiers très infiltration/survie, posant les bases du gameplay, un second tiers plus axè action, et un troisième tiers revenant à l'idée d'un survival horror. Un découpage équilibré, même si certaines missions trainent franchement en longueur. Le système de sauvegarde amplifie artificiellement le coté "survival", nous empêchant de sauvegarder quand bon nous semble. Il faut en effet trouver un lecteur de sauvegarde pour pouvoir enregistrer notre progression, mais il faut également attendre de longues minutes que le système soit à nouveau prêt pour pouvoir l'utiliser. Impossible donc de sauvegarder coup sur coup, et pas de sauvegardes automatiques de la progression non plus. Si vous mourez sans avoir sauvegardé, vous devrez recommencer depuis votre dernière sauvegarde. Un principe un peu old school, qui réclame donc une bonne gestion.



Le jeu propose également une collecte d'objets. Grâce à ces derniers vous pourrez, après avoir acquis la compétence correspondante, fabriquer divers éléments potentiellement utiles, comme des kits de soin par exemple. Vous devrez également toujours bien veiller à votre niveau de batterie pour votre lampe torche, sans quoi vous vous retrouverez dans l’obscurité totale. Votre détecteur de mouvement n'est quant à lui pas silencieux, il vous faudra donc l'utiliser de manière judicieuse afin de ne pas alerter votre environnement de votre présence. Voici quelques conseils qui vous faudra suivre pour rester en vie le plus longtemps possible. Sachez aussi que vous devrez, autant que possible, éviter de votre attaquer aux autres humains présents sur la station. Un trophée or est d'ailleurs dédié à ce fait. Coté durée de vie, Alien: Isolation propose 19 chapitres à boucler, et chacun d'eux propose environs une bonne heure de jeu. Avec le mode survie, et les DLC bonus dès à présent disponible, on peut donc aisément lui concéder une durée de vie oscillant entre 25 et 30 heures. Ce qui est considérable pour un titre du genre.

Je vous en glissais un mot plus haut, Alien: Isolation propose dès à présent divers DLC bonus, tous liés au film original Alien de Ridley Scott. Une chose est incontestable dans Alien: Isolation, c'est son coté fan service. Ambiance, clins d’œil nombreux, thèmes musicaux, visuels et esthétique des lieux, les fans de la saga vont apprécier, c'est certain. Et les deux DLC dès à présent disponibles vont encore renforcer ce coté fan service. Le premier, nommé "L'équipage peut être sacrifié" et inclus dans l'édition Nostromo, vous propose d'incarner les personnages originaux du film Alien, dont les acteurs ont d'ailleurs participé à la conception du DLC en doublant leurs homologues virtuels, Sigourney Weaver y compris (mais qui n'a malheureusement pas sa voix françaises en VF...). Votre mission sera de survivre, en revivant certaines scènes cultes du film. L'autre DLC disponible est lié directement à Ellen Ripley, il se nomme "Dernier Survivant" et vous propose de revivre la dernière scène du film Alien, lorsque Ripley doit activer le système d'autodestruction du Nostromo et s'enfuir dans la navette, tout en étant pourchassée par la créature. Ce DLC était offert en guise de précommande. Également inclus dans le season pass du jeu, dès à présent disponible sur consoles Playstation et Xbox, ainsi que sur PC.

VERDICT
Très attendu par les fans, Alien: Isolation tient au final la plupart de ses promesses et redonne même à la franchise une aura qu'elle n'avait peut-être encore jamais connue en jeux vidéo. Jouant à fond la carte du fan service en plongeant le joueur dans une ambiance affutée et fidèle au chef d’œuvre cinématographique de Ridley Scott, Alien: Isolation trouve le bon équilibre entre infiltration et action, préférant, judicieusement, favoriser la première des deux approches. Mais sur la durée le concept s’essouffle néanmoins et on finit par trouver ça un peu long... Heureusement, des DLC basés sur le film original viennent relancer l’intérêt et combler les attentes du fan que je suis, malmené depuis longtemps par des adaptations vidéo-ludiques foireuses et irrespectueuses. Coté technique, cette version PS4 se montre visuellement solide et irréprochable même coté ambiance sonore. Par contre, on regrettera de voir de très vilaines saccades (incompréhensibles d'ailleurs...) lors des séquences cinématiques. Une mise à jour prochaines devrait, espérons-le, corriger cela (ou pas).
14/20