20 oct. 2014

[Review] The Evil Within, le test PS4

THE EVIL WITHIN | Bethesda
Disponible dès le 14.10.2014 sur PS4, PS3, XB1, 360 et PC -- Test effectué à partir d'une version éditeur.

Développé par Shinji Mikami, créateur de la saga Resident Evil, The Evil Within renoue avec les origines du Survival Horror. Lors de leur enquête sur la scène d'un horrible carnage, le détective Sebastian Castellanos et ses partenaires sont confrontés à une mystérieuse force. Après avoir été témoin du massacre des autres officiers, Sebastian perd connaissance. À son réveil, il se retrouve dans un monde malsain dans lequel d'hideuses créatures rôdent entre des cadavres. En proie à une terreur inimaginable, Sebastian va devoir lutter pour sa survie et se lancer dans un terrifiant voyage afin de percer à jour l'origine du mal...

Grand fan de la saga (en version jeux vidéo, pas en film, je précise) Resident Evil depuis ses tout débuts, j'attendais logiquement avec une certaine impatience de découvrir The Evil Within, mis en scène par l'illustre Shinji Mikami. Annoncé comme la suite spirituelle de Resident Evil 4, la série ayant changé de cap après cette épisode charnière, et ayant adoré cette épisode, je me réjouissais d'autant plus d'y gouter. Je dois bien avouer que je fus quelque peu décontenancé lors des premières minutes, durant lesquelles je suis mort (déjà) un certain nombre de fois... Après avoir visualiser quoi faire pour progresser (j'avais totalement zappé les clefs sur le crochet, étant focalisé sur la "bête" et ses aller-retour), je pus alors me rendre compte que la tâche allait être exigeante, et que The Evil Within ne nous donnerait aucun répit ni ne nous éviterait aucun cliché du Survival-Horror pour assumer son rang de successeur au titre de nouvelle référence du genre.

Dès le départ le jeu impose ses règles (furtivité constante de rigueur, pièges vicieux, niveau de vie limitée, stock de munitions rachitique, ennemis résistants et dangereux, sauvegardes rares et précieuses...), bref, une insécurité constante pour de la survie à l'état pur, dans un environnement ultra hostile. Mais sans être sadomasochiste, c'est ça aussi et avant tout qui fait l’intérêt de The Evil Within. Trouver le moyen de s'en sortir, même si on meurt encore et encore à certains endroits. La solution existe, à nous de la trouver. Un coté exigeant qui impose au joueur de toujours être sur ses gardes, de surveiller constamment son niveau de vie, son stock de munition, et d'anticiper sa prochaine sauvegarde. Fouiller chaque recoin pour espérer y dénicher l'arme, les munitions, les allumettes, la seringue, la statuette (brisez-les, ces dernières renferment de petites clefs à utiliser dans la salle des casiers de l'asile où on peut sauvegarder) ou encore le pot de gel vert qui lui rendra l'espoir (ou l'illusion) d'une progression plus "confortable".


Aucun doute, vous l'aurez compris, The Evil Within maitrise son ambiance. Coté bestiaire, les choses sont là aussi plutot variées avec des créatures tout d'abord assez "zombies", évoluant progressivement vers des formes plus cauchemardesques. Certains ennemis seront même invisibles, le summum de l'insécurité pour le joueur! On y retrouve également des versions déjà-vu de personnages issus de l'univers de Resident Evil, comme le gars à la tronçonneuse, bien flippant, et super résistant qui plus est. Pour vous défendre vous aurez tout de même quelques armes en votre possession (pistolet, fusils, arbalète, objets explosifs...). Artificiellement rassurantes cela dit. Quoiqu'il en soit, vous pourrez les améliorer, ainsi que votre stock et vos compétences (vie, vitesse de course ou temps de récupération, etc...), grâce au gel vert que vous trouverez ci et là dans le jeu. Pensez également à ramasser le gel que certains ennemis laisseront au sol une fois vaincus. Ne laissez rien derrière vous. Tout est bon à prendre. Pensez également, même s'ils peuvent être utiles dans certaines situations, à démanteler les pièges que vous croiserez pour en récupérer les pièces. Ces dernières serviront ensuite à fabriquer des flèches de différentes sortes pour votre arbalète. Briser les caisses pourra également se réveler utile (des objets s'y cachent parfois), mais pas toujours judicieux cependant, certaines étant piégées, tout comme les coffres d'ailleurs (ces derniers pouvant par contre être désamorcés).

Reste enfin à aborder la réalisation. Et sur ce point, même si le jeu n'est pas à proprement parler un échec, il faut néanmoins reconnaitre que dans sa globalité The Evil Within se montre assez quelconque visuellement (sur consoles Next Gen tout du moins). Les effets de lumière sont plutôt réussis, certes, mais les textures sont quant à elles souvent pauvres, surtout en arrière plan. De plus ce grain parasite n'apporte au final rien de plus (artistique vous dites?), et les deux bandes noires en haut et en bas de l'image, sensées renforcer le coté confiné et donc oppressant pour le joueur, ne servent finalement qu'à restreindre notre champ de vision et se montrent donc on ne peut plus gênant dans certaines situations. On nous annonce cela dit prochainement un patch nous permettant de les désactiver. J'avoue ne pas être contre cette idée... Pour ce qui est de l'ambiance sonore, la VF se montre agréable et les effets réalistes. Par contre, et ce malgré une installation 5.1, difficile (voire même impossible) de localiser les ennemis avec précision dans l'espace. Dommage. Sachez que pour mettre le jeu en version anglaise, vous devrez aussi mettre votre PS4 dans cette langue. Enfin, concernant la durée de vie, The Evil Within se montre assez généreux on peut le dire. Comptez une vingtaine d'heure pour votre premier run. Un second (en mode game +) peut quant à lui être bouclé en moins de 5 heures (un trophée l'indique), à condition de se focaliser sur ce qui est essentiel uniquement. Deux niveaux de difficulté sont proposés en début de partie, d'autres plus exigeants encore peuvent être débloqués par la suite. Bon courage aux "trophy addicts" sur ce coup!!

VERDICT
Entre peur, dégout et addiction, The Evil Within offre aux joueurs une expérience de Survival-Horror intense et exigeante, un brin old-school tout de même, n’omettant au passage aucun des clichés nécessaires pour placer le joueur dans une insécurité totale et permanente. Très "Resident Evil 4" dans sa conception et dans son gameplay, The Evil Within offrira du coup aux nostalgiques de la saga de Capcom l'épisode qu'ils attendaient désespérément depuis lors. Graphiquement correct, sans être bluffant, The Evil Within mise avant tout sur son ambiance pesante et son gameplay rigoureux, sans délaisser pour autant son scénario, intriguant. Sachez enfin que terminer The Evil Within, même en difficulté de base, reste une épreuve de taille, qui mettra votre rythme cardiaque et vos nerfs à rude épreuve. Cela dit, la satisfaction de la tache accomplie est plus que jamais gratifiante, et reste, sur consoles Next Gen en tous cas, sans égale à ce jour.
15/20
 

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