2 oct. 2018

[Review] Xenoblade Chronicles 2 : Torna - The Golden Country, le test Switch

Dans ce nouveau mode histoire, vous lèverez le voile sur l’histoire complète de Jin et sur la chute de Torna, sa Terre natale qui existait un demi-millénaire avant les événements de Xenoblade Chronicles 2. Le nouveau système de combat affiné vous permet de prendre le contrôle à la fois d'un Pilote et de ses Lames, pour partir à l'exploration d'un nouveau Titan : le royaume de Torna...

Après nous avoir proposé l'excellent Xenoblade Chronicles 2 en 2017 (narration convaincante, gameplay immersif et ambiance soignée), Nintendo nous propose de replonger dans cet univers sous la forme d'un DLC indépendant, nommé Torna - The Golden Country. Au grès des diverses mises en jour ayant su venir peaufiner l'expérience du joueur, Xenoblade Chronicles 2 a su progressivement se tailler une solide réputation, faisant de lui un incontournable du genre et en particulier sur la console Switch. Au travers de cette extension standalone (signifiant donc qu'il n'est pas nécessaire de posséder le jeu original pour pouvoir en profiter) le joueur va pouvoir en apprendre d'avantage sur les mystères du monde d’Alrest, de son titan Torna et de certains des personnages.

Aux allures évidentes de préquelle, Torna - The Golden Country se déroule pas moins de 500 ans avant l’histoire principale racontée dans Xenoblade Chronicles 2, et nous confronte aux destins de Jin et de sa jeune pilote Lora. Un flashback de grande envergure dans lequel nous assistons à l'évolution du monde ainsi qu'aux évènements qui ont conduit à l’édification du futur Alrest. Afin de ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, je ne vous en dirai pas ici d'avantage, mais sachez tout de même que l'ensemble aurait pu être plus travaillé/détaillé à mon sens. On reste ici trop souvent dans le superficiel coté scénario, et c'est bien dommage.

Coté contenu, Torna - The Golden Country propose une interface améliorée, plus lisible et accessible que celle de Xenoblade Chronicles 2. Les zones traversées sont par contre globalement moins vastes et les quêtes annexes y sont généralement sans grand intérêt, souffrant du syndrome "FedEx" la plupart du temps. Coté évolution, le joueur peut à présent non seulement contrôler le pilote mais également ses deux lames. Durant les phases d’exploration, on peut passer de l’un à l’autre via une simple pression sur une touche. Cette alternance confère beaucoup de dynamisme aux combats. Les combinaisons et enchaînements ont été simplifiés pour un maximum d’efficacité puisqu’il suffit de cumuler trois Arts spéciaux pour déclencher un combo. Tout va ici plus vite et se montre donc moins rébarbatif. Pour le reste, les joueurs habitués devraient aisément retrouver leurs repères.


Pour ce qui est de la durée de vie, comptez environs une vingtaine d’heures pour en faire le tour, voire davantage si vous décidez de prendre votre temps pour explorer chaque recoins de la carte. Une durée de vie parfois artificiellement gonflée (aller-retours trop souvent inutiles), mais au coeur d'une épopée qui, prise dans sa globalité, a néanmoins du sens. A l'attention avant tout des joueurs passionnés de la licence bien sûr.

Notre verdict:
Évolution à bien des égards du schéma proposé par Xenoblade Chronicles 2, Tora - The Golden Country ne va cependant pas suffisamment loin dans certains domaines que pour décrocher la précieuse médaille de l'indispensable DLC. Cela dit, impossible de nier que ce standalone a pour lui bien des atouts, telle que l'optimisation globale de son interface, ou encore de son gameplay, lors des phases de combats entre autres. Son univers toujours aussi accrocheur, son scénario captivant et ses personnages attachants en font aussi une prolongation quasi obligatoire si vous êtes fans de la licence. Mais son manque global de profondeur ainsi que ses quêtes annexes trop répétitives et lassantes seront sans aucun doute un frein, justifié, à l'attention des autres joueurs.
7/10

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