11 oct. 2019

[Review] Ghost Recon Breakpoint, le test PS4/XB1

Tom Clancy’s Ghost Recon Breakpoint est un jeu de tir militaire qui se déroule dans un monde ouvert mystérieux, hostile, aux multiples facettes, que vous pouvez jouer intégralement en solo ou en coopération jusqu’à 4 joueurs. Blessé, sans soutien, et traqué par d’anciens Ghosts, vous devez lutter pour survivre, perdu sur Auroa. Choisissez les bons alliés et décidez comment vaincre votre ennemi le plus redoutable : les Wolves...

Un peu plus de deux ans après la sortie de Ghost Recon : Wildlands (voir notre test de la version PS4), la licence d’Ubisoft nous revient avec un plus vaste terrain de jeu encore. Exit la Bolivie et ses narcotrafiquants (lieu choisi qui avait d’ailleurs généré quelques tensions avec les autorités locales), pour une île fictive cette fois, Auroa.

Si tout n’était pas parfait dans Wildlands, le jeu proposait quoiqu’il en soit un gameplay bien rodé, une ambiance maitrisée, et surtout un plaisir de jeu multijoueur indéniable. Logiquement, on ne pouvait donc s’attendre qu’à une copie encore meilleure pour la sortie de Breakpoint. Mais est-ce vraiment le cas ? C’est ce à quoi nous allons tenter de répondre dans notre test, effectué sur une console PS4 Pro au départ d’une version dématérialisée fournie par l’éditeur.

Globalement, les atouts restent les même. Un vaste terrain de jeu, des activités innombrables, un gameplay soigné, et un multijoueur coopératif plébiscité et efficace. Je rassure les joueurs solos, dont j’avoue faire aussi partie la plupart du temps, le mode Histoire, vaste et généreux, peut être parcouru intégralement seul, mais rendant alors certaines missions plus compliquées puisqu’il n’est pas ici possible, contrairement à Wildlands, de diriger des PNJ pour constituer une équipe de 4. On se retrouve totalement seul du début à la fin lors des missions. Si une connexion internet est obligatoire (pour vous connecter aux serveurs d’Ubisoft), un abonnement Playstation Plus (ou Xbox Live) n’est pas quant à lui requis dans ce cas. Par contre, si vous souhaitez bénéficier des fonctionnalités multi-joueurs et coopératives de Breakpoint, un abonnement sera dès lors nécessaire bien sûr.

Un vaste terrain de jeu...

La map de Ghost Recon Breakpoint est véritablement immense. Tout comme avec Wildlands, on peut ici la parcourir à pieds (chose vivement déconseillée) ou en empruntant l’un des nombreux moyens de locomotion mis à notre disposition (moto, 4x4, hélicoptère etc…). C’est clairement l’hélico qui sera le plus rapide, mais pas toujours le plus discret. Et vu les moyens dont disposes les forces rebelles sur place (parmi lesquels des drones de combat plutôt agressifs), ce sera à vous de juger de la meilleure solution au vue de la situation. A noter tout de même que la conduite de certains véhicules (comme les motos par exemple) se révèle être parfois étrange, voire même laborieuse… Mais le revers de la médaille de ce vaste terrain de jeu, c’est que finalement Breakpoint se montre bien moins luxuriant que l’était Wildlands. Les animaux se font ici plus rares, la végétation moins danse, la population locale quasi inexistante. Bref, moins de vie pour animer les lieus, même si on attestera de la présence d’environnements plus variés.


Coté scénario, Ghost Recon Breakpoint propose une intrigue convenue mais néanmoins accrocheuse, avec en fil conducteur la traque d’un membre devenu mercenaire et ayant rejoint les troupes ennemies. Tout débute par l’attaque d’un navire de l'US Navy, envoyé par le fond dans le Pacifique. Le gouvernement américain décide alors d'enquêter sur cet incident. Un commando est dès lors envoyé en hélicoptère pour survoler la fameuse île et très vite, notre groupe se retrouve décimé par une étrange menace, qui sera vite identifiée puisqu’il s’agit de drones de combat. On se retrouve donc "seul contre tous" (avec notre équipe en coopération ou seul dans le mode solo) sur une île perdue au milieu de nulle part et dont on ignore tout. De quoi installer un aspect survie (durant les premières heures de jeu du moins), d’autant plus ressentie en parcourant l’aventure en solo.

Une interface peu intuitive...

Le plus gros reproche que je ferai à Breakpoint, au-delà des critiques précitées, c’est sans aucun doute ses menus et son interface de navigation. Clairement, même après plusieurs heures passées sur le terrain, il faut encore chercher « où et comment », et cela est franchement très agaçant. Comment upgrader une arme, modifier un équipement, débloquer ou consulter des indices de missions, retrouver un marqueur sur la carte etc… Ceci est d’autant plus surprenant qu’en général les titres d’Ubisoft ne souffrent pas de ce genre de critiques. Le croisement entre certaines missions principales et secondaires n’aide pas non plus le joueur à s’appuyer sur une vraie cohérence là-dedans, et la progression du scénario, un peu brouillonne parfois, participe également à obscurcir sans doute les choses. Bref, soyez patients et indulgents, et normalement, vous devriez finir par y voir plus clair (ou pas).


Comparatif PS4/XB1 : Nous avons reçu de la part d'Ubisoft un code PS4 (version Gold) mais aussi un exemplaire (physique) Xbox One (accompagné du joli press kit du jeu, que je vous présentais sur Instragram, pour celles et ceux qui me suivent). J'ai donc pu comparer les deux versions, sur PS4 Pro et Xbox One X. Aucune des deux ne propose de 4K mais chacune affiche un rendu HDR venant rehausser la luminosité et les différents effets. Que ce soit au jeu des textures, des animations, de la fluidité, je n'ai rien constaté de probant qui pourrait sincèrement les départager. Difficile donc, honnêtement, de donner l'avantage à l'une plutot qu'à l'autre. Je dirais donc que ni les joueurs sur PS4 ni ceux jouant sur XB1 ne seront ici lésés.

Notre verdict:
Inspiré par son prédécesseur mais aussi par d’autres licences estampillées Ubi (comme The Division, clairement), Ghost Recon Breakpoint se montre généreux, mais à force peut-être aussi un peu brouillon par moments, et du coup se perd parfois dans des « complications » inutiles. Certains choix moins judicieux donne aussi parfois le sentiment que Breakpoint fait moins bien que Wildlands, comme un solo bien plus fade à cause de la disparition du coté tactique, puisque sans appuie de PNJ cette fois. L’IA se montre encore et toujours perfectible, surtout si vous la jouez petits bras sur la difficulté (modulable), sans compter que le jeu souffre aussi de quelques bugs, occasionnellement pouvant même être gênants. Je n’aborderai pas le sujet des micro-transactions, et laisserai ce débat à ceux qui le souhaitent. Pour ma part, je n’ai jamais jugé mauvais le fait qu’un joueur qui paie bénéficie d’aides ou d’avantages in-game, même si cela n’est pas très équitable. Enfin, visuellement le jeu affiche un rendu plaisant sur PS4 Pro (HDR mais pas 4K), et on saluera au passage le casting (avec la présence de l’acteur Jon Bernthal), ainsi que le doublage (VO ou VF) soigné. Au final Breakpoint se révèle être une aventure plaisante mais pas mémorable, taillée pour la coop bien plus que pour le solo, le tout sur une map énorme et aux environnements variés.
7.5/10

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