29 mars 2019

[Review] The Girl in the Spider's Web, le test Blu-ray 4K

Frans Balder, éminent chercheur suédois en intelligence artificielle fait appel à Lisbeth Salander afin de récupérer un logiciel qu'il a créé et permettant de prendre le contrôle d'armes nucléaires. Mais la NSA ainsi qu'un groupe de terroristes mené par Jan Holster sont également sur la piste du logiciel. Traquée, Lisbeth va faire appel à son ami le journaliste Mikael Blomkvist qu'elle n'a pas vu depuis 3 ans...

Après l'excellent "The Girl with the Dragon Tatoo" (voir notre test Blu-ray) sorti en 2012 et signé David Fincher, la série Millénium nous revient avec une nouvelle adaptation cinématographique, nommée cette fois "Ce qui ne me tue pas" dans la langue de Molière, et "The Girl in the Spider's Web" dans celle de Shakespeare.

Disons-le d’emblée, ce nouvel épisode n’a plus grand-chose à voir avec la trilogie suédoise écrite par Stieg Larsson, décédé depuis d'ailleurs. Ce nouveau film réalisé par l’uruguayen Fede Alvarez est clairement imprégné de l'adn des films d'action lambda américain, et ne se lie pas vraiment telle une suite à l'oeuvre de Fincher non plus. Une sorte d'électron libre en quelque sorte.

The Girl in the Spider's Web reprend pourtant toutes les qualités visuelles de son prédécesseur, là dessus il n'y a rien à lui reprocher, bien au contraire, et le master 2160p UltraHD ici proposé le met indéniablement en valeur qui plus est. voire plus encore. Alvarez excelle dans la mise en scène, nous offrant une foultitude de plans somptueux en s’appropriant complètement le décor minéral et glacé suédois établi par le scénario. Il parvient également à glisser dans cette nouvelle mouture quelques séquences bien tordues de son cru comme cet homme dont on a littéralement coupé le visage ou ce cocon de cuir dans lequel Lisbeth Salander va se retrouver prisonnière vers la fin du film. Des visions horrifiques ou sadomasochistes qui montrent bien que le cinéaste est avant tout un adepte du film d’horreur (cf le remake de Evil Dead).

De ce point de vue, le film est donc un plaisir esthétique incontestable à défaut d’être révolutionnaire. Mais pour apprécier le long-métrage il faut vraiment se mettre en tête que Salander devient une sorte d’Ethan Hunt ou de Jason Bourne au féminin, voir même une incarnation féminine parfois de l'agent 007, poursuivie elle-même par une méchante aux motivations mégalomanes. Un vrai James Bond, je vous le disais. D'ailleurs, c'est en soit le plus gros reproche que l'on peu faire à ce film, celui de fondre dans un tableau un peu trop convenu et prévisible, là où Fincher en 2012 avait su tirer son épingle du jeu de manière bien plus singulière. The Girl in the Spider's Web s'illustre néanmoins tel un divertissement haute couture et impeccablement maîtrisé, à la manière d'un Bond ou d'un Mission Impossible, mais au prix d'un sacrifice sans doute impardonnable, celui de s'éloigner de la sève d’origine de la saga.

THE GIRL IN THE SPIDER'S WEB, disponible dès à présent en 4K UHD, Blu-ray et DVD chez SPHE.

VERDICT : The Girl in the Spider's Web s'illustre tel un divertissement haute couture et impeccablement maîtrisé, à la manière d'un Bond ou d'un Mission Impossible, mais au prix d'un sacrifice sans doute impardonnable, celui de s'éloigner de la sève d’origine de la saga. Coté technique, cette édition 4K UltraHD livre un master 2160p exemplaire, soutenu par un HDR probant soulignant des contrastes et une définition d'exception. Pour ce qui est des pistes audio, que vous optiez pour la VO Dolby Atmos ou la VF DTS-HD MA 5.1, chacune livre un paysage sonore grandiose, affichant une fascinante dynamique et des surrounds d'anthologie. Incontestablement un sans faute technique. Concernant les extras, sur le disque 1080p inclus, on peut découvrir le making of du tournage, un focus sur les cascades ainsi qu'on lot de scènes coupées au montage.
NOTE GLOBALE (Blu-ray/film)


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