1 avr. 2016

[Review] Quantum Break, le test Xbox One

QUANTUM BREAK | Remedy Entertainment/Microsoft
Disponible dès le 5.04.2016 sur XONE/W10 -- Test effectué à partir d'une version dématérialisée.

Réglez le temps avant qu'il ne détruise tout... Dans la peau du héros, Jack Joyce, vous allez devoir survivre dans un monde instable en maîtrisant vos nouveaux pouvoirs temporels et empêcher la fin du temps! Une expérience ratée sur une machine temporelle a provoqué une fracture dans le temps et Jack va devoir en recoller les morceaux. Alors qu'il se bat pour sauver le temps, il doit également affronter la société de sécurité Monarch Solutions, dirigée par Paul Serene, son ancien ami devenu à présent un ennemi...

Depuis son annonce à l'E3 2013, je dois vous avouer que j'attendais avec impatience de pouvoir mettre la main sur Quantum Break, certainement la meilleure exclu Xbox One à mes yeux. Un développement qui ne fut pas de tout repos, avec une version finale différente de ce que nous proposait les premières séquences de gameplay, mais un concept resté quant à lui intacte. Et vous allez le voir, un jeu qui tient à l'arrivée pas mal de ses promesses, et même plus encore.

Pour résumer le concept de Quantum Break, vous incarnez le personnage de Jack Joyce venu rendre visite à un ami scientifique lui demandant de l'aider dans une expérience sensé manipuler le temps. L'expérience tourne mal et Jack se retrouve dès lors capable de manipuler le temps au travers de différents pouvoirs (freeze, rush, bouclier, bombe, etc...). Tout ceci dans une certaine limite tout de même, puisqu'un temps de recharge (plus ou moins long suivant le pouvoir) est nécessaire après chaque utilisation. Concrètement vous allez pouvoir aborder chaque affrontement ou boss en élaborant de multiples stratégies, plus offensives si vous le souhaitez, ou à l'inverse plus défensives. Chacun de vos pouvoirs peut être amélioré (3 stades d'évolution en générale). Pour cela vous devrez retrouver des fragments énergétiques disséminés dans les différents niveaux. Votre "radar" vous permettra de les détecter lorsque vous serez à proximité de l'un d'eux. Il vous suffira alors de garder la touche Y enfoncée pour les récupérer.

Jack bénéficie également d'un arsenal à sa disposition. Un pistolet en poche (munitions illimitées), mais aussi et surtout la possibilité de ramasser toutes les armes qu'il trouvera, abandonnées ou en désarment ses ennemis, et d'en changer à volonté. Vous aurez ainsi le choix entre trois armes différentes et pourrez passer d'une à l'autre à tous moments en appuyant simplement sur les touches directionnelle bas, gauche ou droite. Les gunfights nourris seront dès lors ponctués de vos talents de tireur combinés à vos nombreux pouvoirs. Parmi ces derniers, vous aurez fréquemment à manipuler le temps pour pouvoir progresser, car le jeu propose au passage quelques "casse-têtes". Rien de vraiment insurmontable, mais il vous faudra néanmoins parfois vous creuser (légèrement) les méninges. Vous pourrez par exemple remonter le temps pour faire apparaitre des éléments de décors disparus ou détruits, ou bien encore ralentir la chute de certains pour vous en servir comme marche pied par exemple.


Au-delà de son gameplay attrayant, l'autre atout majeur de Quantum Break est sans aucun doute son scénario extrêmement peaufiné, qui ne se limite d'ailleurs pas au jeu en lui même, j'y reviendrai dans un instant. Remedy Entertainment tente ici de proposer un jeu d'action réaliste qui repousse les limites du genre dans un univers déchiré par une fracture temporelle. Être capable de figer le temps pour prendre le dessus, créer des distorsions pour échapper à nos ennemis, pouvoir d'un simple mouvement transformer des objets figés dans le temps en armes fatales, avouer que le potentiel est plutôt captivant. On peut ici clairement dire que le temps lui-même fait partie de notre arsenal, et ça c'est vraiment classe.

Si on prend un tel plaisir à jouer à Quantum Break, c'est donc aussi grâce à son scénario particulièrement bien construit. Telle une série télé captivante, il est ici très difficile de poser la manette. On veut constamment connaitre (et décider..) la suite. Les chapitres s'enchainent (5 au total) et le personnage découvre étape après étape qu'elles sont les conséquences de ses choix. Un mécanisme qui n'est certes pas nouveau, d'autres jeux ayant déjà optez pour ce genre de structure narrative, mais rarement un titre avait su se montrer aussi addictif.

Un jeu oui, mais pas seulement...


Avec Quantum Break, passez du gameplay au scénario... Le jeu n'étant que le commencement. Plongez encore plus profondément dans le monde survolté de Quantum Break grâce à des séquences filmées palpitantes et à la série "Quantum Break The Cimetery", dont vous trouverez d'ailleurs la bande annonce plus bas sur cette même page.

Oui, car en jouant à Quantum Break, lors des séquences de liaison, vous aurez après chaque chapitre deux choix s'offrant à vous. Et chacun d'eux peut radicalement influencer la suite de votre aventure. Une fois votre décision validée, vous aurez également droit à un épisode de la série. Chacun durant une vingtaine de minutes environs et diffusé en HD (streaming ou téléchargement - comptez tout de même 80 gigas supplémentaires (!!) si vous optez pour ce dernier), et s'attardant davantage sur le sort de personnages secondaires, mais jouant néanmoins un rôle essentiel dans le déroulement des événements. Et on est pas ici en présence d'une série "cheap", non du tout. Le casting est excellent et le budget alloué clairement conséquent. On est ici largement au niveau des meilleurs séries US diffusées en télé. Une ambiance qui me rappelle un peu la série Fringe pour ceux qui connaissent.





Coté durée de vie, on est ici en présence d'un titre exclusivement solo, à la rejouabilité plutot incitative (nous poussant à tenter l'aventure en faisant les choix contraires de ceux faits lors du premier run), offrant un scénario riche avec pas mal de chose à faire et à collecter. Une quinzaine d'heures pour votre premier run environs, à condition de s’attarder un peu sur certaines quêtes et en comptant la vision des épisodes de la série. Ce n'est pas énorme me direz vous? Certes, mais ce qui compte avant tout c'est le plaisir de jeu, et de ce coté là Quantum Break ne s'économise pas. Les traqueurs de Trophées, pardon de Succès, pourront quant à eux se lancer dans la quête de 1000G, qui risque quand même de les occuper un peu. On attendra maintenant de voir quelle avenir sera réservé à cette nouvelle licence Xbox, entre de futurs/probables DLC, ainsi que l'interaction jeu/série télé, qui pourrait bien prolonger substantiellement la durée de vie de l'ensemble. La séquence finale (visible à la fin du générique) ne laisse en tous cas aucun doute sur l'intention de Remedy de nous proposer une suite. Croisons les doigts!

Un mot à présent sur le niveau technique de Quantum Break. Graphiquement on est un peu étonné de ne pas être plus bluffé face au rendu général que le titre propose sur Xbox One. Quelques saccades, un affichage ci et là parfois tardif pour certaines textures, un effet de halo/flou autour des personnages qui va et vient et dont on se demande s'il est voulu ou non, des temps de chargement (très) longs... Bref, de petits détails qui laissent penser que le jeu ne nous parvient pas totalement abouti ou du moins parfaitement optimisé. Une mise à jour de plus de 4 gigas est d'ailleurs apparue durant la phase de test. Fallait-il impérativement pour Microsoft sortir Quantum Break avant Uncharted 4? On ne peut s’empêcher de se poser la question. Un mot sur l'ambiance sonore également, particulièrement soignée, tant coté musicale que coté doublage. Un doublage FR hyper pro (avec les voix françaises habituelles des acteurs) et une B.O. envoutante. Les puristes seront heureux d'apprendre que le jeu peut être mis en version originale anglaise, sous titrée (ou non) en français.

Enfin, je terminerais avec une info qui en ravira bon nombres j'en suis sûr. Sachez qu'en achetant Quantum Break sur Xbox One, vous bénéficierez d'un code vous permettant de télécharger la version Xbox 360 (compatible Xbox One) d'un autre succès signé Remedy Entertainment, Alan Wake. Vous pourrez ainsi vous replonger (ou découvrir si vous n'y avez encore jamais gouté) dans cet excellent titre d'action qui a su marquer les esprits sur la génération précédente.

Sachez également qu'en faisant l'acquisition de la version Xbox One de Quantum Break, un code Windows 10 vous sera fourni pour profiter aussi du jeu sur votre PC. Une première, qui est cependant annoncée comme l'avenir des sorties majeures sur la console de salon de Microsoft. Une bonne initiative qui s'installe dans la démarche actuelle de rapprochement entre les différents supports de la firme de Richmond. Concrètement, un code est envoyé aux possesseurs du jeu via leur compte Microsoft après l'activation du jeu sur leur console Xbox One. Nous n'avons pas eu l'occasion de tester cette fonctionnalité lors de notre phase de test (la version Windows 10 n'étant pas encore accessible), mais n'hésitez pas à la commenter ci-dessous si vous le souhaitez.

VERDICT
Très attendu, à juste titre, Quantum Break se révèle bel et bien être le titre explosif que les joueurs attendaient. Une exclu de taille pour Microsoft, qui pourra donc lui aussi se prévaloir d'un excellent titre action/aventure sur sa console de salon. De là à faire mieux qu'Uncharted 4 nous ne nous prononcerons pas encore. Il va falloir patienter un peu pour le dire, même si graphiquement on doute un peu que Naughty Dogs n'inflige pas une grosse leçon à Remedy, qui semble ici ne pas avoir tirer le meilleur de la Xbox One. A suivre. Pour en revenir à Quantum Break, avec son gameplay impeccablement calibré, son scénario pro et addictif (à l'exception du final bâclé...), son concept jeu/série télé remarquablement intégré, et une excellente rejouabilité, on ne peut sincèrement que vous conseiller de succomber d'urgence à l'appel de cette exclu Xbox One. On regrettera cela dit l'absence d'un mode online, le titre s'y prêtait pourtant assez bien, et on attend déjà avec impatience la suite.

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