24 sept. 2013

[Review] "GTA V", le test PS3

GRAND THEFT AUTO V (GTA 5) |  Rockstar Games
Disponible dès le 17.09 sur PS3 et 360 -- Test effectué à partir d'une version dématérialisée et commerciale Blu-ray.

Los Santos : une métropole tentaculaire avec ses gourous, ses starlettes et ses gloires du passé fanées qui faisaient jadis rêver le monde entier et qui, aujourd'hui, luttent pour ne pas sombrer dans l'oubli alors que le pays est rongé par la crise. Au milieu de ce chaos ensoleillé, trois criminels très différents jouent gros pour leur avenir : Franklin, un ancien membre de gang de rue qui veut passer à la vitesse supérieure ; Michael, le professionnel, un ex-détenu dont la retraite est beaucoup moins tranquille que prévue ; et enfin Trevor, le psychopathe du groupe, camé et mégalo. Le dos au mur, les trois hommes risquent le tout pour le tout dans une série de braquages aussi spectaculaires que dangereux...

Certainement le jeu le plus attendu de l'année mais aussi probablement l'un des plus ambitieux jamais réalisé (ainsi que le plus cher de l'histoire avec un budget record, dépassant les 260 millions de dollars), GTA V est enfin disponible partout depuis le 17 septembre sur Playstation 3 et Xbox 360. Afin de protéger tous ses secrets, le titre fut seulement livré en dernière minute aux magasins et impossible d'y avoir accès avant le jour J. Jamais, à ma connaissance, un titre n'avait été autant protégé et surveillé avant sa sortie. Chez Rockstar on ne rigole pas sur le sujet, allant même jusqu'à menacer ceux osant braver l'autorité, d'un bannissement à vie. Rien que ça. Il faut cela dit reconnaitre que très peu de fuites ont été constatées, et que les joueurs ont donc pu découvrir le jeu vierge de tous spoilers, ou presque. De notre coté, ce fut loin d'être évident d'accéder à notre version test. Rockstar n'ayant laché les codes review que quelques heures seulement avant la sortie officielle (alors que des versions PS3 et 360 se vendaient déjà - sous le comptoir - chez de nombreux revendeurs depuis plusieurs jours). Après ce fut la galère pour télécharger et installer les 18Go que pèse le titre (sur PS3). Téléchargement capricieux, code erreur d'installation 80029563, et de très nombreuses heures perdues au final (je déteste vraiment le dématérialisé!). Une fois les soucis rencontrés (presque) oubliés (et 3 téléchargements de 18Go plus tard...), nous avons enfin pu nous lancer dans l'aventure. Un GTA titanesque se dévoile alors à nous, clôturant magistralement cette génération de console sur une véritable pépite, signée Rockstar Games.

Mais par où commencer... GTA 5 est tellement énorme, tellement riche, tellement vaste, difficile de savoir par où commencer pour vous en parler. Débutons peut-être par son scénario, fil conducteur de toute l'aventure qui vous attend ici. Je précise que, dans la mesure du possible, ce test est garanti sans spoiler afin de ne pas gâcher votre expérience de jeu. Tout débute avec un braquage. GTA 5 c'est ça avant tout. Pas de surprise à ce niveau là. Quelques années plus tard, l'équipe est dissoute. Mais des événements malencontreux vont obliger certains à reprendre du service. Voici, dans les très grandes lignes, ce qui pourrait résumer le point de départ d'une longue et criminelle aventure, la votre. Mais un des points forts de ce GTA par rapport à ses prédécesseurs, c'est qu'il ne vous propose pas d'incarner un seul personnage, mais 3 différents (et même 4, si on compte le chien).


Trois personnages et 3 profils très différents les uns des autres. Un black en quête de notoriété, un ex criminel repenti, confortablement installé dans sa vie de famille, et un psychopathe mégalo, totalement allumé. De prime abord rien ne prédestinait ces 3 personnes à se croiser un jour, et pourtant... Durant toute l'aventure, vous aurez le loisir de passer à votre guise de l'un à l'autre de ces 3 profiles (flèche vers la bas maintenue), jouant les missions secondaires comme bon vous semble et revenant, quand vous le souhaitez, à la trame principale de l'histoire, impliquant 1, 2 ou 3 de ces personnages suivant les séquences. Quand vous ne jouez pas avec un personnage, ce dernier vit sa vie de manière totalement autonome. Vous ne devez cela dit pas les surveiller en permanence, ils évitent en général les ennuis quand vous ne prenez pas leur contrôle. Vous avez l'impression d'être à court de missions? Revenir avec un des personnages à leur planque débloque généralement les choses sachez-le.

Le jeu regorge également de personnages secondaires, qui seront eux aussi cruciaux au bon déroulement de l'aventure. Pour cette raison, votre liberté d'action aura malgré tout certaines limites. Vous ne pourrez pas utiliser vos armes dans certains lieux, et vous ne pourrez pas non plus éviter certaines actions, nécessaires à votre progression. A part cela, votre liberté sera belle et bien totale, et ce dès le tout début de l'aventure. La carte se dévoilera quant à elle progressivement, au grès de vos explorations (que vous pourrez faire à pied, en voiture, en vélo, en moto, en avions, en bateau, en jet ski, en ballon dirigeable, en parachute etc...). N'hésitez pas à effectuer un maximum de missions secondaires, elles peuvent non seulement raporter gros, mais vous aideront au passage à explorer Los Santos et ses environs. De plus, la plupart de ces missions vous aideront aussi à améliorer vos aptitudes (conduite, combat, précision...) et votre condition physique. Essentiel pour chacun de 3 personnages.


Coté gestion de stock, on retrouve ici les même méchanismes déjà rencontrés dans GTA 4 et les chapitres antérieurs, avec la possibilité de sauver vos véhicules préférés dans votre garage (ou plutôt vos 3 garages dans le cas présent), ou bien dans votre grand garage, si vous avez acquis l'édition collector du jeu. Pour vos armes pareil, une fois acquise (achetées, téléchargées ou volées) elles sont à vous. Faites cependant attention de ne pas vous faire capturer par la police, sinon vous ressortirez de commissariat nettement plus léger. Les boutiques sont à nouveaux en rendez-vous, avec des coiffeurs, tatoueurs, armuriers, magasins de vêtements en tous genres, sans oublier une longue liste d'activités auxquelles vous pourrez participer (golf, tennis etc...).

Du coté des évolutions (le dernier chapitre abordera quant à lui les défauts), on soulignera une nette amélioration des graphismes par rapport à GTA4, ainsi qu'une distance d'affichage bien plus importante. Il vous suffit de monter au sommet d'un bâtiment pour vous en rendre compte. Le pilotage a également subit un petit lifting, pour devenir davantage arcade que ces prédécesseurs. Et ce n'est franchement pas plus mal ainsi. L'évolution de vos aptitudes y contribueront également. Le choix (de manière globale et dans quasi tous les domaines) est aussi plus important dans GTA5, avec moins de doublons. Le comportement des conducteurs, mais aussi des passants de manière générale, a lui aussi été totalement revu. Il ne sera par exemple par rare de voir un conducteur ou un passant s'en prendre directement à vous si votre comportement est inapproprié. Vous pouvez à présent nager et plonger, afin de, pourquoi pas, découvrir des épaves et des trésors cachés. De nombreux mini jeux sont eux aussi proposés, sans oublier les traditionnels lieux de débouche, chers à la franchise GTA, plus immersifs que jamais (mais attention à vos économies tout de même...).. Enfin, et même si on pourrait continuer la liste encore longtemps, un mot sur le doublage, particulièrement réussi. Rockstar a en effet fait appel à de vrais membres de gangs, et cela sonne juste. On aimerait un résultat équivalent un jour avec une version française, mais il faudra nous contenter, une fois encore, d'une version anglaise sous titrée.


Même si GTA 5 est une pépite, il nous faut néanmoins rester objectif et reconnaitre que tout n'est pas ici parfait. Je ne reviendrai pas sur les difficultés à installer la version dématérialisée du jeu, j'ai déjà abordé le sujet dans un précédent article. Sachez que la version disque réclamme quant à elle une instalation de près de 9 gigas tout de même sur le disque dur de la console, alors que le jeu entier affiche quant à lui une taille de 18 gigas. La version disque propose d'ailleurs (et étrangement) un affichage plus rapide, les textures ayant tendance à s'afficher très en retard sur les versions dématérialisées du jeu (PS3 et 360). On peut aussi reprocher à GTA 5 de ne pas toujours être très clair dans ses consignes. Il sera en effet possible de devoir recommencer une mission plusieurs fois car on ne comprend pas directement ce qu'il faut faire pour la réussir. La carte y est aussi pour quelque chose parfois. Elle n'est en effet pas toujours très lisible (lors des poursuites avec changement de direction sur autoroute par exemple). Globalement les gunfights sont ici plutot nerveux et bien gérés. Avec la possibilité de se mettre à couvert, ce qui apporte encore plus de réalisme à ces séquences. Le lock automatique est une aide précieuse, mais empêche par contre de choisir librement sa cible quand ont y fait appel. J'ai également noté que, assez bizarrement, certains véhicules pourtant placés dans son garage, n'y sont plus quand on reprend sa partie, et puis y réapparaissent plus tard (s'il y a une logique là dedans, je ne l'ai pas trouvé). Enfin, et ce bien que les transitions entre cinématiques et séquences de jeu soient indétectables, le chargement en début de partie est vraiment très long. Constaté sur la version disque ainsi que sur la version dématérialisée.

J'imagine qu'il y a encore beaucoup de chose que j'aurais pu vous dire concernant Grand Theft Auto V, mais je pense que l'essentiel est là. Terminer le jeu en ligne droite sans profiter des missions annexes, des trésors et objets cachés, du mode en ligne (dont je n'ai pas dis un mot car pas eu le temps de m'y essayer encore), de tenter les 100% et le trophée Platine, vous prendra 20-25 heures au bas mot. Tout faire et tout découvrir, assurément 2 à 3 fois plus de temps, sans aucun problème. GTA V reste plus que jamais une valeur sure et cloture brillement cette génération de consoles, avant d'entrer, le plus tôt possible on l'espère, dans l'ère de la PS4 et de la One.


●  Une map GIGANTESQUE
●  Réalisation hollywoodienne
  70 missions principales
  des dizaines en annexe
  Le soucis permanent du détails
  Version démat. capricieuse
  Gunfights perfectibles
  Parfois un peu confus
  Quelques bugs mineurs...
  

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