22 mars 2018

[Review] Ni no Kuni II: Revenant Kingdom, le test PS4

Ni No Kuni II : Revenant Kingdom est un J-RPG nous racontant la quête initiatique du jeune futur roi Evan qui devra apprendre petit à petit à diriger le Royaume de Carabas, aidé dans cette quête par Roland, venu d’un autre monde...

Quasiment cinq ans jour pour jour après nous avoir enchanté avec Ni no Kuni : la Vengeance de la Sorcière Céleste , Bandai Namco et Level-5 nous reviennent avec la suite : Ni no Kuni II : Revenant Kingdom, toujours en exclusivité console sur Playstation (le jeu est aussi disponible sur PC cette fois). Une attente justifiée, vous allez le voir, avec un titre une fois encore intense et envoutant. Voici donc notre verdict d’un des jeux les plus attendus de ce premier semestre 2018 sur PS4.

Un contexte bien différent de celui de premier Ni no Kuni vous attend ici sachez-le. Voici d’ailleurs, sans vous en dévoiler plus que nécessaire au niveau de l’intrigue, ce que l’histoire vous réserve. [Début du jeu] Le prince du Royaume de Carabas, Evan, est sur le point d’être couronné Roi après la mort de son père. Malheureusement, une conspiration menée par le conseiller de ce dernier vient bouleverser les choses. Sauvé de justesse par l’arrivée de Roland, voyageur d’un autre monde, Evan se retrouve alors exilé devra tenter de reconstruire son Royaume tout en apprenant à devenir le souverain auquel il était destiné…

Ni no Kuni II : Revenant Kingdom est avant tout un J-RPG, même si le titre de Level-5 propose plusieurs gameplay pour alimenter son contenu et sa durée de vie. Mais je reviendrai là-dessus un peu plus bas et en détails. Concentrons-nous d’abord sur le cœur du jeu et son gameplay principale. Vous allez ici essentiellement voyager de région en région pour découvrir de nouvelles cités, et au passage aussi mener des combats contre des monstres de plus en plus coriaces au fur et à mesure que vous progresserez dans le scénario. Et une fois encore, Ni no Kuni II frappe fort à ce niveau-là en nous proposant un voyage que vous n’êtes sans doute pas prêt d’oublier… Par contre, il faut bien reconnaitre que le jeu manque parfois d’originalité et de variété au sein de ses quêtes, franchement répétitives. On peut aussi regretter que certains lieus et donjons annexes se montrent franchement peu intéressants. Les déplacements sont également un point crucial du jeu, car certes (et heureusement !) il vous sera possible de vous téléporter d’une zone à l’autre, mais il reste tout de même quelques points difficiles à atteindre et qui vous rendront plus d’une fois la tâche pénible.


La première chose que l’on constate en approchant les combats dans Ni No Kuni II, c’est que ces derniers prennent dans cette suite une orientation nettement plus action que dans son prédécesseur, avec des affrontements assurément plus dynamiques. Du coup il faut aussi se la jouer plus stratège que précédemment (la gestion de ses PM est ici primordiale pour ne pas en manquer au moment opportun), face à un nombre d’ennemis accru, mais aussi davantage de possibilité au cœur de la bataille (un bon point). De plus, les combats sont la plupart du temps visuellement splendides, ce qui ne gâche évidemment rien, que du contraire.

Dans Ni no Kuni II, plusieurs gameplays se croisent, je vous le disais quelques lignes plus haut, même si l’ensemble s’organise autour d’un tout. Vous devrez par exemple tout du long gérer et développer votre Royaume en « recrutant » de nouveaux sujets qui travailleront ensuite dans les différents bâtiments que vous installerez. C’est le mode Royaume. Chaque citoyen a des compétences qui lui sont propres et qui le destinent donc à une fonction bien précise. Dans le même ordre d’idée, il vous faudra aussi apprendre à gérer les cordons de la bourse de votre Royaume de Carabas, cette dernière vous aidant à améliorer vos structures et créer de nouveaux bâtiments. Toute une dimension économique donc, qui se révélera essentielle sur la durée. Et vous aurez pour ce faire de nombreuses opportunités de multiplier vos sources de revenus, tant financières que d’un point de vue des ressources d’ailleurs. Chaque citoyen gagne en expérience et peut monter de niveau pour devenir plus efficace, ce qui peut débloquer de nouvelles options etc... Loin d’être anecdotique, vous allez passer des heures à gérer votre Royaume dans Ni no Kuni II, soyez-en bien conscients.


Au-delà de le développer, il vous faudra également apprendre à le protéger ce beau Royaume. Autre gameplay donc, avec cette fois le mode Bataille et sa gestion sur le terrain. Vous êtes cette fois sur la carte du monde en mode STR. Autour de vous, jusqu’à quatre bataillons gravitent et vous pouvez faire tourner tout le groupe avec les touches L et R. Chaque bataillon dispose d’une couleur (variant suivant le type d’armes) interagissant suivant le principe de Pierre-Papier-Ciseaux pour régir les affrontements. Simplifions les choses en disant que le rouge a l’avantage sur le vert, qui domine lui le bleu, qui a pour sa part le dessus sur le rouge. Ce sont les bases. Le gameplay tourne alors autour de deux jauges distinctes. La puissance militaire, qui permet de déclencher les attaques spéciales de chaque bataillon, de reconstruire les bâtiments ennemis détruits et d’appeler des renforts ; et la jauge militaire, qui permet de donner des ordres rapides pour accélérer la vitesse de déplacements par exemple. La stratégie sera ici le maitre mot et réclamera sans doute que vous vous y investissiez sérieusement avant de le maitriser pleinement.


A côté de ces modes de jeu principaux, on retrouve aussi dans Ni no Kuni II d’autres éléments originaux, comme les labyrinthes par exemple. Des donjons générés de manière procédurale. L’idée est de descendre les étages sans l’aide d’aucune carte, pressé par une jauge de danger qui augmente à chaque instant. A chaque niveau les monstres deviennent plus forts. A vous donc de trouver la porte de sortie de chaque niveau le plus vite possible… ou de céder à la tentation de fouiller chaque recoin pour y dénicher les trésors qui s’y cachent.

Un dernier mot enfin sur la technique. Est-il d’ailleurs vraiment nécessaire de préciser que Ni no Kuni II : Revenant Kingdom est juste sublime sur PS4 Pro ? Si déjà La Vengeance de la Sorcière Céleste vous avait visuellement conquis, attendez-vous à l’être encore davantage avec Revenant Kingdom, qui se montre absolument sublime dans sa réalisation et sa direction artistique (à l’exception de quelques passages annexes). Au niveau de l’ambiance sonore, il faut là tout d’abord saluer la partition de Joe Hisaishi, inspirée et envoutante. Les voix sont ici au choix en japonais ou en anglais. Pas de VF au programme malheureusement. Le tout étant évidemment sous-titré en français je vous rassure.

Notre avis:
Nous proposant avant tout un voyage passionnant, nourri d’exploration, d’action et de belles rencontres, Ni no Kuni II : Revenant Kingdom est assurément la suite que nous attendions tous. Alternant divers gameplay aux travers de ses différents modes de jeu, Ni no Kuni II offre plusieurs jeux en un seul. La nécessité de s’y tenir pourra par contre devenir un peu fastidieuse à la longue, surtout dans le mode Bataille. Malgré une répétitivité regrettable au niveau de la variété des quêtes, on prend néanmoins un vrai plaisir à progresser dans l’histoire, avec une durée de vie consistante de plusieurs dizaines d’heures, et ce sans même s’attarder plus que nécessaire sur les innombrables quêtes annexes. Ajoutez à cela une direction artistique soignée et maitrisée, des graphismes la plupart du temps sublimes, une BO envoutante, un mode Royaume passionnant et encore tellement d’autres choses à découvrir.
8.5/10

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