3 avr. 2017

[Review] FlatOut 4 Total Insanity, le test PS4

FLATOUT 4 TOTAL INSANITY - Disponible dès à présent sur PS4 et XB1.
Test effectué à partir d'une version éditeur.

Le jeu de course le plus déjanté de l'histoire est de retour. Dans FlatOut 4 - Total Insanity, vous n'avez qu'un seul objectif : détruire tout sur votre passage pour franchir la ligne d'arrivée en premier. Développé par Kylotonn Racing Games (WRC 5 et 6), le jeu propose un spectacle survitaminé à coups de nitroglycérine, que vous n'êtes pas prêt d'oublier. Qu'il s'agisse d'une Muscle Car, d'un buggy, d'un Monster Truck ou d'un camion de marchand de glaces, votre véhicule est votre seule arme pour venir à bout de vos adversaires...

Les joueurs les plus expérimentés parmi vous (subtil tournure pour ne pas dire "les plus âgés"...) se souviendront sans doute de la licence FlatOut. Si le dernier opus en date (FlatOut 3) n'avait pas brillé par ses qualités, ce quatrième volet (FlatOut 4), développé cette fois par Kylotonn Racing (à qui l'on doit les opus 5 et 6 de la franchise WRC) et Tiny Rebel Games, avait donc pour mission de satisfaire - enfin - les joueurs bien désireux de se défouler à nouveaux sur des tracés de folie aux commandes de bolides tout aussi dingues.

Malheureusement, après l'enthousiasme des premiers instants, ce dernier retombe. FlatOut 4 semble en effet ne pas avoir, cette fois encore, trouvé la bonne recette... Techniquement plutot pauvre, pas vraiment beau (sans aller jusqu'à dire qu'il est hideux tout de même), une IA qui triche sans cesse rendant les courses totalement aléatoire même si vous vous appliquez de votre mieux, les arguments contres semblent bien prendre le dessus sur les pour. Ça agasse, énormément, et on finit par fermer sa partie en balançant tout un tas de noms d'oiseaux. Et pourtant je suis généralement du genre patient et persévérant...

On peut cela dit relever tout de même quelques qualités à FlatOut 4, comme l'excellente sensation de vitesse qu'il procure (même si cette dernière est parfois bridée par un framerate trop variable), ou encore un panel de circuit relativement copieux et varié, multipliant les raccourcis et les itinéraires bis, avec des nombreux éléments destructibles au programme. L'originalité de ses modes de jeu également, avec un mode "Cascade" à saluer, ou de la destruction en arène, à la Destruction Derby (là aussi pour ceux qui ont connu cette belle époque sur PS One). Mais les défauts ne tardent généralement pas à se rappeler à nos bons souvenirs. Et le pire d'entre eux est assurément la gestion de l'IA.

On peut en effet pardonner (ou du moins excuser) une esthétique perfectible ou des tracés rendant parfois la maitrise du véhicule délicate, mais il est bien plus difficile de passer à coté du concept même de plaisir de jeu, quand chaque course, un peu à la manière d'un Mario Kart quand on y joue en catégorie 150cc, devient totalement aléatoire et que malgré une gestion quasi irréprochable de votre course de bout en bout, dès que l'on touche un adversaire c'est systématiquement lui qui va prendre l'avantage. Les collisions étant l'essence même de la licence FlatOut, finir par éviter tout contact sous peine d'être directement sanctionné, est une totale aberration. Idem avec certains tracés mal définis, où le jeu vous repositionne sur la piste vous faisant perde de précieuses secondes au passage. Dommage, car le concept est assurément bon, mais c'est ici la forme qui fait défaut. Les parties en ligne sont dès lors la meilleure des options pour s'amuser, tous les joueurs étant alors mis sur un même pied d'égalité, mais faut il encore que les joueurs répondent présents lors des matchmaking... Mais ça c'est un tout autre débat.

VERDICT
Plein de bonnes idées et d'intentions, FlatOut 4 pèche par contre sur certains éléments essentiels. Si on s'amuse durant les premiers moments (à condition de ne pas trop se focaliser sur le rendu général des tracés ni la physique des véhicules), une fois les choses sérieuses en piste, le fun laisse rapidement place à la frustration. La faute à une IA totalement ingérable et écœurante, qui en découragera le plus grand nombre. Restent alors des modes de jeu originaux et défoulant, ou encore des courses en multi, bien moins frustrantes qu'en solo. Un rendez-vous cela dit manqué pour la licence FlatOut, même si on garde encore l'espoir de voir un jour arriver l'épisode tant attendu.

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