24 oct. 2011

[Review] "Batman Arkham City", le test PS3

Alors que l’asile d’Arkham est à présent transformé en une vaste île rassemblant les pires criminels de la ville de Gotham, Bruce Wayne est capturé puis emmené malgré lui au cœur de ce nid de vipères. Souhaitant protéger son identité à tous prix, le milliardaire/justicier peut heureusement compter sur son fidèle valet Alfred pour lui faire parvenir son équipement. Mais alors que les choses semblent aller mieux, Batman est alors contaminé par le sang de son pire ennemi, et doit maintenant trouver rapidement l’antidote qui lui sauvera la vie, ainsi que celle de Monsieur J… Voici le lancement d’une intrigue passionnante, qui vous mènera jusqu’au cœur des ruelles les plus infâmes et lugubres d’Arkham City, infestées de la pire des racaille.

Une chose est certaine, Batman Arkham City a réussi son pari, celui de surpasser son prédécesseur, pourtant déjà excellent dans bien des domaines. Le retour du justicier masqué de Gotham marque également la venue d’un univers plus vaste et d’un monde complètement ouvert (imposant certaines limites bien sur), là où Arkham Asylum ne proposait  bien souvent que des lieux totalement fermés. Il faut cela dit nuancer les choses, car si en effet Arkham City est un monde ouvert vous offrant une liberté d’action quasi absolue une fois en extérieur, les missions principales se déroulent quant à elles bien dans des espaces clos, nous ramenant dès lors à ce que nous connaissions déjà avec Asylum. La ville pouvant être comparé à une sorte de carte sur laquelle les quêtes principales et annexes apparaissent.


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Coté rencontre, on retrouve bien sur ici les traditionnels vilains que sont le Joker, Double Face, le Pingouin, Mr Freez ou encore Poison Ivy (à condition que vous ayez activé le DLC de Catwoman), mais à ces « classiques », on peut ajouter une quantité impressionnante d’autre personnages, venant étoffer considérablement le vivier de ce second opus. Durant l’aventure principale ou via les nombreuses missions secondaires, vous aurez ainsi l’occasion de croiser bon nombre de figures emblématiques de la série, dont je ne vous dirai rien afin de pas vous gâcher la surprise. Sachez aussi, mais je suis certain que vous étiez déjà au courant, que Batman ne sera pas le seul « héro » à scionner la ville… Cela dépendra néanmoins de votre version du jeu. Pour ceux achetant Arkham City neuf en magasin, ils pourront directement activer le DLC de Catwoman et ainsi incarné la féline dès le début de l’aventure (pour des missions bien définies). Les autres, s’ils le souhaitent, pourront télécharger le personnage via la PSN. Le DLC de Robin (que vous croiserez également durant le jeu) est quant à lui destiné uniquement à la section défis. Seuls les joueurs ayant pré commander leur exemplaire dans les enseignes proposant cette offre y ont accès maintenant, les autres devront attendre un peu et se l’offrir là aussi via le PSN.

Visuellement, Arkham City semble faire encore mieux que son aîné, avec des textures sublimes, des animations fabuleuses et un level design, on peut le dire, exemplaire. Les teintes crépusculaires affichées ici plongent le joueur directement dans l’ambiance et assurent également une totale fidélité à l’œuvre originale de Bob Kane et Bill Finger pour DC Comics en 1939. Le doublage FR est également une pure merveille et c’est avec une immense joie que l’on retrouve ici les voix du premier opus, dont un Joker à nouveau délectable, mais aussi un Pingouin qui pour l’occasion hérite de la voix de son semblable dans le film « Batman Returns » de Tim Burton, paru en 1992. Bref, un niveau technique impeccablement soigné et qui fait de ce Batman Arkham City une plus belle pépite encore.



Pour ce qui est du contenu à proprement parler, sans vous en dévoiler trop afin de ne rien gâcher de votre plaisir de jeu (et ce malgré un scénario plutôt convenu malheureusement), compter entre 15 et 20 heures de jeu avant de boucler une première fois le mode histoire. Cela dépendra bien sur du niveau de difficulté pour lequel vous opterez au départ, mais aussi de votre désir d’aller à la rencontre des différentes missions secondaires qui parsèment la carte d’Arkham City. Certaines sont brèves, alors que d’autres vous demanderont d’être patient et méticuleux. Et bien entendu, l’homme mystère n’a pas résisté à l’envie de vous mettre à nouveau l’épreuve. C’est cette fois plus de 400 points d’interrogation, correspondant à autant de défis à débloquer, qu’il vous faudra non seulement trouver, mais aussi libérer avant de les ramasser. Une tâche qui se révèle bien plus ardue et longue que dans Arkham Asylum. Les chasseurs de trophées vont pouvoir s’en donner à cœur joie. Enfin, grâce aux « ? » collectés, vous pourrez participer à de nombreux défis. Une zone dans laquelle vous attendent différents persos ainsi que plusieurs tenues pour chacun d’eux. Vous aurez également la possibilité de rejouer les niveaux de Catwoman, visionner une galerie d’image, les crédits du jeu, et les différentes fiches des personnages rencontrés.

(c) Waner Interactive | Disponible dès le 21 octobre 2011 sur PS3 et 360.

Batman Arkham City était attendu de pieds fermes, et Rocksteady nous livre un résultat clairement à la hauteur de nos attentes. Plus vaste, plus dense et techniquement plus abouti encore que son aîné, Arkham City est un vrai petit bijou rendant de plus un fabuleux hommage à tout l’univers du Dark Knight. Pris dans sa globalité, le jeu émerveille et on a bien du mal à s’en détacher. Plus dans le détails, il reste encore ci et là quelques aspects perfectibles (comme un manque de lisibilité des infos radar par exemple, ou une certaine répétition dans les missions), mais impossible quoiqu’il en soit de ne pas apprécier l’expérience qui nous est ici offerte. Batman Arkham City entre belle et bien dans la légende, et s’impose comme un incontournable, c’est une évidence.

2 commentaires:

Merci pour ce test. J'adhère totalement.

Super jeu et très bon test :)

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