17 déc. 2012

[Review] "Batman Arkham City: Armored Edition", le test Wii U

BATMAN ARKHAM CITY: ARMORED EDITION | Warner Bros Games
Sortie le 30 novembre 2012 sur Wii U, et déjà disponible sur PS3 et 360 -- Test effectué à partir d'une version commerciale.

Ce test est une adaptation de celui mis en ligne avec la version PS3, les deux versions étant quasiment semblables, avec quelques ajouts coté contenu pour cette "Armored Edition", et l’utilisation du Wii U GamePad en plus.

La première chose que l'on remarque, c'est que cette version Wii U est un cran en dessous -- visuellement surtout -- de ces modèles sur PS3 et 360, datant pourtant d'une douzaine de mois maintenant. Bien que moins étincelante que sur les autres consoles HD de salon, mais aussi moins fluide par moments, cette version Wii U reste malgré tout très agréable à parcourir, n'ayez crainte.

La prise en main a ici subi un gros lifting pour nous obliger à manipuler le Wii U GamePad et à s'approprier l'engin. En effet, la nouvelle manette/tablette tactile de Nintendo est clairement optimisée et toutes les fonctionnalités sollicitées. Un peu trop même par moments peut-être... Je garde personnellement une préférence pour le jeu à la manette traditionnelle de type Dualshock3, je ne vais pas le cacher. Le Wii U GamePad offre par contre un réel confort de gestion en ce qui concerne la carte (zoomer, poser des marqueurs etc...), et simplifie aussi l'utilisation de certaines armes, c'est indéniable.

Cette version "Armored Edition" en profite pour nous livrer une copie intégrale de Batman Arkham City, incluant tous les DLC parus à ce jour (Robin, Nightwing, Catwoman, Revanche d'Harley Quinn) ainsi que tous les costumes du chevalier noir, avec en prime un mode nommé "Battle Armored Tech", qui vous facilitera grandement la vie lors des combats. Comme pour la plupart des titres Wii U, vous aurez bien sur ici la possibilité de transférer le jeu vers le Wii U GamePad et de le jouer intégralement sur la tablette.
Alors que l’asile d’Arkham est à présent transformé en une vaste île rassemblant les pires criminels de la ville de Gotham, Bruce Wayne est capturé puis emmené malgré lui au cœur de ce nid de vipères. Souhaitant protéger son identité à tous prix, le milliardaire/justicier peut heureusement compter sur son fidèle valet Alfred pour lui faire parvenir son équipement. Mais alors que les choses semblent aller mieux, Batman est alors contaminé par le sang de son pire ennemi, et doit maintenant trouver rapidement l’antidote qui lui sauvera la vie, ainsi que celle de Monsieur J… Voici le lancement d’une intrigue passionnante, qui vous mènera jusqu’au cœur des ruelles les plus infâmes et lugubres d’Arkham City, infestées de la pire des racaille.

Une chose est certaine, Batman Arkham City a réussi son pari, celui de surpasser son prédécesseur, pourtant déjà excellent dans bien des domaines. Le retour du justicier masqué de Gotham marque également la venue d’un univers plus vaste et d’un monde complètement ouvert (imposant certaines limites bien sur), là où Arkham Asylum ne proposait  bien souvent que des lieux totalement fermés. Il faut cela dit nuancer les choses, car si en effet Arkham City est un monde ouvert vous offrant une liberté d’action quasi absolue une fois en extérieur, les missions principales se déroulent quant à elles bien dans des espaces clos, nous ramenant dès lors à ce que nous connaissions déjà avec Asylum. La ville pouvant être comparé à une sorte de carte sur laquelle les quêtes principales et annexes apparaissent.

Coté rencontre, on retrouve bien sur ici les traditionnels vilains que sont le Joker, Double Face, le Pingouin, Mr Freez ou encore Poison Ivy (au travers des missions dédiées à Catwoman). A ces « classiques » on peut encore ajouter une quantité impressionnante d’autre personnages, venant étoffer considérablement le vivier de Batman Arkham City. Durant l’aventure principale ou via les nombreuses missions secondaires, vous aurez ainsi l’occasion de croiser bon nombre de figures emblématiques de la série, dont je ne vous dirai rien afin de pas vous gâcher la surprise. Sachez aussi, mais je suis certain que vous étiez déjà au courant, que Batman ne sera pas le seul « héro » à scionner la ville... Vous pourrez par exemple incarner Catwoman, la féline été disponible dès le début de l’aventure (pour des missions bien définies). Robin (que vous croiserez également durant le jeu) est quant à lui destiné uniquement à la section défis, tout comme Nightwing (dans cette version Armored Edition, tous les DLC existant sur PS3 et 360 sont inclus).

L'exploitation du Wii U GamePad est ici optimisé, et mis à contribution.

Visuellement, Arkham City semble faire encore mieux que son aîné, avec des textures sublimes, des animations fabuleuses et un level design, on peut le dire, exemplaire. Les teintes crépusculaires affichées ici plongent le joueur directement dans l’ambiance et assurent également une totale fidélité à l’œuvre originale de Bob Kane et Bill Finger pour DC Comics en 1939. Le doublage FR est également une pure merveille et c’est avec une immense joie que l’on retrouve ici les voix du premier opus, dont un Joker à nouveau délectable, mais aussi un Pingouin qui pour l’occasion hérite de la voix de son semblable dans le film « Batman Returns » de Tim Burton, paru en 1992. Bref, un niveau technique impeccablement soigné et qui fait de ce Batman Arkham City une plus belle pépite encore. On notera cependant que le rendu est moins impressionnant sur cette version Wii U qu'il ne l'est sur PS3 et 360, tout en restant très satisfaisant malgré tout.

Pour ce qui est du contenu à proprement parler, sans vous en dévoiler trop afin de ne rien gâcher de votre plaisir de jeu (et ce malgré un scénario plutôt convenu malheureusement), compter entre 15 et 20 heures de jeu avant de boucler une première fois le mode histoire. Cela dépendra bien sur du niveau de difficulté pour lequel vous opterez au départ, mais aussi de votre désir d’aller à la rencontre des différentes missions secondaires qui parsèment la carte d’Arkham City. Certaines sont brèves, alors que d’autres vous demanderont d’être patient et méticuleux. Et bien entendu, l’homme mystère n’a pas résisté à l’envie de vous mettre à nouveau l’épreuve. C’est cette fois plus de 400 points d’interrogation, correspondant à autant de défis à débloquer, qu’il vous faudra non seulement trouver, mais aussi libérer avant de les ramasser (une quête reservée aux plus acharnés, cela va sans dire...). Enfin, grâce aux « ? » collectés, vous pourrez participer à de nombreux défis. Une zone dans laquelle vous attendent différents persos ainsi que plusieurs tenues pour chacun d’eux. Vous aurez également la possibilité de rejouer les niveaux de Catwoman, visionner une galerie d’image, les crédits du jeu, et les différentes fiches des personnages rencontrés. Les fans du Chevalier Noir vont être comblés, ça ne fait aucun doute.

On retiendra une aventure variée et captivante (bien qu'un scénario sans surprise), quantité de personnages légendaires issus de l'intarissable univers du Dark Knight, un rendu visuel fidèle à l'ambiance crépusculaire de Gotham City, un gameplay complet et intuitif, une utilisation du Wii U GamePad optimisée, tous les DLC et costumes inclus dans cette "Armored Edition".

On regrettera par contre un niveau technique un brin en dessous de ses semblables sur Playstation 3 et X-box 360, peu de vraies innovations et de réel contenu inédit (sauf le mode "Battle Armored Tech"), l'impossibilité de jouer avec une autre manette que le Wii U GamePad.

Verdict: 8/10

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