17 oct. 2017

[Review] L'Ombre de la Guerre (Shadow of War), le test PS4

Dans la suite épique du célèbre jeu La Terre du Milieu : L'Ombre du Mordor développé par Monolith Productions, infiltrez les lignes ennemies pour former une armée, conquérir des forteresses et dominer le Mordor. Découvrez le système Némésis dans cette nouvelle épopée de la Terre du Milieu, et profitez des histoires uniques et personnalisées avec chaque ennemi et chaque allié. Affrontez Sauron, le Seigneur des Ténèbres à l'apogée de sa puissance, accompagné de ses Nazgûls. Utilisez la stratégie, la ruse ou la force brute pour conquérir les forteresses de Sauron et les retourner contre lui...

Trois ans se sont écoulés (déjà) depuis la sortie de l'opus L'ombre du Mordor (voir notre test de la version PS4), qui avait su à l'époque captiver un grand nombre de joueurs, grâce entre autres à son système de Némésis, sur lequel nous reviendrons dans un instant, ce dernier étant à nouveau présent. Mais le jeu avait également suscité un certain nombre de critiques, justifiées pour la plupart d'ailleurs. Nous allons donc voir si Monolith a su en tenir compte et faire évoluer sa licence pour cette suite.

On ne va pas tourner autour du pot, vous vous en rendrez d'ailleurs sans doute compte très rapidement en prenant les commandes de L'Ombre de la Guerre, les forces et faiblesses du premier opus seront les forces et faiblesses de sa suite. On n'a en effet pas vraiment l'impression qu'un travail d'amélioration a été mis en place pour tenter de corriger les défauts de L'Ombre du Mordor. Par contre, l'accent est indéniablement mis sur le renforcement de ses qualités, avec un système Némésis renforcé par rapport au premier. Un concept qui avait des allures optionnelles dans le premier prend ici un sens bien plus "obligatoire" si vous voulez remporter la victoire sur Sauron.

Pour rappel, le système de Némésis vous permet de prendre le contrôle de chefs de guerre afin de les utiliser comme alliés et de vous en servir ensuite pour affronter d'autres chefs/ennemis plus puissants, dans des combats de prise de forteresses entre autres. Mais chacune de vos actions restera en mémoire et vos adversaires s'en souviendront! Un concept stratégique qu'il vous faudra impérativement maitriser, ces missions représentant (pour peu que vous choisissiez le mode de difficulté Difficile en tous cas) de véritables défis.


Coté scénario, même si on constate un réel effort narratif, et ce dès le début du jeu, on a tout de même un peu l'impression de ne pas avoir quitté L'Ombre du Mordor, du moins durant les premières heures de jeu. La progression est ici relativement convenue et la narration, la plus part du temps du moins, encore et toujours assez secondaire (avec quelques points d’intérêt judicieux néanmoins). Les choses seront un peu plus intéressantes en fin de parcours, mais entre les deux il va tout de même falloir être conciliant. On soulignera malgré tout un notable effort pour rendre cette suite légitime et lui offrir une vraie raison d'être en terme d'explication, pour peu que vous soyez familier avec l’œuvre globale de J.R.R. Tolkien. Ceci prendra d'ailleurs tout son sens une fois l'aventure bouclée, mais je ne vous en dirai pas d'avantage (terminez le jeu et vous comprendrez...).

D'un point de vue technique, L'Ombre de la Guerre semble là encore ne pas avoir beaucoup évolué (même si les qualités du premier restent de mise, avec des modélisations d'Orcs sublimes), et ce malgré les trois années qui se sont écoulées. Le jeu ne représente clairement pas les standards actuelles d'un titre d'envergure (AAA) sur Playstation 4 (ou PS4 Pro, console sur laquelle nous l'avons testé). Dommage, car c'est aussi là un point sur lequel nous attendions L'Ombre de la Guerre au tournant. C'est joli, mais cela reste trop conventionnel malgré tout que pour marquer les esprits ou en faire un argument de poids.


Enfin, coté durée de vie, il vous faudra compter sur une trentaine d'heure de jeu environs pour boucler votre premier run. Le jeu vous ouvrira alors les portes de certaines explications qui raviront les fans j'en suis certain (mais je ne vous en dirai pas davantage...). La map est ici plus vaste, sans aucun doute, et vous pourrez la parcourir à votre guise, en tenant tout de même compte du niveau de vos adversaires, sous peine d'être vite rappelé à l'ordre par un game over. Nouveauté à signaler dans L'Ombre de la Guerre, le jeu propose à présent 3 niveaux de difficultés. Il vous sera donc possible, contrairement au premier opus, d'adapter cette dernière en fonction de votre niveau, rendant du coup les combats moins "critiques" que précédemment. Le niveau le plus élevé réservant quant à lui aux joueurs hardcore un défis de taille. A vous de voir.

Une toute dernière chose encore pour vous dire qu'il vous sera possible de lier votre sauvegarde du premier avec cette suite (via la Némésis Forge) et ainsi d'importer deux Orcs dans votre sauvegarde de L'Ombre de la Guerre. Pour en profiter vous devez préalablement passer par L'Ombre du Mordor avant de débuter votre aventure dans L'Ombre de la Guerre.

Notre avis:
Tout comme son prédécesseur, L'Ombre de la Guerre (Shadow of War) alterne excellentes choses et "détails" frustrants. Si globalement on prend un vrai plaisir à progresser et à améliorer les aptitudes de notre duo, à terme, les petits défauts de gameplay (caméra, impossibilité de lock etc...) agacent fortement. A coté de ça, on ne peut nier les efforts mis en place pour améliorer encore l'efficacité de certains mécanismes découverts dans le premier, comme l'affutage du mode Némésis en y ajoutant cette fois la prise de forteresse. Véritable jeu dans le jeu d'ailleurs. Le titre tente également de se montrer plus éloquent en étoffant ponctuellement son scénario et en y apportant de vrai point d’intérêt pour le fan de l’œuvre de JRR Tolkien. On peut également approuver l'arrivée de niveaux de difficulté, rendant le jeu plus accessible que son prédécesseur. Mais malgré tout ça, je ne peux m’empêcher de me dire que les 3 années écoulées n'ont pas été suffisamment mises à profit pour faire évoluer significativement la licence, comme avec ces graphismes qui semblent être restés figés dans le temps. Une suite qui remplit son contrat, certes, mais qui malgré quelques efforts notables affiche tout de même un air de déjà-vu trop prononcé.
7/10

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