17 mars 2017

[Review] NieR Automata, le test PS4

NIER AUTOMATA - Disponible dès à présent sur PS4 et PC.
Test effectué à partir d'une version éditeur.

Des envahisseurs d’un autre monde attaquent notre planète et y déversent une multitude de formes de vie mécaniques. Face à cette menace apparemment insurmontable, l’humanité n’a pas d’autre choix que de quitter la Terre et se réfugier sur la lune. Les humains développent alors une armée de soldats androïdes afin de vaincre la horde mécanique, mais ne réussissent malheureusement qu’à ralentir leur avancée. Afin de sortir de cette impasse, une nouvelle espèce d’androïdes est envoyée dans la mêlée : le groupe d’intervention YoRHa. Dans les territoires abandonnés, la guerre entre machines et androïdes fait rage. Une guerre qui va bientôt dévoiler les mystères longuement oubliés de ce monde...

Pour varier un peu les plaisirs, et mettre de coté durant quelques heures les Ghost Recon Wildlands et autres Horizon Zero Dawn auxquels tout le monde joue actuellement, Square Enix nous propose de découvrir NieR Automata, une autre exclu console pour la PS4 (également disponible sur PC si vous préférez ce support). Un titre dont on a beaucoup entendu parler ces derniers temps (plutot en bien d'ailleurs), très attendu par certains nous le savons, et que nous avions donc très envie de tester à notre tour afin de nous forger notre propre opinion sur cette suite du jeu NieR, sorti en 2010 sur PS3 (déjà une exclu pour la marque Playstation à l'époque). Un titre qui, vous allez vous en rendre compte en lisant notre review, est globalement divisé entre ses points forts et ses points faibles. Un avis qui ne fera peut-être pas l’unanimité d'ailleurs. Tout dépend en fait si on décide de s'attarder davantage sur les défauts ou sur les qualités de cet action/RPG nommé: NieR Automata.

Tout débute par un long niveau où vous faites la connaissance des deux protagonistes principaux: 2B et 9S. Dès cette première rencontre, vous allez vous rendre compte que le jeu alterne constamment les genres et les gameplays, passant du shoot sauce Galaga au Beat'em All scrolling horizontal ou vertical, avec une caméra s'en donnant du même coup à cœur joie pour vous mettre la tête à l'envers, le tout au travers d'interminables couloirs. C'est tout particulièrement perturbant, d'autant plus que cette séquence, pas forcément représentative de tous les aspects offerts par le jeu dans sa globalité, semble ne pas vouloir finir et que le jeu nous a averti d'entrée qu'il n'y avait pas de sauvegarde automatique (coup de stresse donc), et que l'option "sauvegarde" du menu reste désespérément grisée durant toute ladite séquence. On se rendra compte plus tard du fonctionnement du système de sauvegarde, lié à la découverte de terminaux que vous devrez activer. Un principe très oldschool auquel on est plus vraiment habitué en 2017. Une fois cette introduction passée, on découvre dès lors le background du récit. L'humanité a du se réfugier sur la lune pour fuir la domination d'une race mécanique sur Terre. L'histoire étant alors posée, le jeu se dévoile plus largement et laisse progressivement entrevoir au joueur l'avenir de l'aventure qui l'attend. Nous ne vous en dévoilerons pas davantage de ce coté là afin de préserver au maximum tout effet de surprise. On se retrouve alors dans un monde plus vaste, offrant plus de liberté au joueur dans un semi open world. Un level design ingénieux, dans lequel vous pourrez débloquer divers raccourcis afin d'éviter de devoir faire et refaire certains passages.

NieR Automata c'est avant tout un titre nerveux, proposant des combats vifs et dynamiques (un peu brouillon parfois aussi, par manque de lisibilité au cœur de l'action), construits autour d'affrontements basés sur l'attaque, l'esquive et le contre, en alternant entre vos deux armes, et le tout servis par un 60fps quasi constant, renforçant indéniablement la fluidité ambiante et l’intensité des combats. Un choix technique fait par PlatinumGames, privilégiant donc la fluidité au détriment de graphismes parfois un peu simplistes et monotones (dans des tons grisâtres, souvent dominants). La prise en main est cependant instinctive, et permettra, au travers de divers réglages et aides activables, à tous les joueurs d'y prendre du plaisir, et ce directement. Un défouloir tant chorégraphié que jouissif, certes un peu trop assisté parfois, mais que vous pourrez configurer à votre convenance.

La map sera ici votre guide tout du long, avec des objectifs à suivre clairement renseignés. N'hésitez pas à vous servir de votre GPS. Fouillez partout car les lieus regorgent d'items à récupérer (bien cachés parfois). NieR Automata est un vaste univers captivant à découvrir, sans aucun doute, mais semble malgré tout un peu vide et lisse en comparaison avec d'autres références en la matière.

Un autre argument majeur du jeu c'est son indiscutable rejouabilité. Sachez qu'une fois l'aventure bouclée une première fois, vous n'aurez encore rien vu. Le jeu propose en effet jusqu'à 26 fins différentes (!!). Les complètistes parmi vous auront donc de quoi s'occuper. Sans aller jusqu'à la nécessité de toutes les découvrir, le jeu vous invitera au moins à refaire les choses une seconde fois, en reprenant du service sous les traits d'un autre personnage. Comptez une douzaine d'heures environs pour boucler votre premier run. Un peu moins la fois suivante. Vos choix influençant alors l'épilogue, vous serez logiquement tenté d'explorer les autres perspectives possibles également, afin de découvrir la véritable histoire de NieR Automata dans sa globalité. Un concept que certains trouveront ingénieux, d'autres agaçant. J'avoue que perso, même si j'ai apprécié l'expérience, devoir refaire le jeu avec un second perso juste pour mettre en lumière certaines zones d'ombre d'un scénario un peu bateau à la base, ne m'a pas suffisamment motivé. Mais j'y reviendrai sans aucun doute plus tard, le coté défoulant de NieR Automata étant indiscutable (et peu de jeu lui arrivent à la cheville dans ce domaine).

Taillé avant tout comme un immense défouloir, NieR Automata c'est aussi un monde rempli de trames narratives secondaires, de rencontres improbables et de réflexions philosophiques sur la nature/condition des machines. Une démarche qui deviendra un peau soulante à la longue (de mon point de vue du moins) car apportant de longs et ennuyeux dialogues, inutiles. Du coté des dialogues justement, le jeu propose un doublage anglais ou japonais au choix, et des sous titres FR. Pas de doublage dans la langue de Molière malheureusement. Cela aurait pourtant été un vrai plus. Dommage.

VERDICT
foulant, plutot varié, dynamique... les adjectifs ne manquent pas pour qualifier NieR Automata sur Playstation 4. Pourtant, j'avoue que je n'ai pas été totalement emballé par l'expérience de jeu proposée. J'ai assurément pris beaucoup de plaisir à dézinguer des machines encore et encore, mais il m'a pourtant manqué ce petit supplément d'âme au moment de dresser le bilan. Trop assisté peut-être, trop philosophique par moment, ou encore trop répétitif à d'autres, difficile de le dire. Alternant les styles de jeu et les gameplay, trop peut-être que pour s’astreindre à un genre en particulier, trop volubile ou trop nébuleux aussi parfois que pour distinctement se définir, obligeant également le joueur à faire et refaire les choses pour en découvrir l'histoire au complet, je reconnais que j'ai souvent été plus agacé que passionné par les aventures de 2B et 9S. L'absence de sauvegardes automatiques ou encore de doublage FR, des graphismes pas forcément bluffants, ainsi que la promesse d'un monde ouvert qui ne l'est finalement pas tant que ça, autant de petits détails qui justifieront la note. Bonne, certes, mais pas excellente, à l'image du jeu.

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