28 juin 2011

[Review] "F.E.A.R. 3", le test PS3

F.E.A.R. troisième du nom est, comme ses prédécesseurs, un FPS (First Person Shooter : jeu de tir à la première personne) vous invitant à rejoindre un univers chaotique – une ambiance survival/horror propre à la série, dont seuls les habitués reconnaitront la pate caractéristique –, en incarnant des personnages hors du commun pour une campagne solo, multi ou en mode coopération, que vous n’oublierez pas de si tôt.

F.E.A.R. 3 faisait incontestablement partie de ces titres très attendus par les joueurs en quêtes de sensations et même de frissons sur consoles, on peut le dire. Loin de s’orienter dans un survival/horror tel que nous le présente un Resident Evil par exemple, la saga F.E.A.R. à toujours su dépeindre un univers singulier, qui lui est finalement propre. Monstres et créatures en tous genres rythment votre évolution, mais pour les contrer, votre personnage dispose de facultés spéciales. En mode solo par exemple, vous incarnez Point Man, pouvant se déplacer à vitesse surhumaine (ou ralentir le temps), alors qu’en coop, le second joueur incarnant Paxton Fettel, a quant à lui le pouvoir de téléportation (ou encore d’envoyer des ondes de choc après avoir bloqué ses adversaires). Les deux persos étant bien sur complémentaires. Je suppose que vous situez mieux à présent les possibilités que cela peut offrir dans un jeu de ce style. Je précise qu’après avoir achevé un chapitre en solo, il vous est alors possible de le rejouer en incarnant cette fois Fettel.



N’étant personnellement pas un grand adepte des FPS, trouvant que la maniabilité dans ce genre de jeu peut être rapidement malmenée par une gestion de la caméra handicapante et une visibilité pas toujours très claire des lieux dans lesquels on se trouve, je dois pourtant bien avouer que pour un titre comme celui-ci, je m’y suis assez vite adapté et j’ai même pris un certain plaisir à y jouer, malgré la tension que le jeu entretient tout au long de l’aventure. Les phases de gunfights sont plutôt nerveuses, et si en solo cela peut rapidement prendre la tête (j’éviterai de vous citer ici les quelques doux noms d’oiseaux qui ont ponctués mon cheminement…), parcourir l’aventure en coop (écran splitté ou on-line) prend alors une toute autre dimension, bien plus intéressante et captivante, grâce entre autres à la faculté de téléportation du personnage de Paxton Fettel. On sent d’ailleurs bien que l’éditeur à volontairement souhaité mettre ici le coop en avant. Tout comme le mode multi-joueurs d’ailleurs (jusque 4 on-line), grâce à quelques originalités telles que « Course Démente » ou « Survivant d’âmes », dans lesquels vous devrez respectivement rallier un point donné le plus rapidement possible tout en gérant votre vie et celle de vos compagnons d’arme, et dans l’autre vous pourrez renaitre sous forme de spectres et ainsi investir le corps d’un soldat d’Armacham et puis éliminer vos propres camarades. Cela change, il faut bien le dire, des traditionnels modes de jeu multi présents dans les FPS.


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Graphiquement le titre ne supplantera pas les références du genre sur la machine, mais offre néanmoins un univers graphique cohérent et approprié, ainsi que quelques effets vraiment réussis. L’ambiance sonore a quant à elle été particulièrement soignée, avec tout d’abord un excellent doublage FR, on peut le dire, ainsi que des bruitages participants vraiment à l’immersion de joueur. N’hésitez pas à brancher vos amplis et à profiter du 5.1 qu’offre le jeu, l’expérience n’en sera que plus jouissive. Les séquences de liaisons (entre les chapitres) sont par contre proposées en VO sous titrée… bizarre. Est-ce là juste sur notre exemplaire review et non sur la version finale/commerciale ? A confirmer. La prise en main ne demandera pas un long apprentissage fastidieux, les choses devenant assez vite intuitives. Enfin, comptez une petite quinzaine d’heure pour finir le jeu (je vous le conseille vivement en coop, le mode solo étant, à mon goût, vraiment prise de tête. En vous rappelant tout de même que je ne suis pas un as des FPS…).

Malgré le fait que la participation de John Carpenter à F.E.A.R. 3 ne semble pas avoir ouvert d'éléments marquants en termes de scénario ou d’originalité, le plaisir de jeu est cela dit bien au rendez-vous dans ce FPS horrifique. La possibilité de parcourir le jeu en mode coopération 2 joueurs (local ou en ligne), fortement conseillé à moins que vous soyez un acharné ou un expert de la gâchette, est assurément un plus qui offre une véritable dimension nouvelle au genre. Le multi, soigné également, apporte lui aussi une certaine fraicheur à la licence.

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