1 oct. 2013

[Review] "Killzone Mercenary", le test PS Vita

KILLZONE MERCENARY |  SCEE
Disponible dès le 4.09 sur PS Vita -- Test effectué à partir d'une version dématérialisée.

Combattez aux côtés des deux camps dans la guerre interstellaire entre les ISA et les Helghasts. En tant que mercenaire sans pitié, votre loyauté appartiendra à ceux qui sauront vous proposer davantage d'argent. Tandis qu'une guerre brutale et mortelle fait rage, vous découvrirez que le sort d'un jeune garçon peut changer l'issue du conflit...

C'est avec un peu de retard (toutes nos excuses pour ce délai) que nous vous proposons le test de Killzone Mercenary, premier vrai FPS de la console Playstation Vita de Sony, et surtout premier gros titre sur cette console depuis longtemps (aucun amoureux de la machine n'osera dire le contraire...). Un titre qui pèse, une fois les dernières mises à jour installées, environs 4.5 gigas. Un joli bébé donc, qui n'est pas que joli d'ailleurs, j'y reviendrai un peu plus loin. Du solo mais également du multi, l'utilisation bien évidement de l'écran tactile, une réalisation exemplaire... bref, toutes les options nécessaires pour tenir la dragée haute à ses prédécesseurs parus sur consoles de salon, mais dans le creux de la main.

Un Killzone c'est avant toutes choses de l'action savamment dosée, un arsenal de folie, une mise en scène redoutable, et un multi consistant. Si on s'en tient à cette liste condensée, on peut je pense répondre que Killzone Mercenary est un titre à la carrure imposante et qui fait plutôt honneur à la saga à laquelle il appartient. Mais tout ceci est-ce encore suffisant en 2013 après les mastodontes ayant envahis nos PS3 (Killzone, Call of Duty, Battlefield...) et s’apprêtant à débarquer prochainement sur PS4? Une chose est certaine, Killzone Mercenary ne se contente pas de nous proposer le minimum en espérant amadouer les joueurs avec de la poudre aux yeux. Ici on joue bel et bien avec un FPS de qualité.


La première chose à laquelle on pense quand on imagine un FPS sur console portable, c'est le gameplay et la prise en main. Avec deux gâchettes de moins que sur la manette DualShock 3, et pas de stick analogiques cliquables, cela handicape généralement les versions nomades du coté de la maniabilité. L'astuce imaginé ici est d'employer le paver tactile comme commandes supplémentaires, afin de palier au manque de touches. Gobalement, on va dire que cela fonctionne, même si, dans le feu de l'action, utiliser par exemple la même touche pour s’accroupir que pour courir, c'est révélé plus d'une fois inconfortable. Gérer les affrontements au corps à corps se montre par contre plus immersif, avec ici une vraie implication de l'écran tactile avant, une fois la sélection faite avec la touche triangle. Changé d'arme se fait également en touchant l'écran, vous pouvez ainsi passer de l'arme principale à l'arme secondaire, ou encore opter pour la grenade. Le reste de votre stock se gérera quant à lui dans les coffres disséminés tout au long de votre parcours. On trouve également dans Killzone Mercenary, un peu à la façon d'un Splinter Cell, des phases de piratage, dans lesquelles vous devez assembler des formes géométriques afin de reproduire un modèle. Ces phases peuvent se révéler assez stressantes car elles doivent être réalisées dans un temps imparti.


Dans le coin inférieur gauche se trouve une carte, renseignant vos ennemis proches, votre ou vos partenaire(s), ainsi que les objectifs à remplir. J'ignore si je fus le seul à ressentir ça, mais je ne l'ai pas toujours trouvé fort pratique ni toujours très lisible. J'ai souvent du me balader dans tous les coins jusqu'à trouver où pouvoir enfin progresser dans un niveau. Mais je mettrai ça sur le dos de mon manque d'expérience dans les FPS en général... Je vous en glissais un mot plus haut, dans Killzone Mercenary des coffres sont placés tout du long de l'aventure. Ces derniers symbolisent votre rencontre avec un marchand prêt à vous vendre de nouvelles armes, des gilets pare-balles, des munitions ou grenades etc..., mais aussi à améliorer votre équipement si besoin est. Vous pouvez également vous défaire de ce qui ne vous sert plus. Votre bourse dépendra des actions que vous réaliserez dans le jeu. Fouiller un corps vous rapportera 10 crédits, tandis qu'éliminer un adversaire hautement coriace, ou un char par exemple, fera de vous un mercenaire bien plus fortunés.


Je vous le disais en guise d'intro, Killzone Mercenary est un titre qui fait véritablement honneur à la PS Vita en terme de réalisation. Visuellement le jeu est splendide, les animations sont soignées, et le design général parfaitement fidèle à l'esprit de la saga. Sans aller tout de même jusqu'à dire que le rendu vaut celui d'un Killzone sur PS3 (les arrières plans sont ici bien plus pauvres, et les finissions plus élémentaires), on peut néanmoins dire que c'est beau, et cela ne gâche rien bien évidement. Le jeu est intégralement doublé en français. Chose là aussi sur laquelle on ne crachera pas, surtout quand cela est fait avec talent.


Les niveaux sont bien segmentés, et chacun propose des univers ou des chalenges distincts. Par contre, le mode histoire n'est pas bien long. Comptez environs 5 heures pour en faire le tour en mode normal. Trois niveaux de difficulté sont ici proposés, et une jolie collection de trophées vous attend également. Une fois un niveau bouclé, il vous est ensuite possible d'y revenir pour améliorer votre score et tenter d'y décrocher le grade ultime. Le mode multi offrira quant à lui une belle prolongation aux amateurs du genre.

Au final, Killzone Mercenary se révèle donc être un excellent titre sur PS Vita. Parfaitement adapté, sachant puiser dans les ressources et les fonctionnalités de la machine, tout en étant généreux dans bien des domaines, difficile de ne pas vous conseiller de succomber à l'appelle du premier FPS digne de ce nom sur la portable tactile de Sony. Sa faible durée de vie est quelque peu compensée par une bonne rejouabilité, ainsi que par un mode multi-joueurs digne de ce nom. Un Killzone à part, certes, mais aucunement insignifiant. Foncez!


●  Jouable en solo et en multi
●  Une réalisation exemplaire
  Visuellement splendide
  Les phases de piratages
  Être bon et méchant à la fois
  Durée de vie solo trop courte
  Maniabilité perfectible (parfois)
  Carte pas toujours très claire
  
  

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