18 mai 2016

[Review] DOOM, le test PS4

DOOM | Bethesda
Disponible dès à présent sur PS4, XB1 et PC -- Test effectué à partir d'une version review éditeur.

DOOM revient et conserve la brutalité ayant bâti sa légende. Que vous décidiez d'éradiquer des hordes de démons sorties tout droit de l'Enfer dans la campagne du jeu ou que vous combattiez vos amis dans l'un des multiples modes multijoueur, le programme est le même : des démons sans pitié, des armes d'une puissance inouïe et des mouvements rapides et fluides qui sont les fondations de ce jeu de tir intense à la première personne...

Qui ne connait pas DOOM? S'il est bien une légende dans le monde du jeux vidéo, c'est sans aucun doute celle-ci. Id Software nous revient avec la licence qui a révolutionné le FPS. Annoncé comme l’héritage du jeu original, plus brutal que jamais, DOOM signe en 2016 son grand retour, tant sur PC que sur consoles. C'est ici la version PS4 que nous avons reçue (accompagnée de quelques goodies comme vous avez pu le découvrir sur nos pages Instagram et Youtube) pour notre test, et c'est de cette version que nous allons vous livrer nos impressions.

L'immense centre de recherche de l'Union Aérospatiale Corporatiste sur Mars est envahi par de puissants démons et seule une personne peut les empêcher de passer de leur monde au nôtre. Vous êtes un Marine solitaire et vous avez été activé dans un seul but : leur extermination totale... Je ne vais pas tourner autour du pot, vous l'aurez compris, ce n'est ici clairement pas le scénario qui fera l’intérêt de ce reborn de la licence. Par contre, et ce contrairement à ce que Bethesda semble avoir choisi comme vecteur de communication pour la promo du jeu, préférant se focaliser sur la partie multi-joueurs, le solo est loin d’être sans intérêt. N'étant pas vraiment moi même en grand adepte du jeu multi de manière général, j'accorde souvent bien plus d'attention à la partie solo/histoire, qu'aux ajouts multi-joueurs, qui sont à mes yeux juste là pour étoffer, artificiellement ou non suivant les cas, la durée de vie d'un titre.

La partie solo du jeu est ici particulièrement nerveuse, et on y retrouve, dans un contexte plus actuel bien entendu, toute la quintessence de son modèle original. Une chose sur laquelle, d'après moi, l'éditeur a fort peu communiqué, et ce à tort je pense. Une stratégie qui aura d'ailleurs sans doute conduit certains joueurs à douter de la qualité de DOOM 2016. Et c'est bien dommage, car le titre montre bien des qualités de ce coté là, avec une campagne solo bien agréable, proposant une progression constante, tant coté bestiaire que coté équipement (voir la galerie des armes en suivant ce lien). La possibilité d'améliorer ce dernier est d'ailleurs un atout supplémentaire. Cependant, il arrive un moment ou notre armement, comme le bestiaire d’ailleurs, ne se renouvelle plus vraiment, et on a alors un peu le sentiment que la durée de vie est artificiellement "étirée", durant les dernières heures de jeu. C'est un peu dommage.





Visuellement, on est également surpris de la qualité générale des graphismes, du rendu, des textures, des décors, des effets, etc... Bref, DOOM sur PS4 est plutôt joli, et c'est pour ma part un petit étonnement car je ne m'attendais pas vraiment à ça je dois bien l'avouer. Le level design se veut quant à lui varié (et ça se sent), à tel point que parfois le joueur se retrouve même un peu perdu au milieu de niveaux presque labyrinthiques. Une carte n'aurait pas été de trop je pense... On peut également saluer le travail effectué sur l'ambiance sonore, soignée également, avec un titre intégralement doublé FR, là aussi un confort non négligeable (même si la VF n'apporte pas grand chose en terme de lisibilité du scénario dans le cas présent). Pas de configuration possible en revanche de ce coté là, à moins peut-être de changer la langue générale de la console (non n'avons pas essayé), mais vous ne pourrez pas non plus choisir vos sous-titres attention (on a le choix entre sous titres activés ou non, mais pas de la langue de ces derniers).

Place à présent au gameplay de ce Doom 2016, qui est un élément primordial en terme de plaisir de jeu dans un FPS. On peut ici clairement considérer que ce reborn est un hommage à l’esprit "run and gun" de la licence. Des mouvements fluides combinés à de bonnes sensations liées aux armes dévastatrices (BFG 9000!!), l'essentiel répond présent. Les plus "gore-addict" parmi vous s'en donneront quant à eux à coeur joie j'en suis sur avec la tronçonneuse. Les "Glory Kills" (R3 une fois votre adversaires marqué), sorte de finish-moves bien gores, vous permettent d'abréger un combat et surtout d'économiser vos munitions les plus rares (et au passage récupérer quelques points de santé). J'avoue cependant en avoir pas mal abusé en début de partie, puis l'avoir petit à petit délaisser par la suite.


Abordons à présent le coté multi-joueurs. Vous trouverez ici huit modes de jeux et 12 cartes différentes, mais à coté du solo ces derniers modes paraissent plus lents, moins brutaux et donc finalement moins fun. On leur reprochera aussi une ambiance sonore perfectible avec des commentaires vites saoulants. On peut également être quelque peu perplexe quant aux design des personnalisations d’armures à débloquer, légèrement kitsch. Bref, je n'étais pas en grand fan de modes multijoueurs et ce n'est pas DOOM qui me convertira davantage à la chose.

Et pour finir, le SNAPMAP. Fidèle là aussi à ses origines, DOOM vous propose de devenir créateur de niveaux. En offrant une certaine liberté, vous allez donc pouvoir, facilement, créer et en suite partager des niveaux que vous aurez vous même réalisé. N'ayant pas personnellement la fibre très "artistique", je n'y ai passé que quelques minutes, mais le potentiel, pour celui voulant s'y investir en tous cas, m'a semblé indéniable.

VERDICT
Redonner vie à une licence culte est une lame à double tranchant. Certains ont réussi leur pari (Tomb Raider, Rayman...), d'autre s'y sont bruler les ailes. Id Software et Bethesda ont donc pris un gros risque avec DOOM. Et globalement, il faut bien avouer que ce reborn tient la route. Si je n'ai pas plus que ça accroché aux modes multi-joueurs, le solo est en tous cas un vrai défouloir, brutal et gore, comme on les aime, à la durée de vie consistante qui plus est. On peut également saluer l’excellent niveau technique affiché par DOOM sur PS4, qui marque encore un peu plus la différence avec son (ses) prédécesseur(s). Certes tout n'est pas ici parfait, mais il serait malgré tout dommage de passer à coté de ce titre (légendaire) si vous êtes fans de FPS.

0 commentaires:

Publier un commentaire