25 oct. 2017

[Review] The Evil Within 2, le test PS4

L'inspecteur Sebastian Castellanos a tout perdu, y compris sa fille Lily. Pour la sauver, il n'a d'autre choix que de travailler avec Mobius, l'énigmatique organisation ayant détruit l'ancienne vie de Sebastian. Vous devrez plonger dans une de leurs terribles créations, le monde dérangeant d'Union. Des créatures terrifiantes l'attendent à chaque recoin, et il devra se servir de toutes ses capacités pour survivre...

Trois ans après nous avoir proposé The Evil Within (voir notre test de la version PS4) premier du nom, Bethesda nous livre la suite direct avec The Evil Within 2, dans lequel nous retrouvons le personnage de Sebastian. Ce dernier devra cette fois tout mettre en œuvre pour délivrer sa fille Lilly du cauchemar dans lequel elle est prisonnière.

Je ne vous en dévoilerai d’ailleurs pas davantage sur le scénario de The Evil Within 2, ne souhaitant pas vous gâcher le plaisir de la découverte. Si vous avez déjà terminé le premier, vous retrouverez d'ailleurs dans The Evil Within 2 pas mal d'éléments familiers. Le synopsis officiel du jeu, en introduction plus haut sur cette même page, en disant déjà bien suffisamment concernant l'intrigue je trouve. Pour le coup vous devrez donc en effet replonger en enfer une fois encore, dans un monde qui vous sera à la fois familier et pourtant très différent.

Cette fois la sensation de confinement sera relativement ponctuelle et ne vous accompagnera pas tout du long. Le jeu proposant à présent aussi des environnements plus ouverts (dont le hub du jeu, depuis lequel vous lancerez les différentes missions entre autres). Sans aller jusqu'à les qualifier de "monde ouvert" au sens vidéoludique du terme cela dit. Toute fois, vous aurez régulièrement le choix d'opter pour une approche frontale (et donc plus agressive mais aussi plus gourmande en munitions...), ou bien de la jouer plus discret et tenter d'éviter l'affrontement autant que possible (vous ne pourrez pas tous les éviter malheureusement). Différents chemins étant parfois possibles.


Rapidement on constate que, même en l’absence de Shinji Mikami à la réalisation (toujours producteur exécutif cela dit) The Evil Within 2 conserve et revendique plus que jamais son identité de survival/horror. Le titre ne cherche cependant pas à nous faire sursauter à chaque instant, il préfère à cela affuter son ambiance en jouant davantage sur sa narration et sa mise en scène. De quoi progressivement titiller votre palpitant et accentuer le coté anxiogène durant la progression du joueur.

Un choix efficace au regard du résultat proposé, même si sur la durée l’intérêt s'effrite légèrement, à cause aussi d'un bestiaire qui se renouvelle peu, de personnages secondaires souvent insipides, ou encore un scénario moins captivant que son prédécesseur. Le problème à ce niveau là de The Evil Within 2, c'est que l'on connait déjà les réponses. Pas toutes, certes, mais bien plus que dans le premier en tous cas, où nous naviguions à l'aveugle. Du coup, même si les effets sont pour la plupart efficaces et que certains affrontements de boss, ou certains passages également, ne manqueront pas de rester gravés dans vos mémoires, dans sa globalité, cette suite n’innove pas vraiment.


Quoiqu'il en soit, le jeu est indiscutablement servi par une direction artistique et une mise en scène toutes deux irréprochablement affutées. Les graphismes profitent pour leur part de la puissance d'une version boostée sur PS4 Pro (et sans aucun doute aussi sur Xbox One X à son lancement), avec un rendu qui flatte, parfois, mais sans néanmoins aller jusqu'à nous étourdir. De ce coté là The Evil Within 2 alterne le bon et le un peu moins bon, avec quelques résidus aussi du premier opus qui se font régulièrement sentir.

Coté gameplay, là encore les choses évoluent dans le bon sens, même si nos mouvements manquent encore de souplesses et de fluidité. Un choix délibéré j'imagine, mais qui au regard d'autres titres similaires pose néanmoins problème parfois. On constate aussi un système d'upgrade repensé et quelques nouveaux équipements bienvenus.

Je vous invité également à consulter notre article: les développeurs se confient sur les environnements de The Evil Within 2. Ou encore à visionner la bande annonce de lancement ci-dessous.

Notre avis:
On ne pourra pas dire de The Evil Within 2 qu'il cherche à réinventer un genre ou à s'affranchir de son prédécesseur. La recette est ici globalement la même, avec quelques ajustements, une ouverture du terrain de jeu et davantage de liberté pour le joueur, mais une ambiance similaire et un scénario tout aussi malsain (sans se montrer pour autant aussi captivant d'après moi). Le TPS anxiogène de Bethesda remplit néanmoins son contrat et devrait pour le coup convaincre les amateurs du premier, probablement déjà conquis d’avance j'imagine.
7.5/10

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